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Category: Finance

Guide pratique : Évaluation du Fonds de Commerce

L'évaluation du fonds de commerce est l'une des missions les plus complexes et les plus stratégiques en expertise comptable. Elle mobilise à la fois une maîtrise des méthodes d'évaluation reconnues, une connaissance approfondie du tissu économique local et un jugement professionnel affûté.

Ce guide pratique, rédigé par les experts du Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY, est conçu comme un outil de référence destiné aux dirigeants d'entreprises, investisseurs, avocats d'affaires, notaires et professionnels du chiffre. Il synthétise les meilleures pratiques en matière d'évaluation de fonds de commerce, adaptées au contexte marocain.

💡 Pourquoi évaluer son fonds de commerce ?

Une évaluation rigoureuse permet de :

  • Sécuriser une transaction de cession ou d'acquisition
  • Optimiser la négociation du prix de vente
  • Satisfaire aux exigences des établissements bancaires
  • Résoudre des situations de litige entre associés
  • Planifier une restructuration ou une transmission d'entreprise

1. Qu'est-ce qu'un Fonds de Commerce ?

1.1 Définition juridique et comptable

Le fonds de commerce est une universalité de fait regroupant l'ensemble des éléments corporels et incorporels affectés à l'exploitation d'une activité commerciale ou artisanale. Il constitue, en droit marocain comme en droit français, un actif économique à part entière, cessible, apportable et évaluable.

📖 Définition de référence

« L'ensemble des droits et valeurs au moyen desquels s'exerce un négoce ou une industrie. Il est composé de divers éléments dont la réunion, sous une direction unique, crée la valeur du fonds. »

Doctrine juridique et comptable consolidée (France/Maroc)

1.2 Composition du fonds de commerce

Le fonds de commerce se compose de deux grandes catégories d'éléments :

🏢 Éléments Incorporels 🔧 Éléments Corporels
Clientèle et achalandageMatériel et outillage
Droit au bailMobilier commercial
Nom commercial et enseigneAgencements et installations
Licences et autorisationsVéhicules affectés à l'exploitation
Brevets, marques, dessins industrielsInformatique et équipements
Droits de propriété intellectuelleStock (exclu du fonds)
⚠️ Important : Éléments exclus du fonds de commerce

Le stock de marchandises et les créances clients ne font pas partie du fonds de commerce. Ils font l'objet d'une valorisation séparée dans le cadre d'une cession.

1.3 Contextes d'évaluation

L'évaluation du fonds de commerce est requise dans de nombreuses circonstances :

  • Cession ou acquisition du fonds (transaction commerciale)
  • Apport à une société (PP vers PM, fusion, scission)
  • Dossier de crédit ou nantissement auprès d'établissements financiers
  • Litige entre associés ou contentieux judiciaire
  • Éviction du locataire — indemnité d'éviction
  • Déclarations fiscales et succession
  • Restructuration d'entreprise ou transmission familiale

2. Principes Fondamentaux de l'Évaluation

2.1 Les sources documentaires indispensables

Toute évaluation professionnelle du fonds de commerce repose sur une collecte rigoureuse de documents. Le Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY préconise la revue des éléments suivants :

Documents Comptables Documents Juridiques Informations de Terrain
Bilans et CPC sur 3 à 5 ansBail commercialEmplacement géographique
ESG / États de SynthèseStatuts et K-bisZone de chalandise
Balances détailléesLicences & autorisationsÉtude de concurrence
Déclarations fiscales (IS/IR)Contrats fournisseurs clésTendances du secteur
Tableaux de trésorerieMarques et brevetsConjoncture économique

2.2 Période de référence retenue

Par convention professionnelle, l'évaluation porte sur les 3 à 5 derniers exercices comptables clos. Cette période permet de lisser les effets conjoncturels et d'obtenir une vision représentative de la performance réelle du fonds.

📌 Règle pratique — Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY — Pondération des exercices
  • Exercice N-1 : pondération 50%
  • Exercice N-2 : pondération 30%
  • Exercice N-3 : pondération 20%

Cette pondération peut être adaptée selon la tendance d'évolution du chiffre d'affaires.

2.3 Le jugement professionnel : pilier de toute évaluation

Aucune méthode n'est universelle. L'expert évaluateur doit exercer son jugement professionnel à chaque étape, en tenant compte :

  • De la conjoncture économique nationale et locale
  • Des caractéristiques spécifiques du fonds (emplacement, clientèle, notoriété)
  • De la dépendance du fonds à la personnalité du dirigeant
  • Des conditions du bail commercial
  • De la dynamique sectorielle et concurrentielle

3. La Méthode des Barèmes Professionnels (CA)

3.1 Principe de la méthode

La méthode d'évaluation par le chiffre d'affaires (CA) est la plus répandue dans la pratique marocaine et française. Elle consiste à appliquer un coefficient sectoriel au chiffre d'affaires moyen constaté sur la période de référence.

🔢 Formule de calcul

Valeur du Fonds = CA TTC moyen (3-5 ans) × Coefficient sectoriel

Le coefficient sectoriel est exprimé en pourcentage (%) du CA TTC annuel.

Exemple : Pour un commerce de détail alimentaire, le barème varie typiquement de 60% à 100% du CA TTC.

3.2 Analyse préalable du chiffre d'affaires

Avant d'appliquer un barème, une analyse critique du CA s'impose. L'expert doit vérifier :

  • La cohérence du CA avec les déclarations fiscales (TVA, IS/IR)
  • L'évolution du CA sur 3 à 5 ans (tendance haussière, stagnation, déclin)
  • La composition du CA (produits, services, géographie, saisonnalité)
  • L'impact de la stratégie commerciale sur le CA (promotion, fidélisation)
  • L'existence d'éléments exceptionnels (chantiers ponctuels, pandémie, etc.)

3.3 Les barèmes sectoriels au Maroc

En France, l'administration fiscale publie des barèmes de référence. Au Maroc, l'accès à des barèmes officiels demeure limité. Les praticiens s'appuient sur les barèmes français adaptés au contexte local, les transactions comparables de marché, les recommandations de l'Ordre des Experts-Comptables, et les données sectorielles de Bank Al-Maghrib et du HCP.

Secteur d'Activité Barème Min (% CA TTC) Barème Max (% CA TTC)
Commerce alimentaire de détail60%100%
Boulangerie – Pâtisserie70%100%
Café – Restaurant40%80%
Pharmacie50%100%
Coiffure – Esthétique40%80%
Habillement – Mode30%70%
Auto-école60%100%
Activités libérales (médecin, etc.)50%100%
Commerce B2B / Négoce20%50%
Hôtellerie40%80%

Ces barèmes sont donnés à titre indicatif et doivent être ajustés selon les critères qualitatifs propres à chaque fonds.

3.4 Critères d'ajustement du barème

Le coefficient retenu évolue en fonction de la qualité du fonds. Le tableau suivant synthétise les principaux facteurs d'ajustement :

Facteur favorable → Barème élevé Facteur défavorable → Barème bas
Emplacement premium (zone à fort trafic)Emplacement secondaire, faible visibilité
Clientèle fidèle et diversifiéeClientèle concentrée ou liée au dirigeant
Bail longue durée, loyer maîtriséBail précaire ou loyer élevé
Notoriété forte, marque reconnueFonds récent, image peu établie
CA en croissance constanteCA stagnant ou en déclin
Secteur porteur et dynamiqueSecteur en difficulté ou concurrencé
Dépendance faible au dirigeantFonds très dépendant du gérant

4. La Méthode par la Rentabilité (EBE)

4.1 Définition et calcul de l'EBE

L'Excédent Brut d'Exploitation (EBE) mesure la richesse générée par l'exploitation du fonds, indépendamment de la politique financière, fiscale et des amortissements. C'est l'indicateur de performance économique réelle par excellence.

📊 Calcul de l'EBE — Cascade de l'ESG

Marge Brute sur Ventes en l'État

+ Production de l'Exercice

− Consommations de l'Exercice (achats + autres charges externes)

= VALEUR AJOUTÉE

+ Subventions d'exploitation

− Impôts et taxes

− Charges de personnel (hors rémunération du dirigeant)

= EXCÉDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE)

4.2 Retraitement de la rémunération du dirigeant

Point crucial : la rémunération du chef d'entreprise ne doit pas être incluse dans les charges de personnel pour le calcul de l'EBE d'évaluation. En effet, cette rémunération cessera avec la vente du fonds. L'acquéreur fixera librement sa propre rémunération.

