Le fisc français bientÃīt informÃĐ des biens immobiliers dÃĐtenus à lâÃĐtranger : une nouvelle ÃĻre de transparence fiscale
Dans un contexte de renforcement global de la lutte contre lâÃĐvasion fiscale, un accord majeur vient dâÊtre signÃĐ dans le cadre de lâOCDE. Celui-ci prÃĐvoit la mise en place dâun ÃĐchange automatique dâinformations sur les biens immobiliers dÃĐtenus à lâÃĐtranger par les contribuables. AprÃĻs les comptes bancaires, câest dÃĐsormais le patrimoine immobilier international qui va entrer dans le champ de la coopÃĐration fiscale entre Ãtats
Biens immobiliers dÃĐtenus à lâÃĐtranger, quâils soient dÃĐtenus en nom propre ou via une sociÃĐtÃĐ ;
Revenus gÃĐnÃĐrÃĐs : loyers, plus-values, locations saisonniÃĻres, etc. ;
Droits de propriÃĐtÃĐ : pleine propriÃĐtÃĐ, usufruit, indivision, dÃĐtention indirecte.
Ces donnÃĐes seront transmises mÊme si le contribuable ne les a jamais dÃĐclarÃĐes en France.
Une extension logique du dispositif bancaire :
Depuis 2017, les administrations fiscales sâÃĐchangent dÃĐjà automatiquement les donnÃĐes concernant les comptes bancaires dÃĐtenus à lâÃĐtranger.
Ce mÃĐcanisme, extrÊmement efficace, a permis de rÃĐduire significativement les comportements dâopacitÃĐ. LâOCDE applique dÃĐsormais le mÊme principe aux actifs non financiers, en premier lieu lâimmobilier, secteur particuliÃĻrement utilisÃĐ par certains contribuables pour dissimuler une partie de leur patrimoine.
Quels impacts pour les contribuables ?
✔ Plus aucune possibilitÃĐ de dissimulation immobiliÃĻre :
Les biens ÃĐtrangers doivent Être dÃĐclarÃĐs :
Dans la dÃĐclaration annuelle des revenus (notamment les revenus fonciers),
Dans la dÃĐclaration IFI, lorsque le seuil est atteint,
Lors des cessions avec imposition des plus-values.
✔ Renforcement des contrÃīles et risques accrus : En cas dâomission, les contribuables sâexposent à :
Redressements,
IntÃĐrÊts de retard,
PÃĐnalitÃĐs pouvant atteindre 80 % en cas de manÅuvres frauduleuses.
✔ Une sÃĐcurisation pour les contribuables en conformitÃĐ :
Pour ceux qui dÃĐclarent dÃĐjà correctement leurs biens et leurs revenus, ce dispositif apporte une sÃĐcuritÃĐ juridique accrue et limite les litiges.
Un mouvement mondial vers plus de transparence :
GrÃĒce à ce nouvel accord, lâOCDE renforce encore lâarsenal international contre lâÃĐvasion fiscale. De nombreux Ãtats devraient rejoindre lâinitiative, crÃĐant ainsi un ÃĐcosystÃĻme de transparence globale autour de la propriÃĐtÃĐ immobiliÃĻre. Ce dispositif marque une ÃĐtape importante vers une harmonisation des pratiques fiscales, limitant les zones dâombre et favorisant une fiscalitÃĐ plus ÃĐquitable
à retenir :
Le fisc français aura bientÃīt une vision complÃĻte des biens immobiliers dÃĐtenus à lâÃĐtranger.
Les revenus gÃĐnÃĐrÃĐs par ces biens seront automatiquement communiquÃĐs.
Les contribuables doivent sâassurer de la bonne conformitÃĐ de leurs dÃĐclarations pour ÃĐviter les risques.
Principale disposition de la Circulaire n°3/2025 de lâOffice des changes concernant la RÃĐalisation dâopÃĐrations de change de devises par cartes bancaires internationales (05/12/2025)
Contexte rÃĐglementaire :
Les opÃĐrateurs agrÃĐÃĐs par lâOffice des Changes pour lâactivitÃĐ de change manuel sont autorisÃĐs à acheter des devises (billets de banque) auprÃĻs de la clientÃĻle et à remettre en contrepartie des dirhams, soit :
En billets,
Soit par chÃĻque tirÃĐ sur leur compte bancaire.