⚠️ Retraitement obligatoire

EBE retraité = EBE comptable + Rémunération nette du dirigeant actuel

Ce retraitement peut avoir un impact considérable sur la valeur finale du fonds. Il est impératif de bien identifier et documenter ce poste lors de la mission d'évaluation.

4.3 Application de la méthode EBE

Une fois l'EBE moyen retraité calculé, on lui applique un coefficient multiplicateur :

🔢 Formule EBE

Valeur du Fonds = EBE moyen retraité (3-5 ans) × Coefficient

Les coefficients usuellement pratiqués varient de 2 à 5 selon la qualité du fonds.

Un fonds premium bien situé avec forte rentabilité peut justifier un coefficient de 5 ou plus.

Qualité du Fonds Coefficient EBE Profil type
Excellent (premium)4 à 6Emplacement de 1er ordre, CA croissant, forte rentabilité
Bon3 à 4Emplacement correct, bonne clientèle, rentabilité stable
Moyen2 à 3Emplacement acceptable, concurrence modérée
Fragile1 à 2Déclin d'activité, bail précaire, dépendance dirigeant forte

5. Les Autres Méthodes d'Évaluation

5.1 Méthode des comparables (approche de marché)

Cette méthode consiste à se référer aux transactions récentes portant sur des fonds de commerce comparables (même secteur, même zone géographique, taille similaire). Elle est particulièrement pertinente dans les marchés avec une base de données de transactions suffisante.

🔍 Application pratique — Sources de comparables au Maroc
  • Agences immobilières spécialisées en cession de fonds
  • Chambres de commerce et d'industrie
  • Réseaux d'experts-comptables et notaires
  • Bases de données transactionnelles des cabinets spécialisés

5.2 Méthode de la marge brute

Cette approche applique un coefficient à la marge brute de l'entreprise plutôt qu'au CA total. Elle est mieux adaptée aux activités à forte valeur ajoutée ou aux négoces avec des marges très variables selon les produits.

5.3 Méthode du droit au bail

Dans certains cas, notamment pour les fonds dont la valeur est principalement portée par l'emplacement et le bail, on procède à une évaluation spécifique du droit au bail. Celle-ci se base sur la différence entre le loyer du marché et le loyer contractuel, capitalisée sur la durée résiduelle du bail.

🔢 Formule du droit au bail

Droit au Bail = (Loyer marché − Loyer contractuel) × Coefficient de capitalisation

Exemple : Loyer marché = 50 000 MAD/mois, loyer contractuel = 30 000 MAD/mois

Économie mensuelle = 20 000 MAD → Droit au bail estimé = 20 000 × 12 × Coefficient

5.4 Méthode du Goodwill

Le Goodwill représente la valeur du sur-profit généré par le fonds par rapport à une rentabilité normale attendue. Cette méthode, plus complexe, est utilisée dans les évaluations d'entreprises et intègre le coût du capital investi.

📐 Formule du Goodwill

GW = (Résultat net retraité − i × Actif net corrigé) × Coefficient d'actualisation

où i = taux de rendement normal des capitaux investis (généralement 5% à 8%)

Cette méthode est davantage utilisée pour l'évaluation globale des entreprises.

5.5 Méthodes Ferbos et Pinoteau

Ces méthodes empiriques, développées par des praticiens français, combinent plusieurs paramètres (CA, marge, emplacement) pour aboutir à une valorisation plus nuancée. Elles sont peu répandues au Maroc mais peuvent servir de contre-vérification utile.

6. Synthèse Comparative des Méthodes

6.1 Tableau comparatif

Méthode Données requises Facilité d'usage Fiabilité Usage au Maroc
Barèmes CACA TTC 3-5 ans⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Très fréquent
EBE / RentabilitéESG 3-5 ans + retraitements⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Fréquent
ComparablesBase données transactions⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Limité
Droit au bailBail + loyers marché⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Parfois
GoodwillActif net + rentabilité⭐⭐⭐⭐⭐⭐Rare
Marge bruteComptes détaillés⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐Occasionnel

6.2 Recommandation — Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY : l'approche combinée

La jurisprudence et la doctrine professionnelle recommandent de croiser les méthodes pour aboutir à une valeur vénale robuste. Le Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY préconise systématiquement l'approche combinée :

🎯 Méthodologie — Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY — Approche en 5 étapes
  1. Calcul de la valeur par les barèmes CA (méthode de base)
  2. Calcul de la valeur par l'EBE retraité (méthode de contrôle)
  3. Pondération selon la qualité des données disponibles
  4. Ajustements qualitatifs (bail, emplacement, clientèle, conjoncture)
  5. Fourchette de valeur et valeur centrale recommandée

La valeur retenue = Moyenne pondérée des deux approches principales

7. Critères Qualitatifs d'Ajustement

7.1 L'emplacement : facteur déterminant

L'emplacement est souvent le premier facteur de valeur d'un fonds de commerce. Au Maroc, l'analyse doit porter sur :

  • La localisation (centre-ville, zone commerciale, périphérie, medina)
  • Le flux piétonnier et automobile
  • La visibilité et l'accessibilité du local
  • La présence de commerces moteurs (grande surface, banque, pharmacie)
  • L'évolution du quartier (gentrification, déclin, projets urbains)

7.2 Analyse du bail commercial

Le bail commercial conditionne la pérennité du fonds. L'expert doit examiner :

Élément du bail Impact sur la valeur
Durée résiduelle longue (> 6 ans)Valeur plus élevée
Loyer maîtrisé (< prix de marché)Droit au bail valorisé
Clause de renouvellement favorableSécurité accrue
Bail précaire ou à durée courteDécote significative
Loyer élevé (> prix de marché)Pénalise la valeur
Clause d'indexation plafonnéeFacteur positif

7.3 La clientèle et sa fidélité

La clientèle est l'actif incorporel central du fonds. L'évaluateur doit apprécier :

  • Le taux de fidélisation (clientèle récurrente vs. de passage)
  • La diversification du portefeuille clients (risque de concentration)
  • La dépendance vis-à-vis du dirigeant actuel
  • La notoriété de l'enseigne et la réputation en ligne
  • La présence digitale et le référencement web (Google, réseaux sociaux)

7.4 Facteurs économiques et sectoriels

Au-delà des données internes, l'expert intègre des paramètres macro-économiques :

  • Tendances du secteur (croissance, saturation, disruption digitale)
  • Niveau de concurrence locale
  • Réglementations spécifiques au secteur
  • Contexte économique national (croissance PIB, pouvoir d'achat)
  • Saisonnalité de l'activité

8. Cas Pratiques et Situations Complexes

8.1 EBE négatif ou très faible

Lorsque l'EBE est négatif ou insuffisant pour servir de base de calcul, l'expert adopte une démarche spécifique :

💡 Solution pratique en cas d'EBE négatif
  1. Analyser les causes : charges exceptionnelles, investissements massifs, période de démarrage
  2. Retraiter les charges non récurrentes (provisions, dotations exceptionnelles)
  3. Recalculer un EBE normatif fondé sur un CA potentiel
  4. Privilégier la méthode des barèmes CA comme référence principale
  5. Appliquer une décote sur la valeur obtenue par les barèmes
  6. Justifier toutes les hypothèses retenues dans le rapport d'évaluation

8.2 Activités sans barème sectoriel

Pour les activités innovantes, les nouvelles technologies ou les secteurs non couverts par les barèmes existants, l'expert procède ainsi :

  • Identification d'activités comparables comme proxy
  • Recours exclusif à la méthode EBE
  • Application de la méthode des comparables si des transactions similaires existent
  • Construction d'un barème ad hoc basé sur les marges sectorielles

8.3 Fonds en difficulté

L'évaluation d'un fonds en difficulté requiert des ajustements spécifiques :

Situation Approche recommandée
CA en déclin sur 3 ansBarème bas + décote sur EBE
Procédure collective en coursValeur liquidative ou valeur de cession forcée
Bail expirant dans < 2 ansDécote de 30% à 50% sur la valeur normale
Fonds très dépendant du dirigeantDécote de 20% à 40% selon le degré de dépendance
Contentieux en coursProvision pour risque + rapport juridique requis

9. Le Rapport d'Évaluation : Structure et Exigences

9.1 Contenu du rapport professionnel

Un rapport d'évaluation du fonds de commerce conforme aux standards professionnels doit comprendre :