Nouvelle mesure : Achat de devises par cartes bancaires internationales :
La circulaire autorise dÃĐsormais les opÃĐrateurs de change à :
RÃĐaliser des opÃĐrations dâachat de devises via cartes bancaires internationales,
En utilisant des Terminaux de Paiement Ãlectronique (TPE).
Mise à disposition de cartes chargÃĐes en dirhams :
Les opÃĐrateurs peuvent ÃĐgalement :
Fournir à la clientÃĻle des cartes de paiement prÃĐchargÃĐes en dirhams,
En contrepartie des devises achetÃĐes.
Obligation de convention formalisÃĐe :
La dÃĐlivrance de ces cartes nÃĐcessite :
Une convention de tierce introduction entre :
-LâopÃĐrateur de change,
-Et la banque / ÃĐtablissement de paiement.
ConformitÃĐ avec la Recommandation 17 du GAFI (ÂŦ Recours à des tiers Âŧ) imposant des mesures adaptÃĐes de vigilance:
ConformitÃĐ LBC-FT :
Ces nouvelles opÃĐrations doivent Être rÃĐalisÃĐes dans le respect strict des rÃĻgles de :
Lutte contre le Blanchiment de Capitaux,
Lutte contre le Financement du Terrorisme (LBC-FT),
Alerte â Obligations lÃĐgales sur les dÃĐlais de paiement pour les entreprises dÃĐpassant 2.000.000 DHS de CA (Loi 69-21) â AnnÃĐe 2026-
Champ dâapplication :
Sont concernÃĐes toutes les entreprises commerciales rÃĐalisant un chiffre dâaffaires annuel HT supÃĐrieur à 2 000 000 DHS.
Obligations selon le chiffre dâaffaires :
CA âĨ 50 000 000 DHS
DÃĐclaration trimestrielle obligatoire.Visa obligatoire du Commissaire aux comptes.
10 000 000 DHS< CA < 50 000 000 DHS
DÃĐclaration trimestrielle (rÃĐgime normal).Visa expert-comptable ou comptable agrÃĐÃĐ.
2 000 000 DHS âĪ CA âĪ 10 000 000 DHS
Assujetties depuis 01/01/2025.DÃĐclaration annuelle unique pour lâexercice 2025 (A dÃĐposer avant le 1erAvril 2026).Ã partir de 2026 : dÃĐclaration trimestrielle comme toutes les entreprises du champ.
CA < 2 000 000 DHS
Non concernÃĐes par la dÃĐclaration.
Rythme et dates de dÃĐclaration (Ã partir de Janvier 2026) :
T1 : Avant 30 avril N
T2 : Avant 31 juillet N
T3 : Avant 31 octobre N
T4 : Avant 30 janvier N+1
RÃĻgles de paiement :
DÃĐlai lÃĐgal : 60 jours (120 jours si accord contractuel).
Point de dÃĐpart : date dâÃĐmission de la facture (autres cas prÃĐvus par la loi).
DÃĐclaration obligatoire mÊme en cas dâabsence dâimpayÃĐs.
PÃĐnalitÃĐs en cas de retard :
Taux directeur BAM aprÃĻs 1 mois de retard.
+ 0.85% par mois ou fraction de mois sur le montant TTC.
On December 2, 2025, the Administrative Court of Rabat issued a final judgment in case no regarding the appeal filed against the residential tax and communal services tax assessments.
Court Decision
The Court:
cancelled the disputed tax assessments for the years 2011â2024;
declared the right of the public accountant to recover taxes for 2011â2021time-barred;
and ordered the application of all resulting legal consequences.
Legal Basis
The ruling is based on the nullity of the tax assessment procedure due to:
the failure to convene the Census Commission,
which constitutes a mandatory and essential step prior to establishing the tax base.
Impact of the Decision
This unprecedented decision, both in its reasoning and scope, may have a significant impact on the financial revenues of local authorities.
Role of the Census Commission (Article 149 â Law 47-06)
The Tax Census Commission â also known as the Local Commission for Tax Census and Assessment â is responsible for:
identifying and updating the tax base,
evaluating rental or property value,
overseeing tax audit opÃĐrations,
ensuring coordination between the municipality and the tax administration.
This commission is a key mechanism for ensuring tax fairness and improving local revenues.
Jugement du Tribunal Administratif de Rabat â Taxes dâHabitation et de Services Communaux (02/12/2025)
Le Tribunal administratif de Rabat a rendu, le 2 dÃĐcembre 2025, un jugement dÃĐfinitif dans une affaire relative au recours introduit contre les impositions au titre de la taxe dâhabitation et de la taxe de services communaux.
DÃĐcision du Tribunal :
La juridiction a :
AnnulÃĐ les impositions contestÃĐes pour les annÃĐes 2011 Ã 2024 ;
DÃĐclarÃĐ prescrit le droit de recouvrement du comptable public pour les annÃĐes 2011 Ã 2021,
Avec toutes les consÃĐquences juridiques qui en dÃĐcoulent.
Fondement du Jugement :
Le Tribunal a retenu la nullitÃĐ de la procÃĐdure dâÃĐmission des taxes en raison de :
La non-tenue de la Commission de recensement,
Etape prÃĐalable obligatoire et substantielle pour lâÃĐtablissement de lâassiette fiscale.
PortÃĐe de la DÃĐcision :
Cette dÃĐcision, inÃĐdite tant par son fondement que par sa portÃĐe, pourrait avoir un impact significatif sur les recettes des collectivitÃĐs territoriales.
RÃīle de la Commission de Recensement (Article 149 â Loi 47-06)Â :
La Commission de recensement fiscal â ÃĐgalement appelÃĐe commission locale de recensement et dâÃĐvaluation fiscale â est chargÃĐe notamment de :
Recenser et mettre à jour lâassiette fiscale,
Evaluer la valeur locative ou immobiliÃĻre,
ContrÃīler les opÃĐrations de vÃĐrification fiscale,
Assurer la coordination entre la commune et lâadministration fiscale.
Elle constitue un ÃĐlÃĐment essentiel pour garantir lâÃĐquitÃĐ fiscale et optimiser les ressources locales.
SiÃĻge social non mis à jour : la notification reste valable
ArrÊt n°115 du 10 fÃĐvrier 2022 â Dossier commercial n°1344/3/2/2019
La Cour de cassation a rendu une dÃĐcision importante concernant la rÃĐgularitÃĐ des notifications adressÃĐes aux sociÃĐtÃĐs ayant changÃĐ dâadresse sans mettre à jour leur inscription au Registre de commerce.
Dans son arrÊt n°115 du 10 fÃĐvrier 2022, la Haute juridiction confirme un principe fondamental : – La notification envoyÃĐe au siÃĻge social dÃĐclarÃĐ au Registre de commerce est pleinement valide, mÊme si la sociÃĐtÃĐ ne sây trouve plus, dÃĻs lors que les formalitÃĐs lÃĐgales de signification ont ÃĐtÃĐ respectÃĐes.
Ce que dit la Cour
La Cour constate que la sociÃĐtÃĐ concernÃĐe avait quittÃĐ son siÃĻge sans modifier son enregistrement au RC. MalgrÃĐ cette absence de mise à jour, les mesures de notification entreprises ÃĐtaient conformes aux dispositions de lâarticle 39 du Code de procÃĐdure civile :
lâhuissier sâest prÃĐsentÃĐ Ã lâadresse officielle figurant au RC ;
un courrier recommandÃĐ avec accusÃĐ de rÃĐception a ÃĐtÃĐ envoyÃĐ ;
lâimpossibilitÃĐ de notifier a entraÃŪnÃĐ la dÃĐsignation dâun curateur, chargÃĐ dâeffectuer les recherches administratives obligatoires.
La Cour considÃĻre que toutes les diligences prÃĐvues par la loi ont ÃĐtÃĐ accomplies, rendant la notification rÃĐguliÃĻre.
⚠️ Un principe clair : nul ne peut se prÃĐvaloir de sa propre nÃĐgligence.