  1. Présentation de la mission et du mandat : contexte, objet, date de référence de l'évaluation
  2. Description du fonds de commerce évalué : activité, localisation, historique, éléments constitutifs
  3. Analyse de l'environnement : secteur, marché, concurrence, tendances
  4. Analyse financière : CA, EBE, marges, évolution sur 3-5 ans
  5. Application des méthodes d'évaluation : détail des calculs, hypothèses et coefficients retenus
  6. Synthèse et fourchette de valeur : valeur basse, valeur centrale, valeur haute
  7. Conclusion et signature de l'expert : déclarations, réserves éventuelles

9.2 Responsabilité de l'expert évaluateur

L'expert-comptable mandaté pour évaluer un fonds de commerce engage sa responsabilité professionnelle. Il doit :

  • Respecter les normes de l'Ordre des Experts-Comptables au Maroc
  • Maintenir son indépendance et éviter tout conflit d'intérêts
  • Documenter toutes les hypothèses et sources utilisées
  • Exprimer ses conclusions avec le niveau de certitude approprié
  • Mentionner les limitations et réserves éventuelles

10. Checklist Pratique d'Évaluation

Phase 1 — Collecte documentaire

Avant de commencer l'évaluation, s'assurer de disposer de :

  • 3 à 5 derniers bilans et CPC certifiés
  • ESG (États des Soldes de Gestion) sur la même période
  • Déclarations fiscales (IS, TVA, IR le cas échéant)
  • Copie du bail commercial et ses avenants
  • Autorisations et licences d'exploitation
  • Liste des actifs corporels avec état de vétusté
  • Liste du personnel et contrats de travail
  • Contrats fournisseurs importants
  • Informations sur la clientèle (concentration, récurrence)

Phase 2 — Analyse et retraitements

  • Vérification de la cohérence CA/TVA déclarée
  • Retraitement de la rémunération du dirigeant
  • Élimination des charges et produits non récurrents
  • Calcul des moyennes pondérées (CA et EBE)
  • Analyse des ratios (marge brute, charges de personnel/CA)

Phase 3 — Application des méthodes

  • Calcul par barèmes CA (méthode principale)
  • Calcul par EBE retraité (méthode de contrôle)
  • Vérification par comparables si disponibles
  • Ajustements qualitatifs (emplacement, bail, clientèle)
  • Calcul de la fourchette de valeur finale
Règle d'or — Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY

Ne jamais communiquer une valeur unique mais toujours une fourchette.
La valeur d'un fonds de commerce est une estimation professionnelle, non une vérité absolue.
C'est la négociation qui fixera le prix définitif.

11. Questions Fréquentes (FAQ)

? Quelle est la différence entre la valeur et le prix d'un fonds de commerce ?
La valeur est une estimation technique réalisée par un expert sur la base de méthodes professionnelles. Le prix est le résultat d'une négociation entre acheteur et vendeur, qui intègre des facteurs subjectifs (urgence de vente, motivation de l'acheteur, conditions de marché du moment). Le prix peut s'écarter significativement de la valeur estimée.
? Les barèmes fiscaux marocains sont-ils obligatoires ?
Non. Les barèmes publiés par l'administration fiscale n'ont aucune base légale contraignante. Ils servent de référence indicative. L'expert peut s'en écarter s'il dispose d'éléments justifiant une valorisation différente.
? Faut-il inclure le stock dans la valeur du fonds de commerce ?
Non. Le stock de marchandises est valorisé séparément, généralement au prix de revient ou à la valeur nette de réalisation. La cession du fonds et la cession du stock font l'objet d'actes distincts dans la pratique transactionnelle.
? Combien de temps prend une évaluation de fonds de commerce ?
Une évaluation professionnelle réalisée par le Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY nécessite généralement 5 à 15 jours ouvrés selon la complexité du dossier, la disponibilité des documents et la taille de l'entreprise. Ce délai permet une analyse rigoureuse et la rédaction d'un rapport complet.
? Peut-on contester une évaluation fiscale du fonds de commerce ?
Oui. En cas de redressement fiscal portant sur la valeur d'un fonds de commerce, l'expertise contradictoire est possible. Le Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY accompagne ses clients dans les procédures de contestation et de dialogue avec l'administration fiscale, avec constitution d'un dossier d'évaluation opposable.

Conclusion

L'évaluation du fonds de commerce est une discipline exigeante qui associe rigueur analytique, maîtrise des méthodes professionnelles et finesse de jugement. Elle est au cœur des décisions stratégiques des entrepreneurs marocains : cession, acquisition, transmission, financement.

La combinaison des méthodes — barèmes CA et EBE retraité — reste l'approche de référence préconisée par la profession. Elle doit toutefois être enrichie d'une analyse qualitative approfondie du fonds, de son environnement et de sa dynamique sectorielle.

Le Cabinet EL HOUSNY YOUSSEF-CHY, fort de son expertise en évaluation d'entreprises et de fonds de commerce, est à votre disposition pour vous accompagner dans toutes vos missions d'évaluation, de cession, d'acquisition et de conseil stratégique.

© CABINET EL HOUSNY YOUSSEF -CHY-

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Guide Directives_OEC MAROC _Delais_Paiement_Loi 69-21

Partie I — Commissaire aux Comptes

CA ≥ 50 MMAD

Directive approuvée : 6 octobre 2023

Déclaration : Trimestrielle

Partie II — Expert-Comptable

CA < 50 MMAD

Directive approuvée : 11 mars 2025

Déclaration : Annuelle (2024–2025) puis trimestrielle (à partir de 2026)

Partie I — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Directive relative aux diligences du Commissaire aux Comptes — Appliquer pour les entités réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à 50 MMAD

Directive OEC approuvée le 6 octobre 2023

Introduction

1. La présente directive a pour objet de définir les principes fondamentaux et leurs modalités d'application relatifs au rôle, aux conditions d'intervention et aux diligences du commissaire aux comptes à qui il est demandé, conformément aux dispositions de la Loi 69-21, d'émettre un visa sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents.

2. A cet effet, et conformément aux dispositions de ladite loi, la mission est assurée par le(s) commissaire(s) aux comptes de l'entité en exercice, lorsqu'il s'agit d'une entité réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à MMAD 50.

Par ailleurs, pour les entités spécifiques réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à MMAD 50 et n'ayant pas un commissaire aux comptes (établissements publics, succursales, etc.), la mission est réalisée par l'auditeur externe en exercice (commissaire aux comptes dans la suite de la présente directive).

3. Cette intervention ponctuelle requiert du ou des commissaire(s) aux comptes une obligation de moyens, c'est-à-dire, la mise en œuvre des diligences requises en vue de délivrer son/leur visa.

Elle requiert également des délais minimums afin que le commissaire aux comptes puisse mettre en œuvre ses diligences en application des exigences et normes professionnelles. Le commissaire aux comptes doit à ce titre, et en fonction de la taille et des spécificités de l'entité et compte tenu de la date limite de dépôt de la déclaration, convenir avec les dirigeants de l'entité de délais appropriés de remise de la déclaration et des pièces justificatives correspondantes.

Ces délais devront être précisés dans la lettre de mission et ne pourront être inférieurs à quinze jours de la date limite de dépôt de la déclaration.

4. La déclaration et l'état joint sont établis sous la responsabilité de la direction de l'entité qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

5. Cette mission a pour but, sur la base des diligences citées ci-dessous, de délivrer un visa de concordance conformément aux dispositions prévues par la loi 69-21.

Le visa, auquel est annexé l'état joint à la déclaration signé par la direction de l'entité, est délivré :

  • Soit sans observations,
  • Soit avec observations motivant la/les discordance(s) relevée(s),
  • Soit avec impossibilité de conclure sur la concordance lorsque l'étendue des observations le justifie.

Attitude professionnelle du commissaire aux comptes

6. Dans le cadre de la réalisation de cette mission, le Commissaire aux comptes doit se référer aux principes fondamentaux prévus par le Code des devoirs professionnels adopté par le décret n°2.18.254 et publié au Bulletin officiel n°6844 du 2 janvier 2020.

7. Le visa de concordance est délivré par le commissaire aux comptes dans le respect des dispositions légales et réglementaires, des normes professionnelles ainsi que des dispositions de la présente directive.

8. La réalisation de cette mission reste subordonnée à la disponibilité de toutes les pièces justificatives requises, documentant les informations figurant dans l'état joint à la déclaration, bases de contrôle du professionnel.

9. Cette intervention constitue une mission connexe instituée par la Loi. Elle doit faire l'objet d'une lettre de mission séparée précisant l'objectif de la mission, les responsabilités respectives et les modalités d'intervention. Un modèle de lettre de mission est présenté en annexe.