En ne dÃĐclarant pas son changement de siÃĻge social, la sociÃĐtÃĐ a crÃĐÃĐ elle-mÊme la situation de non-rÃĐception. Pour la Cour, elle ne peut donc pas sâen servir pour contester la validitÃĐ de la procÃĐdure.
– Lâentreprise ne peut invoquer sa propre faute pour ÃĐcarter une notification conforme au droit.
– Une dÃĐcision dans un contexte dâÃĐvolution lÃĐgislative :
Le projet de rÃĐforme du Code de procÃĐdure civile prÃĐvoit la suppression du curateur, une mesure destinÃĐe à :
accÃĐlÃĐrer les procÃĐdures,
simplifier les formalitÃĐs,
rÃĐduire les manÅuvres dilatoires,
renforcer la responsabilitÃĐ des entreprises dans la tenue à jour de leurs informations lÃĐgales.
Cette jurisprudence sâinscrit donc dans une dynamique plus globale de rationalisation des ÃĐchanges judiciaires.
– Ã retenir absolument
La mise à jour du siÃĻge social au Registre de commerce est une obligation lÃĐgale.
Une notification envoyÃĐe à l’adresse dÃĐclarÃĐe reste valide, mÊme si la sociÃĐtÃĐ a dÃĐmÃĐnagÃĐ sans le dÃĐclarer.
Le respect par lâhuissier des dÃĐmarches prÃĐvues par lâarticle 39 suffit à rendre la signification rÃĐguliÃĻre.
Une sociÃĐtÃĐ ne peut bloquer une procÃĐdure en raison de sa propre omission.
FiscalitÃĐ des holdings : lâexonÃĐration des dividendes exclut lâapplication du minimum dâimposition (Cass. Adm. 2017) – RÃĐf : 35592
Question :
Est-ce que les dividendes reçus des filiales rentrent dans la base de calcul de la cotisation minimale chez la holding, au-delà des 36 mois dâexonÃĐration, prÃĐvue par lâarticle 144 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts ?
Position de la DGI (2020) :
Au sens de lâarticle 144-I-A la cotisation minimale est un minimum dâimposition que les contribuables soumis à lâimpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs sont tenus de verser, mÊme en lâabsence de bÃĐnÃĐfice. Le montant de lâimpÃīt dÃŧ par les sociÃĐtÃĐs, ne peut Être infÃĐrieur, pour chaque exercice, quel que soit le rÃĐsultat fiscal de la sociÃĐtÃĐ concernÃĐe, à une cotisation minimale. Les sociÃĐtÃĐs holding sont des sociÃĐtÃĐs imposables en matiÃĻre dâI.S au sens de lâarticle 2 du CGI. Or lâarticle 144-I-C relatif à lâexonÃĐration en matiÃĻre de cotisation minimale ne prÃĐvoit aucune dÃĐrogation expresse excluant ces sociÃĐtÃĐs du champ dâapplication de la cotisation minimale.
Position de la Cour de cassation (le 19/10/2017- N°761/2) :
La Cour de cassation a censurÃĐ lâarrÊt de la Cour dâappel administrative de Rabat qui avait validÃĐ lâimposition au minimum de cotisation fiscale à lâimpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs dâune sociÃĐtÃĐ holding percevant des dividendes de filiales. La sociÃĐtÃĐ contestait cette imposition en invoquant lâexonÃĐration permanente de lâimpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs prÃĐvue par lâarticle 6-I-C-1 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts pour les revenus de participation. Lâadministration fiscale estimait que cette exonÃĐration ne sâappliquait pas au minimum dâimposition rÃĐgi par lâarticle 144 du mÊme code.
La Cour de cassation a jugÃĐ que lâexonÃĐration des revenus de participation, sous les conditions de lâarticle 6-I-C-1 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts, est totale et sâÃĐtend à lâimpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs lui-mÊme, et non seulement à la retenue à la source. Par consÃĐquent, ces revenus exonÃĐrÃĐs ne sauraient Être inclus dans lâassiette du minimum dâimposition, lequel ne concerne que les ÃĐlÃĐments imposables. La Cour a conclu que la Cour dâappel avait commis une erreur de droit en limitant la portÃĐe de lâexonÃĐration au seul mÃĐcanisme de la retenue à la source, ce qui constituait un dÃĐfaut de motivation. LâarrÊt a ÃĐtÃĐ cassÃĐ et lâaffaire renvoyÃĐe.
ImpÃīt sur les bÃĐnÃĐfices professionnels : la plus-value rÃĐsultant de la donation dâun fonds de commerce est hors champ dâapplication (Cass. Adm. 2002) – RÃĐf : 18641
Question :
Est-ce que la donation dâun fonds de commerce entre ascendant et descendant est soumise à lâIR professionnel ?
RÃĐponse DGI :
Dans sa rÃĐponse du 10/06/2006, la DGI considÃĻre que le transfert de la propriÃĐtÃĐ dâun fonds de commerce entre ascendant et descendant est une opÃĐration soumise à lâimpÃīt sur le revenu (IR) professionnel selon les dispositions du CGI.
Position de la Cour de cassation :
Cette position de la DGIa ÃĐtÃĐ dÃĐjà rejetÃĐe par la Cour de cassation dans son ArrÊt N°673 du 27/06/2002.
Le rÃĐsumÃĐ de lâarrÊt est prÃĐsentÃĐ ci-dessous :
La plus-value latente constatÃĐe lors de la transmission dâun fonds de commerce par donation (hiba) nâentre pas dans le champ de lâimpÃīt sur les bÃĐnÃĐfices professionnels.
Confirmant la nullitÃĐ dâun redressement fiscal, la Cour SuprÊme ÃĐcarte une interprÃĐtation extensive de lâarticle 6 du Dahir du 31 dÃĐcembre 1950. Elle juge que si ce texte soumet à lâimpÃīt les ÂŦ ventes et cessions Âŧ, son application demeure strictement cantonnÃĐe aux opÃĐrations prÃĐsentant un caractÃĻre spÃĐculatif.
Or, la donation, en tant quâacte à titre gratuit, est par dÃĐfinition dÃĐpourvue de toute contrepartie financiÃĻre et de toute intention spÃĐculative. Le donateur ne rÃĐalisant aucun profit, la condition dâimposition fait dÃĐfaut, ce qui justifie lâannulation de la taxation initialement fondÃĐe sur une assimilation de la libÃĐralitÃĐ Ã une cession à titre onÃĐreux.
Questions/RÃĐponses DGI sur l’apport des titres de capital à une sociÃĐtÃĐ Holding au Maroc
Objet : Application des dispositions de l’article 161 ter relatif au rÃĐgime incitatif applicable aux opÃĐrations d’apport du patrimoine et aux opÃĐrations d’apport des titres de capital à une sociÃĐtÃĐ Holding. RÃĐfÃĐrence : Votre courrier en date du 28 fÃĐvrier 2020.
Par correspondance citÃĐe en rÃĐfÃĐrence, vous avez bien voulu porter à la connaissance de la Direction GÃĐnÃĐrale des ImpÃīts (DGI) qu’un collectif d’experts comptables et de comptables agrÃĐÃĐs du Sud a ÃĐtudiÃĐ avec intÃĐrÊt les nouvelles dispositions de l’article 161 ter III, insÃĐrÃĐ dans le Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts, modifiÃĐ par la loi de finances 2020, ainsi libellÃĐ :
ÂŦ III-A- Par dÃĐrogation aux dispositions de l’article 67-II ci-dessus, les personnes physiques qui procÃĻdent à l’apport de l’ensemble des titres de capital qu’ils dÃĐtiennent dans une ou plusieurs sociÃĐtÃĐs à une sociÃĐtÃĐ holding rÃĐsidente soumise à l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs, ne sont pas imposables au titre de la plus-value nette rÃĐalisÃĐe suite audit apport, sous rÃĐserve du respect des conditions suivantes : … Âŧ
Toutefois, vous faites remarquer que dans le but de conseiller utilement sa clientÃĻle et de la faire bÃĐnÃĐficier des nouvelles dispositions de l’article 161 ter III, ce collectif souhaiterait que la DGI apporte des ÃĐclaircissements sur certains points prÃĐcis.