Diligences

10. Le Commissaire aux comptes doit prendre connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet.

11. Le commissaire aux comptes doit mener les diligences qu'il estime nécessaires selon son jugement professionnel, notamment s'entretenir avec la direction de l'entité, s'appuyer sur la connaissance qu'il a ou qu'il devra avoir de l'entité et s'enquérir de toutes les informations nécessaires pouvant impacter éventuellement ses conclusions.

12. Le commissaire aux comptes doit également prendre connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) afin d'organiser et de planifier sa mission.

13. Conformément aux dispositions de la loi 69-21, le commissaire aux comptes doit vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et les justificatifs correspondants.

14. Par conséquent, il n'appartient pas au commissaire aux comptes de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

15. Le commissaire aux comptes doit vérifier la concordance des informations ci-dessous avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) :

  • Identifiant fiscal du fournisseur + ICE
  • Numéro de Registre de commerce du fournisseur
  • Adresse du Siège social, domicile fiscal ou principal établissement
  • Numéro de la facture
  • Date d'émission de la facture
  • Nature de la marchandise
  • Date de livraison
  • Date de constatation
  • Date prévue de paiement
  • Date convenue de paiement de la facture
  • Délai prévu pour le paiement selon le délai fixé par le secteur
  • Date prévue pour le paiement de la facture selon le délai fixé
  • Montant de la facture
  • Montant non encore payé de la facture
  • Montant payé partiellement ou totalement hors délai
  • Date du paiement total ou partiel hors délai
  • Montant objet du litige soumis à la justice
  • Date de recours judiciaire
  • Montant dû après jugement
  • Date de jugement définitif
  • Mode de paiement
  • Références de paiement

16. Le commissaire aux comptes doit mener ses travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue de lui permettre d'effectuer ses travaux de vérification de concordance dans les meilleures conditions. Cet échantillon pourra varier en fonction de la taille et des spécificités de l'entité, du volume de factures non payées dans les délais, de la connaissance que le commissaire aux comptes a de l'environnement de l'entité, de son système d'information et de son dispositif de contrôle interne.

Cet échantillon est déterminé suivant le jugement professionnel du commissaire aux comptes. Toutefois, face à une volumétrie importante de factures déclarées non payées dans les délais, il doit s'assurer que la constitution de son échantillon combine aussi bien une approche statistique pure qu'une approche basée sur le jugement professionnel :

Volume Faible Moyen Élevé — Approche statistique Élevé — Jugement professionnel
Échantillon à tester Tests étendus Échantillon représentatif : taux de couverture important Sélection des éléments clés : factures dont le montant dépasse un seuil déterminé par le CAC

+ Échantillon aléatoire : XX% des factures restantes avec minimum X et maximum Y (à déterminer par le CAC)
Sélection de factures additionnelles selon le jugement professionnel (connaissance entité, SI, risques)

17. Si le commissaire aux comptes a connaissance de faits ou de situations dans le cadre de son mandat d'audit légal pouvant impacter les conclusions de son visa, il doit en apprécier les conséquences.

18. Le commissaire aux comptes doit veiller à la matérialisation de ses travaux au moyen de la constitution d'un dossier comportant les travaux réalisés, les sondages effectués et les pièces ayant servi à la documentation de la/des discordance(s) relevée(s).

19. A l'issue de ses travaux, il formule son visa de concordance en fonction de ses conclusions selon les modèles ci-joints.

Rabat, le 6 Octobre 2023
Le Conseil National de l'Ordre des Experts-Comptables

Annexe 1 Modèles de visas — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Variante 1 — Sans observations

Visa CAC — Variante 1 : Sans observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, nous n'avons pas d'observations sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 2 — Avec observations

Visa CAC — Variante 2 : Avec observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA, appelle de notre part les observations suivantes :

... A préciser.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 3 — Impossibilité de conclure

Visa CAC — Variante 3 : Impossibilité de conclure
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Impossibilité de conclure :

En raison de [à préciser], nous ne sommes pas en mesure de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Préciser les situations/points qui ne permettent pas de vérifier la concordance.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 4 — Pas de retards de paiement déclarés

Visa Commissaire aux Comptes — Variante 4 : Pas de retards de paiement déclarés
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

En notre qualité de Commissaire aux Comptes(s) de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons pour mission de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Nous attirons votre attention que ledit état ne fait ressortir aucune facture non payée totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables approuvée en date du 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous n'avons pas d'observations à formuler.

Ou,

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous avons les observations suivantes :

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Annexe 2 Modèle de lettre de mission — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Lettre de mission — Commissaire aux Comptes

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année XXXX.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Commissaire aux comptes chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration trimestrielle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard quinze jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Commissaire aux comptes

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de chaque trimestre, s'élèvent à ..... MAD hors taxes et débours.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux comptes

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

Partie II — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Directive relative aux diligences de l'Expert-Comptable — Appliquer pour les entités réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 50 MMAD et supérieur à 2 MMAD

Directive OEC approuvée le 11 mars 2025

Introduction

1. La présente directive a pour objet de définir les principes fondamentaux et leurs modalités d'application relatifs au rôle, aux conditions d'intervention et aux diligences de l'Expert-Comptable à qui il est demandé, conformément aux dispositions de la Loi 69-21, d'émettre un visa sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle/trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents.

2. A cet effet, et conformément aux dispositions de ladite loi, la mission est assurée par l'Expert-Comptable désigné par l'entité, lorsqu'il s'agit d'une entité réalisant un chiffre d'affaires inférieur à MMAD 50 et supérieur à MMAD 2.

Par ailleurs, pour les entités réalisant un chiffre d'affaires inférieur à MMAD 50 et ayant un Commissaire aux Comptes, il est recommandé que la mission soit réalisée par ce dernier conformément à la directive de l'OEC du 6 octobre 2023.

3. Cette intervention ponctuelle requiert de l'Expert-Comptable une obligation de moyens, c'est-à-dire, la mise en œuvre des diligences requises en vue de délivrer son visa.

Elle requiert également des délais minimums afin que l'Expert-Comptable puisse mettre en œuvre ses diligences en application des exigences et normes professionnelles. L'Expert-Comptable doit à ce titre, et en fonction de la taille et des spécificités de l'entité et compte tenu de la date limite de dépôt de la déclaration, convenir avec les dirigeants de l'entité des délais appropriés de remise de la déclaration et des pièces justificatives correspondantes.

Ces délais devront être précisés dans la lettre de mission et ne pourront être inférieurs à trente jours de la date limite de dépôt de la déclaration annuelle et à quinze jours de la date limite de dépôt de la déclaration trimestrielle.

4. La déclaration et l'état joint sont établis par et sous la responsabilité de la direction de l'entité qui doit s'assurer de leur exhaustivité et sincérité.

5. Cette mission a pour but, sur la base des diligences citées ci-dessous, de délivrer un visa de concordance conformément aux dispositions prévues par la loi 69-21.

Le visa, auquel est annexé l'état joint à la déclaration, signée par la direction de l'entité, est délivré :

  • Soit sans observations,
  • Soit avec observations motivant la/les discordance(s) relevée(s),
  • Soit avec impossibilité de conclure sur la concordance lorsque l'étendue des observations le justifie.

Attitude professionnelle de l'Expert-Comptable

6. Dans le cadre de la réalisation de cette mission, l'Expert-Comptable doit se référer aux principes fondamentaux prévus par le Code des devoirs professionnels adopté par le décret n°2.18.254 et publié au Bulletin officiel n°6844 du 2 janvier 2020.

7. Le visa de concordance est délivré par l'Expert-Comptable dans le respect des dispositions légales et réglementaires, des normes professionnelles ainsi que des dispositions de la présente directive.

8. La réalisation de cette mission reste subordonnée à la disponibilité de toutes les pièces justificatives requises, documentant les informations figurant dans l'état joint à la déclaration, bases de contrôle du professionnel.

9. Cette intervention constitue une mission distincte des missions dont l'Expert-Comptable désigné par l'entité, est chargé de réaliser au profit de cette dernière. Elle doit faire l'objet d'une lettre de mission séparée précisant l'objectif de la mission, les responsabilités respectives et les modalités d'intervention. Un modèle de lettre de mission est présenté en annexe.