Vous prÃĐcisez à cet effet que l’apport de l’ensemble des titres de capital emporte l’augmentation du capital social de la holding, à due concurrence et que l’apport des titres de capital fait à la sociÃĐtÃĐ holding lors de sa constitution bÃĐnÃĐficie de l’exonÃĐration des droits d’enregistrement et de timbre.
à cet ÃĐgard, vous demandez si l’apport des titres de capital à une sociÃĐtÃĐ holding dÃĐjà crÃĐÃĐe bÃĐnÃĐficie-t-elle de l’exonÃĐration des droits d’enregistrement et de timbre.
Par ailleurs, vous avancez que la personne physique a fait apport à la sociÃĐtÃĐ holding de ses titres de capital dans une ou plusieurs sociÃĐtÃĐs et bÃĐnÃĐficie des avantages ÃĐdictÃĐs par l’article 161 ter III.
Vous demandez ÃĐgalement à savoir le traitement fiscal pour l’apporteur qui cÃĐdera, par voie de donation aumÃīniÃĻre, à ses ascendants ou descendants, les titres reçus de la holding, en rÃĐmunÃĐration de son apport.
– L’apporteur est-il exonÃĐrÃĐ de la plus-value, ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre
– La cession par donation contrevient – elle aux dispositions prÃĐvues par l’article 161 ter III ci-dessus et elle ce qu’elle est synonyme de non-respect des dispositions de la loi.
Enfin vous soulignez que les titres de capital apportÃĐs doivent Être ÃĐvaluÃĐs par un commissaire aux apports choisi parmi les personnes habilitÃĐes à exercer les fonctions de commissaire aux comptes.
à cet effet vous soulevez les interrogations suivantes :
1- Les apporteurs et la sociÃĐtÃĐ bÃĐnÃĐficiaire de l’apport peuvent-ils, en cas de dÃĐsaccord avec le commissaire aux apports sur l’ÃĐvaluation donnÃĐe par ce dernier, en plus ou en moins, bÃĐnÃĐficier des avantages prÃĐvus par la loi ?
2- Dans un tel cas, la plus-value à calculer ultÃĐrieurement prendra-t-elle en considÃĐration la valeur arrÊtÃĐe par le commissaire aux apports ou bien celle ÃĐtablie par les apporteurs et la holding bÃĐnÃĐficiaire de l’apport ?
Enfin vous demandez à savoir si les dividendes reçus des filiales rentrent-ils dans la base de calcul de la cotisation minimale chez la holding, au-delà des 36 mois d’exonÃĐration, prÃĐvue par l’article 144 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts
En rÃĐponse , j’ai l’honneur de vous faire parvenir en tableau annexe les clarifications formant avis de la DGI :
Une sociÃĐtÃĐ holding dÃĐjà crÃĐÃĐe bÃĐnÃĐficie-t-elle de l’exonÃĐration des droits d’enregistrement et de timbre
L’apport par un associÃĐ des titres dÃĐtenus dans une sociÃĐtÃĐ commercial, à une sociÃĐtÃĐ holding constitue un apport en nature. or, selon l’article 129-IV-23 (2ÃĐme alinÃĐa), bÃĐnÃĐficient de l’exonÃĐration en matiÃĻre des droits d’enregistrement , uniquement les actes de constitution de capital des sociÃĐtÃĐs ou des groupement d’intÃĐrÊt ÃĐconomique rÃĐalisÃĐs par apports en nature à titre pur et simple.
L’apporteur est-il exonÃĐrÃĐ de la plus-value ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre
– En matiÃĻre dâimpÃīt sur le revenu : les personnes physiques qui procÃĻdent à une opÃĐration dâapport de lâensemble des titres de capital quâils dÃĐtiennent dans une ou plusieurs sociÃĐtÃĐs à une sociÃĐtÃĐ holding rÃĐsidente soumise à lâI.S., ne sont pas soumises à lâI.R au titre de la plus-value nette rÃĐalisÃĐe suite à ladite opÃĐration dâapport. – En matiÃĻre droits d’enregistrement : Sont exonÃĐrÃĐes, les cessions à titre onÃĐreux ou gratuit, de parts dans les groupements dâintÃĐrÊt ÃĐconomique, dâactions ou de parts sociales dans les sociÃĐtÃĐs autres que celles visÃĐes aux articles 3-3° et 61-II du CGI. Par dÃĐrogation aux dispositions visÃĐes ci-dessus, est soumise au droit de mutation à titre onÃĐreux, selon la nature des biens concernÃĐs, la cession par un associÃĐ qui a apportÃĐ des biens en nature à un groupement dâintÃĐrÊt ÃĐconomique ou à une sociÃĐtÃĐ, des parts ou actions reprÃĐsentatives des biens prÃĐcitÃĐs dans le dÃĐlai de quatre (4) annÃĐes à compter de la date de lâapport desdits biens.