Diligences

10. L'Expert-Comptable doit prendre connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet.

11. L'Expert-Comptable doit mener les diligences qu'il estime nécessaires selon son jugement professionnel, notamment s'entretenir avec la direction de l'entité, s'appuyer sur la connaissance qu'il a ou qu'il devra avoir de l'entité et s'enquérir de toutes les informations nécessaires pouvant impacter éventuellement ses conclusions.

12. L'Expert-Comptable doit également prendre connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) afin d'organiser et de planifier sa mission.

13. Conformément aux dispositions de la loi 69-21, l'Expert-Comptable doit vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle/annuelle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et les justificatifs correspondants.

14. Par conséquent, il n'appartient pas à l'Expert-Comptable de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

15. L'Expert-Comptable doit vérifier la concordance des informations ci-dessous avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) :

  • Identifiant fiscal du fournisseur + ICE
  • Numéro de Registre de commerce du fournisseur
  • Adresse du Siège social, domicile fiscal ou principal établissement
  • Numéro de la facture
  • Date d'émission de la facture
  • Nature de la marchandise
  • Date de livraison
  • Date de constatation
  • Date prévue de paiement
  • Date convenue de paiement de la facture
  • Délai prévu pour le paiement selon le délai fixé par le secteur
  • Date prévue pour le paiement de la facture selon le délai fixé
  • Montant de la facture
  • Montant non encore payé de la facture
  • Montant payé partiellement ou totalement hors délai
  • Date du paiement total ou partiel hors délai
  • Montant objet du litige soumis à la justice
  • Date de recours judiciaire
  • Montant dû après jugement
  • Date de jugement définitif
  • Mode de paiement
  • Références de paiement

16. L'Expert-Comptable doit mener ses travaux, dont il détermine l'étendue, suivant son jugement professionnel. Il peut avoir recours à la réalisation de ses travaux par sondages, le cas échéant, sur la base d'un échantillon représentatif lui permettant d'effectuer ses travaux de vérification de concordance dans les meilleures conditions. Cet échantillon pourra varier en fonction de la taille et des spécificités de l'entité, du volume de factures non payées dans les délais, de la connaissance qu'il a ou qu'il doit avoir de l'environnement de l'entité, de son système d'information et de son dispositif de contrôle interne.

17. L'Expert-Comptable doit veiller à la matérialisation de ses travaux au moyen de la constitution d'un dossier comportant les travaux réalisés, les sondages effectués et les pièces ayant servi à la documentation des discordances relevées.

18. A l'issue de ses travaux, il formule son visa de concordance en fonction de ses conclusions selon les modèles ci-après.

Rabat, le 11 Mars 2025
Faïçal Mekouar — Président du Conseil National

Annexe 1 Modèles de visas — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Variante 1 — Sans observations

Visa EC — Variante 1 : Sans observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, nous n'avons pas d'observations sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 2 — Avec observations

Visa EC — Variante 2 : Avec observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA, appelle de notre part les observations suivantes :

... A préciser.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 3 — Impossibilité de conclure

Visa EC — Variante 3 : Impossibilité de conclure
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Impossibilité de conclure :

En raison de [à préciser], nous ne sommes pas en mesure de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Préciser les situations/points qui ne permettent pas de vérifier la concordance.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 4 — Pas de retards de paiement déclarés

Visa Expert-Comptable — Variante 4 : Pas de retards de paiement déclarés
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

En notre qualité de Expert-Comptable(s) de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons pour mission de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Nous attirons votre attention que ledit état ne fait ressortir aucune facture non payée totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous n'avons pas d'observations à formuler.

Ou,

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous avons les observations suivantes :

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Annexe 2 Modèles de lettres de mission — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Modèle A — Déclaration annuelle (2024 et 2025)

Lettre de mission — Expert-Comptable — Modèle A : Déclaration annuelle (2024 et 2025)

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année 2024/2025.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Expert-Comptable chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration annuelle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci (ou de prendre connaissance de celle-ci et de son système comptable et d'information (en cas de nouveau dossier)) et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard trente jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Expert-Comptable

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de l'année 2024/2025, s'élèvent à ………………. MAD hors taxes et débours par année.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

Modèle B — Déclarations trimestrielles (à partir de 2026)

Lettre de mission — Expert-Comptable — Modèle B : Déclarations trimestrielles (à partir de 2026)

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année XXXX.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Expert-Comptable chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration trimestrielle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci (ou de prendre connaissance de celle-ci et de son système comptable et d'information (en cas de nouveau dossier)) et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard quinze jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Expert-Comptable

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de chaque trimestre, s'élèvent à ..... MAD hors taxes et débours.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

© CABINET EL HOUSNY YOUSSEF -CHY-

Expertise Comptable | Audit | Conseil Fiscal | commissariat aux comptes
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Arrêté des comptes 2025 au Maroc : guide complet de clôture comptable et audit

⚠️ Note légale : Ce guide est fourni à titre informatif et ne saurait se substituer à un conseil professionnel personnalisé. Les règles fiscales doivent être vérifiées au regard des textes officiels en vigueur. Le Cabinet CHY décline toute responsabilité pour toute décision prise sur la seule base de ce document.

Fondement Juridique de l'Arrêté des Comptes

1.1 Cadre légal applicable

L'arrêté des comptes est encadré par trois corps de règles cumulatives qui s'imposent à toute personne morale passible de l'IS au Maroc.

Droit des sociétésDroit comptableDroit fiscal
Loi 9-88 sur les obligations comptables. Loi 5-96 (SARL) et 17-95 (SA). Établissement et dépôt des comptes obligatoires. PV d'AGO requis. Plan Comptable Général Marocain (CGNC). 7 principes fondamentaux. États de synthèse annuels. CA ≤ 10 M DH : dispense ESG, TF, ETIC. CGI 2025 (LF n°60-24). Art. 20 IS : déclaration dans les 3 mois. Art. 82 IR. Détermination extra-comptable du résultat fiscal.

1.2 États de synthèse annuels — Cinq documents obligatoires (Art. 9 Loi 9-88)

DocumentObjetObligation
Bilan (BL)Situation patrimoniale à la clôture : actif, passif, capitaux propresTous
CPCCompte de Produits et Charges — mesure du résultat de l'exerciceTous
ESGÉtat des Soldes de Gestion — marges intermédiaires et capacité d'autofinancementCA > 10 M DH
TFTableau de Financement — variation des ressources et emploisCA > 10 M DH
ETICÉtat des Informations Complémentaires — notes et détailsCA > 10 M DH

1.3 Calendrier des travaux 2025-2026

ÉtapeDescriptionDélai
Clôture de l'exerciceArrêt des enregistrements comptables31/12/2025
Inventaire physiqueInventaire des actifs, créances et dettesFin déc. 2025
Balance avant inventaireÉdition de la balance provisoireJanv. 2026
RégularisationsProvisions, charges à payer, produits à recevoir, écarts de conversionJanv.–Fév. 2026
Balance après inventaireRésultat comptable provisoireFév. 2026
Passage fiscalRéintégrations, déductions, calcul IS et CSSFév.–Mars 2026
États de synthèseÉtablissement de la liasse fiscaleMars 2026
Déclaration IS + CSSDépôt électronique sur Simpl-IS≤ 31/03/2026
Remise au CACTransmission au commissaire aux comptes avant AGOAvant AGO
Approbation AGODélai légal : 6 mois après clôture≤ 30/06/2026
Dépôt au greffeÉtats de synthèse + PV AGO (SA/SARL)SARL : Dans le mois suivant AGO
SA : Dans les 2 mois suivant AGO
⚠️
Amende : De 10 000 à 50 000 DH en l'absence de dépôt au greffe dans le délai légal pour les SA et SARL (art. 263 et ss. loi 17-95 / loi 5-96).

Contrôle de la Balance — Revue par Classe

2.1 Classe 1 — Capitaux propres et assimilés

Capital social

Vérifier la concordance avec les PV d'AGE. Contrôler les augmentations/réductions de capital. Le capital doit être entièrement libéré : condition indispensable pour la déductibilité des intérêts des comptes courants d'associés (art. 10-II-A du CGI).

Affectation du résultat

Vérifier la conformité de l'affectation avec le PV d'AGO approuvant les comptes. Contrôler la retenue à la source (RAS) sur dividendes distribués.

⚠️
RAS dividendes 2025 : taux porté à 12,5% (art. 247 XXXVII-C CGI 2025). Ce taux sera ramené à 11,25% en 2026 puis à 10% en 2027.