La cession par donation contrevient elle aux dispositions prÃĐvues par l’article 161 ter III ci-dessus et elle ce quâelle est synonyme de non-respect des dispositions de la loi
En cas de cession totale ou partielle ultÃĐrieure des titres apportÃĐs à la sociÃĐtÃĐ holding, la personne physique ayant procÃĐdÃĐ Ã lâapport de lâensemble de ses titres de capital doit payer lâI.R au titre de la plus-value nette rÃĐsultant de lâopÃĐration dâapport, dans la proportion des titres cÃĐdÃĐs. Au sens de lâarticle 67-II, la donation est considÃĐrÃĐe fiscalement comme une cession à titre gratuit.
Les apporteurs et la sociÃĐtÃĐ bÃĐnÃĐficiaire de l’apport peuvent-ils, en cas de dÃĐsaccord avec le commissaire aux apports sur l’ÃĐvaluation donnÃĐe par ce dernier, en plus ou en moins, bÃĐnÃĐficier des avantages prÃĐvus par la loi
les titres de capital apportÃĐs doivent Être ÃĐvaluÃĐs par un commissaire aux apports choisi parmi les personnes habilitÃĐes à exercer les fonctions de commissaire aux comptes. Cette ÃĐvaluation est considÃĐrÃĐe lÃĐgalement comme une condition nÃĐcessaire pour lâoctroi de lâexonÃĐration de la plus-value dâapport.
Dans un tel cas, la plus-value à calculer ultÃĐrieurement prendrait-elle en considÃĐration la valeur arrÊtÃĐe par le commissaire aux apports ou bien celle ÃĐtablie par les apporteurs et la holding bÃĐnÃĐficiaire de lâapport
La situation fiscale de lâapporteur est rÃĐgularisÃĐe au titre de la plus-value nette rÃĐalisÃĐe suite à lâopÃĐration de lâapport dÃĐterminÃĐe par la diffÃĐrence entre le prix dâacquisition desdits titres et leur valeur au moment de lâapport, arrÊtÃĐe par le commissaire aux apports du fait que câest cette valeur qui est lÃĐgalement prise en considÃĐration.
Les dividendes reçus des filiales rentrent-ils dans la base de calcul de la cotisation minimale chez la holding, au-delà des 36 mois dâexonÃĐration, prÃĐvue par lâarticle 144 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts.
Au sens de lâarticle 144-I-A la cotisation minimale est un minimum dâimposition que les contribuables soumis à lâimpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs sont tenus de verser, mÊme en lâabsence de bÃĐnÃĐfice. Le montant de lâimpÃīt dÃŧ par les sociÃĐtÃĐs, ne peut Être infÃĐrieur, pour chaque exercice, quel que soit le rÃĐsultat fiscal de la sociÃĐtÃĐ concernÃĐe, à une cotisation minimale. Les sociÃĐtÃĐs holding sont des sociÃĐtÃĐs imposables en matiÃĻre dâI.S au sens de lâarticle 2 du CGI. Or lâarticle 144-I-C relatif à lâexonÃĐration en matiÃĻre de cotisation minimale ne prÃĐvoit aucune dÃĐrogation expresse excluant ces sociÃĐtÃĐs du champ dâapplication de la cotisation minimale.
Bonjour Cabinet EL HOUSSNY-CHY- je suis intÃĐressÃĐ(e) par vos services et je souhaite prendre un rendez-vous pour discuter de mon projet. En quelques mots, il s'agit de :