Réserve légale

Prélèvement minimum de 1/20 (5%) sur le bénéfice diminué des pertes antérieures. Obligatoire jusqu'à ce que la réserve atteigne 1/10 (10%) du capital social pour la SA et 20% pour la SARL. Contrôler le calcul.

Subventions d'investissement

Reprise au CPC au même rythme que l'amortissement de l'immobilisation financée (ou sur 10 ans si non amortissable). Vérifier le tableau de suivi des reprises et la concordance avec les dotations aux amortissements.

Amortissements dérogatoires

Contrôler l'exactitude du calcul. La reprise de l'amortissement dérogatoire intervient généralement à partir de la moitié de la durée de vie du bien. Distinction impérative entre part économique (déductible) et part dérogatoire (réintégration/déduction selon l'exercice).

Écart de réévaluation

La réévaluation libre porte sur les immobilisations corporelles et financières (pas les incorporelles). L'écart est non distribuable et doit être incorporé au capital ou apuré par des pertes.

2.2 Classe 1 — Dettes de financement

Emprunts bancaires

Rapprocher le capital restant dû avec le tableau d'amortissement bancaire. Contrôler la séparation correcte part courante / long terme. Vérifier les intérêts courus non échus comptabilisés.

Crédit-bail (TAB 7 liasse)

Contrôler le tableau des biens en crédit-bail. Rapprocher les redevances avec les extraits de compte. Vérifier le traitement fiscal de la part non déductible pour les véhicules de tourisme (voir section III).

2.3 Classe 2 — Immobilisations et amortissements

▶️
NOUVEAUTÉ LF 2025 : Véhicules de tourisme — La valeur fiscalement déductible est plafonnée à 400 000 DH par véhicule (TTC), répartie sur 5 ans à parts égales (80 000 DH/an). Ancienne limite : 300 000 DH (remontant à 1994). Même plafond applicable pour le crédit-bail. — Réf. Art. 10-I-F-1°-b) CGI 2025
Catégorie d'immobilisationTaux usuelDurée
Bâtiments industriels5%20 ans
Bâtiments administratifs et d'habitation4%25 ans
Constructions légères10%10 ans
Matériel et outillage industriel10%10 ans
Matériel informatique / micro-informatique15%6-7 ans
Matériel de bureau et mobilier10% à 20%5-10 ans
Installations et aménagements10%10 ans
Matériel roulant (hors tourisme)20% à 25%4-5 ans
Véhicules de tourisme — taux fiscal minimum20%5 ans max

Amortissement dégressif (art. 10-III-C-1° CGI)

Option irrévocable. Applicable aux biens d'équipement. Coefficients : ×1,5 pour 3-4 ans / ×2 pour 5-6 ans / ×3 pour > 6 ans.

⚠️
L'amortissement dégressif est formellement exclu pour les immeubles (quelle que soit leur destination) et pour les véhicules de transport de personnes (art. 10-III-C-1° CGI).

Cessions d'immobilisations (TAB 10)

Vérifier la plus ou moins-value de cession. Contrôler le reversement de TVA si conservation < 60 mois pour les biens meubles (10 ans pour immeubles). Attention à la TVA sur les biens meubles d'occasion. Exiger un PV de retrait d'actif.

2.4 Classe 3 — Stocks

Méthode d'évaluation

CMUP ou FIFO. Tout changement de méthode doit être mentionné dans l'ETIC et traité de façon rétrospective (impact en report à nouveau).

Dépréciation des stocks

Identifier les stocks à rotation lente ou obsolètes. Valeur de réalisation < coût de revient : constituer une provision individualisée et justifiée. Vérifier le traitement fiscal (déductible si régulièrement constituée).

2.5 Classe 3 — Créances clients et comptes rattachés

Rattachement des produits

S'assurer que toutes les ventes dont le transfert de propriété est intervenu avant le 31/12/2025 sont comptabilisées (FAE : Factures à Établir). Contrôler les avoirs à émettre.

Provisions pour créances douteuses

Constituer des provisions pour dépréciation des créances en litige. La provision doit être individualisée et justifiée.

⚠️
Condition de déductibilité fiscale (art. 10-I-F-2° CGI) : Un recours judiciaire doit être engagé dans un délai de 12 mois suivant la constitution de la provision. À défaut, la provision est réintégrée fiscalement.

Créances en devises

Évaluer au cours de clôture du 31/12/2025. Comptabiliser l'écart de conversion-actif (perte latente) en charge déductible. L'écart de conversion-passif (gain latent) est un produit imposable.

2.6 Classe 4 — Fournisseurs et comptes rattachés

Factures non parvenues (FNP)

Rattacher à l'exercice toutes les livraisons reçues avant le 31/12/2025 même si la facture n'est pas encore reçue. Contacter les fournisseurs clés pour obtenir un état des livraisons.

Justification des achats (art. 11-III CGI)

Toute charge sans facture régulière est réintégrée fiscalement. La facture doit comporter obligatoirement : identité du vendeur, IF, TP, ICE, date, nature, quantité, prix, références de paiement.

Contrôle des paiements en espèces (art. 11-II CGI)

⚠️
Limite déductibilité espèces : 5 000 DH par jour et par fournisseur, sans dépasser 50 000 DH par mois et par fournisseur. Au-delà, la dépense n'est pas déductible. Exception : animaux vivants et produits agricoles non transformés entre non-commerçants. — Réf. Art. 11-II CGI 2025

Délais de paiement fournisseurs

La législation sur les délais de paiement impose de provisionner les pénalités de retard éventuelles. Attention : les indemnités de retard régies par la loi n°32-10 ne sont PAS des amendes au sens de l'art. 11-I CGI et restent déductibles.

2.7 Classe 4 — Comptes courants d'associés (CCA)

Conditions de déductibilité des intérêts (art. 10-II-A CGI)

ConditionContrôle à effectuer
Capital entièrement libéréComparer le capital libéré effectif avec le capital social souscrit — aucune fraction non libérée tolérée
Montant CCA ≤ capital socialLa base portant intérêts ne peut dépasser le montant du capital social (toutes avances associés confondues)
Taux ≤ taux BAM BT 6 mois (N-1)Taux fixé annuellement par arrêté du Ministre des Finances. 2,74% pour 2025 — 2,15% pour 2026

2.8 Classe 4 — Dettes fiscales

IS et Cotisation Minimale

Contrôler le correct enregistrement des 4 acomptes provisionnels versés au titre de l'exercice 2025 (31/03, 30/06, 30/09, 31/12). La différence entre l'IS dû et les acomptes constitue le reliquat à verser avec la déclaration.

TVA et taxes locales

Vérifier le bouclage du compte TVA déductible / TVA facturée. Confirmer que le solde correspond à la dernière déclaration déposée. Provisionner les rôles de taxe professionnelle, TSC, et taxe des services communaux non encore reçus.

2.9 Classe 4 — Personnel et organismes sociaux

Salaires à payer

Rattacher les salaires de décembre 2025 versés en janvier 2026. Contrôler la concordance avec les journaux de paie (compte 6171) et les déclarations CNSS et IR.

Provisions à constater

Congés payés acquis non pris au 31/12/2025 (déductible si individualisé et certain). Provisions pour primes, bonus, commissions de l'exercice non encore versés. ICNE à payer sur emprunts.

2.10 Classe 5 — Trésorerie

Rapprochements bancaires

Établir un état de rapprochement pour chaque compte bancaire au 31/12/2025. Analyser les chèques en circulation et dépôts en transit. S'assurer que les soldes créditeurs bancaires sont reclassés en trésorerie passive.

Comptes de régularisation

Comptabiliser les charges constatées d'avance (CCA) et les produits constatés d'avance (PCA). Comptabiliser les intérêts sur effets escomptés non échus, les agios et frais de fin de période non reçus.

Aspects Fiscaux de la Clôture — IS 2025

3.1 Schéma de passage au résultat fiscal (art. 8 CGI)

Le résultat fiscal est déterminé extra-comptablement à partir du résultat net comptable selon le schéma suivant :

= Résultat Net Comptable (avant IS)
+ Réintégrations fiscales (charges non déductibles comptabilisées dans le RNC)
Déductions fiscales (produits non imposables dans le RNC)
= Résultat Brut Fiscal
Reports déficitaires imputés (art. 12 CGI)
= Résultat Net Fiscal
IS exigible = Max (Cotisation Minimale ; Taux IS × Résultat Net Fiscal)

3.2 Réintégrations fiscales — CGI 2025

Charge réintégréeBase légaleRègle 2025
Amendes, pénalités et majorations (infractions légales, fiscales, sociales, changes, prix…)Art. 11-I CGINon déductibles — SAUF indemnités de retard payés aux fournisseurs (loi 32-10)
Dépenses en espèces : > 5 000 DH/jour/fournisseur ou > 50 000 DH/mois/fournisseurArt. 11-II CGIFraction excédentaire non déductible + amort. correspondants
Achats, travaux, prestations sans facture régulière (manque IF, TP, ICE, prix…)Art. 11-III CGINon déductibles (possibilité de régularisation en cours de contrôle)
Libéralités et avantages sans contrepartie commercialeArt. 11-IV CGINon déductibles
CSS (Contribution Sociale de Solidarité) comptabilisée en chargeArt. 11-IV CGINon déductible (art. 11-IV al. 3 CGI)
Amortissement véhicule tourisme > 80 000 DH/an (20% × 400 000 DH)Art. 10-I-F-1°-b) CGIFraction excédant 80 000 DH/an réintégrée
Redevance CBL véhicule tourisme : part > plafond 400 000 DH × 20% / 12 moisArt. 10-I-F-1°-b) CGIPart excédentaire non déductible
Intérêts CCA : capital non libéré ou montant > capital ou taux > arrêté BAMArt. 10-II-A CGIFraction non conforme réintégrée
Provisions irrégulièrement constituées (non individualisées, sans recours judiciaire)Art. 10-I-F-2° CGINon déductibles
Gains de change latents / Pertes de change latentesCGNC/CGIGains imposables / Pertes déductibles. Réintégrer ECP au niveau du tableau de passage.

3.3 Déductions fiscales — CGI 2025

DéductionBase légaleCondition / Plafond
Fraction d'amortissement réintégrée antérieurement (si reprise en comptabilité)Art. 10 CGIEn fin de période ou lors de la cession
Dégrèvements sur impôts non déductibles (IS, taxes restituées)Art. 10 CGIExercice de notification du dégrèvement
Dividendes et produits de participation (sociétés IS)Art. 6-I-C-1° CGIAbattement 100% sur montant brut reçu
Profits latents de change de l'exercice N-1 (réalisés en N)CGNC / CGISi imposables en N-1 et réalisés en N
Déficits d'exploitation reportables (y compris dotations des Immobilisations en NV)Art. 12 CGI4 exercices maximum
Déficits correspondant à des amortissements régulièrement comptabilisésArt. 12 al. 2 CGIReportables sans limite de temps

3.4 Déficits reportables — Règles CGI 2025 (art. 12)

L'art. 12 du CGI distingue deux catégories de déficits avec des règles de report différentes. Il est impératif de tenir un tableau de suivi individualisé par exercice d'origine.

Catégorie de déficitRègle de reportOrdre d'imputation
Déficit d'exploitation (charges non amortissables)Report limité à 4 exercices suivant l'exercice déficitaireÀ imputer EN PREMIER pour ne pas perdre le droit à 4 ans
Déficit lié aux amortissements régulièrement comptabilisésReportable sans limitation de duréeÀ imputer après les déficits d'exploitation limités
EXCEPTION : Amortissements en non-valeurs (frais préliminaires, etc.)Report limité à 4 ans seulement (comme exploitation)Traité comme déficit d'exploitation

3.5 Barème IS 2025 — Taux transitoires (art. 247 XXXVII-A CGI)

Dans le cadre de la réforme fiscale (Loi-cadre n°69-19 et LF n°50-22), les taux IS font l'objet d'une convergence progressive vers un barème unifié. Les taux applicables pour l'exercice ouvert à compter du 1er janvier 2025 sont les suivants :

Catégorie / Tranche de bénéfice net202320242025 ⭐2026
Bénéfice net ≤ 300 000 DH12,5%15%17,5%20%
Bénéfice net 300 001 à 1 000 000 DH20%20%20%20%
Bénéfice net 1 000 001 à 100 000 000 DH28,25%25,5%22,75%20%
Bénéfice net ≥ 100 000 000 DH32%33%34%35%
Établissements de crédit, BAM, CDG, assurances/réassurances37,75%38,5%39,25%40%
Sociétés activité industrielle BNF < 100 M DH24,5%23%21,5%20%
ZAI / Casablanca Finance City (services)16,25%17,5%18,75%20%
⚠️
Les taux ci-dessus sont des taux transitoires. Les sociétés ayant réalisé un bénéfice net ≥ 100 M DH au cours d'au moins un exercice de la période 2023-2026 ne peuvent bénéficier d'un taux inférieur pour les exercices suivants, même si le BNF redescend en-dessous du seuil. — Réf. Art. 247 XXXVII-A CGI 2025

3.6 Cotisation Minimale (CM) — Art. 144 CGI 2025

La CM est un minimum d'imposition dû même en l'absence de bénéfice. L'IS exigible est le maximum entre l'IS théorique et la CM.

ParamètreRègle CGI 2025
Taux général CM (IS et IR/RNR)0,25% de la base
Taux réduit — produits pétroliers, gaz, beurre, huile, sucre, farine, eau, électricité, médicaments0,15% de la base
Taux spécifique professions libérales IR4% de la base
Minimum absolu IS (même en l'absence de CA)3 000 DH
Minimum absolu IR/RNR et IR agricole1 500 DH
Exonération CM (sociétés IS)36 premiers mois d'exploitation (60 mois max après constitution)
ℹ️
Base de calcul CM inclut : Chiffre d'affaires ; Subventions d'exploitation ; Autres produits d'exploitation ; Produits des titres de participation ; Gains de change ; Intérêts courus ; Subventions d'équilibre ; Autres produits non courants.
Éléments exclus : Variation des stocks ; Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même ; Reprises d'exploitation & transferts de charges ; Produits de cession d'immobilisations ; Reprises sur subventions d'investissement ; Reprises non courantes & transferts de charges.
▶️
NOUVEAUTÉ LF 2025 : Le taux de CM est de 0,25% (ramené de 0,50% depuis la LF 2019). Le minimum absolu de 3 000 DH demeure inchangé.

3.7 Contribution Sociale de Solidarité (CSS) — Art. 267 à 273 CGI

La CSS est une contribution distincte de l'IS, non déductible du résultat fiscal (art. 11-IV CGI). Elle s'applique aux sociétés dont le bénéfice net est ≥ 1 000 000 DH.

Tranche de bénéfice net (DH)Taux CSS
D'un million à moins de 5 millions DH1,5%
De 5 millions à moins de 10 millions DH2,5%
De 10 millions à moins de 40 millions DH3,5%
De 40 millions DH et plus5% (taux maximal)
⚠️
ATTENTION : La CSS est à réintégrer systématiquement dans le tableau de passage (TAB 3) car elle ne peut être déduite du résultat fiscal. Ne pas oublier de la provisionner au 31/12/2025 si le BNF provisoire est ≥ 1 M DH.
Période d'application : exercices 2022, 2023, 2024 et 2025 (art. 273 CGI). Déclaration électronique et paiement dans les 3 mois suivant la clôture (≤ 31/03/2026).
LDF 2026 : Reconduction de la CSS jusqu'en 2028.

3.8 Retenue à la source sur dividendes — Art. 247 XXXVII-C CGI

Période de distributionTaux RASTaux net reçuObservation
Distributions à compter du 01/01/202512,5%87,5%ÉCHELLE 2025
Distributions à compter du 01/01/202611,25%88,75%
Distributions à compter du 01/01/202710%90%Taux cible final
ℹ️
Exonération inter-sociétés : Les dividendes distribués par une société IS à une autre société IS marocaine restent exonérés de RAS sous condition de fourniture d'une attestation de propriété de titres avec IF. Ces dividendes sont compris dans les produits financiers avec abattement de 100% (art. 6-I-C-1° CGI).
📊 Chiffres Clés & Échéances — Exercice 2025
⏰ Échéances fiscales 2026
IR Salaires (9421)28/02/2026
Déclaration IS31/03/2026
Déclaration CSS31/03/2026
1er acompte IS31/03/2026
Approbation AGO30/06/2026
Dépôt au greffeDans le mois/AGO
📊 Taux IS 2025 (taux transitoires)
17,5%
BNF ≤ 300K DH
20%
300K–1M DH
22,75%
1M–100M DH
34%
≥ 100M DH
CM : 0,25% de la base — Min. absolu IS : 3 000 DH
💰 RAS dividendes & CSS 2025
12,5%
RAS dividendes 2025 (→ 10% en 2027)
CSS — Barème 2025
BNF 1M–5M DH1,5%
BNF 5M–10M DH2,5%
BNF 10M–40M DH3,5%
BNF ≥ 40M DH5%

Comptes Annuels et Déclarations Fiscales

4.1 Tableaux de la liasse fiscale IS (déclaration art. 20 CGI)

N° Tab.IntituléObligation
TAB 1Bilan (Actif) — avec séparation terrain/construction obligatoireTous
TAB 2Bilan (Passif)Tous
TAB 3Passage du résultat net comptable au résultat net fiscal (IS et CSS)Tous
TAB 4Tableau des immobilisations (hors financières)Tous
TAB 5État des Soldes de Gestion (ESG)CA > 10 M DH
TAB 6Détail des postes du CPCTous
TAB 7Tableau des biens en crédit-bail (avec col. Déduction fiscale)Si CBL
TAB 8Tableau des amortissementsTous
TAB 9Tableau des provisionsTous
TAB 10Plus ou moins-values sur cessions / retraits d'immobilisationsSi cession
TAB 11Tableau des titres de participationSi participations
TAB 12Détail de la TVA — rapprochement CA IS/CPC et CA TVA déclaréTous
TAB 13État de répartition du capital socialTous
TAB 14État d'affectation des résultatsTous
TAB 15Déclaration du résultat fiscal et de l'IS (+ acomptes)Tous
TAB 16Tableau des dotations aux amortissementsTous
TAB 19Tableau des locations et charges locativesSi locations
ℹ️
Contrôles DGI en télé-déclaration : La DGI effectue des contrôles automatiques de cohérence inter-tableaux (TAB 3 vs TAB 7/8/16, CA CPC vs TAB 12 TVA, écarts rémunérations vs déclarations sociales). Vérifier ces rapprochements AVANT dépôt (art. 221 bis CGI).

4.2 Délais de dépôt 2026

Obligation déclarativeDélai / Échéance
Déclaration IS (art. 20 CGI)≤ 31/03/2026
Déclaration CSS (art. 270 CGI)≤ 31/03/2026
Acomptes IS (art. 169 CGI)31/03, 30/06, 30/09, 31/12
Déclaration TVA mensuelleFin du mois suivant
IR / Traitements et salaires (9421)≤ 28/02/2026
Déclaration dépôt au greffe (SA/SARL)SARL : Dans le mois suivant l'AGO
SA : Dans les 2 mois suivant l'AGO

4.3 Nouveautés LF 2025 (Loi n°60-24) — Synthèse

Mesure LF 2025Ancienne règleNouvelle règle 2025
Plafond amort. véhicules tourisme (art. 10-I-F)300 000 DH (depuis 1994)400 000 DH — soit 80 000 DH/an max
Plafond CBL véhicules tourisme300 000 DH400 000 DH × 20% = 80 000 DH/an
RAS dividendes distribués15% (régime antérieur)12,5% en 2025 → 11,25% 2026 → 10% 2027
Barème IS — tranche ≤ 300 000 DH15% (2024)17,5% en 2025 → 20% en 2026
Barème IS — tranche 1M-100M DH25,5% (2024)22,75% en 2025 → 20% en 2026
Barème IS — BNF ≥ 100 M DH33% (2024)34% en 2025 → 35% en 2026
Barème IR (art. 73 CGI)Ancien barèmeNouveau barème à 6 tranches (40k exon.)
Connexion DGE / Simpl obligatoireProgressiveAdresse électronique prestataire de confiance
CSS — Dernière année d'application2022 à 20242025 inclus (art. 273 CGI) — à provisionner

4.4 Nouveau barème IR 2025 (art. 73-I CGI, modifié par art. 8 LF n°60-24)

Ce barème impacte les entreprises individuelles, les associés de SNC/SCS non IS, et les gérants majoritaires dans certaines configurations.

Tranche de revenu annuel imposable (DH)Taux IR 2025Observation
Jusqu'à 40 000 DHExonéréeSeuil relevé (LF 2025)
De 40 001 à 60 000 DH10%
De 60 001 à 80 000 DH20%
De 80 001 à 100 000 DH30%
De 100 001 à 180 000 DH34%
Au-delà de 180 000 DH37%Taux marginal

4.5 Contrôle des transactions — Art. 193 CGI (seuil 20 000 DH)

Tout règlement d'une transaction d'un montant égal ou supérieur à 20 000 DH entre contribuables professionnels doit obligatoirement être effectué par chèque barré non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement ou dépôt bancaire, procédé électronique ou compensation.

⚠️
Sanction art. 193 CGI : amende de 6% du montant de la transaction effectuée en espèces. Ce seuil de 20 000 DH concerne les sanctions sur le vendeur/prestataire. À distinguer du seuil de déductibilité fiscale de l'art. 11-II (5 000 DH/jour).

Check-list de Clôture — Cabinet El-Housny Youssef

A. Travaux préliminaires et organisation

Confirmer la date de clôture et réunir les interlocuteurs clés (DAF, gérant, CAC)
Lancer les demandes de confirmation bancaires et tiers significatifs
Organiser et superviser l'inventaire physique des stocks (date, équipes, fiches de comptage)
Obtenir et pointer tous les relevés bancaires au 31/12/2025
Recenser les contrats significatifs : crédit-bail, emprunts, assurances, baux
Identifier les événements post-clôture (avant AGO) à mentionner dans l'ETIC
Vérifier le compte fiscal du contribuable sur Simpl.tax

B. Bilan — Contrôles clés

Rapprochement des immobilisations : entrées/sorties/amortissements (TAB 4 vs grand-livre)
Séparation terrain / construction dans TAB 4 (exigé par DGI)
Vérifier que tous les biens mis en service avant 31/12 sont amortis
Contrôler le traitement fiscal des véhicules tourisme : plafond 400 000 DH (LF 2025)
Valider le tableau de suivi des crédits-baux (TAB 7) : plafond 400 000 DH × 20%
Pointer les stocks : concordance inventaire physique / comptabilité / TAB 6
Analyser les créances clients > 6 mois : provisions à constituer avec recours judiciaire
Vérifier les comptes courants d'associés : capital libéré ? montant ? taux MAX ?
Rapprochements bancaires finalisés pour tous les comptes (y compris soldes créditeurs)
Contrôler les soldes inter-compagnies et associés

C. CPC — Contrôles clés

Comptabiliser les FAE (factures à établir) et produits à recevoir
Enregistrer les FNP (factures non parvenues) et charges à payer
Constituer les provisions pour risques et charges (litiges, garanties…)
Comptabiliser les ICNE (intérêts courus non échus) sur emprunts et CCA
Provisionner les congés payés non pris et primes/bonus de l'exercice
Rattacher les CCA / PCA (charges et produits constatés d'avance)
Enregistrer les écarts de conversion actif (charge) et passif (produit imposable)
Enregistrer la dotation aux amortissements (vérifier taux, base, première année prorata)
Provisionner la CSS si BNF provisoire ≥ 1 000 000 DH (taux 1,5% à 5%)

D. Passage fiscal et calcul IS 2025

Réintégrer toutes les charges non déductibles (amendes, libéralités, IS, CSS, etc.)
Vérifier les dépenses en espèces : > 5 000 DH/jour/fourn. ou > 50 000 DH/mois/fourn.
Calculer la réintégration véhicules tourisme : base réelle – 400 000 DH (plafond LF 2025)
Vérifier les conditions CCA (capital libéré, plafond capital, taux BAM)
Contrôler les provisions : déductibilité (recours judiciaire dans 12 mois pour créances)
Appliquer le bon taux IS 2025 (taux transitoire selon tranche : 17,5% / 20% / 22,75% / 34%)
Calculer la CM : 0,25% × base (CA HT + prod. financiers + subv.) — min 3 000 DH
IS dû = Max (IS théorique ; CM) — déduire les acomptes versés
Calculer et comptabiliser la CSS si BNF ≥ 1 000 000 DH (ne pas oublier la réintégration)
Traiter les déficits reportables : imputer en priorité la fraction à 4 ans

E. Liasse fiscale et déclarations 2026

Renseigner TAB 3 : passage RC au RF (IS et CSS séparément si possible)
Vérifier la cohérence TAB 8 (amortissements) vs TAB 16 vs grand-livre
Vérifier TAB 9 (provisions) vs grand-livre
Renseigner TAB 7 (CBL) avec plafond 400 000 DH (LF 2025)
Rapprochement CA TAB 12 TVA vs CA CPC — justifier tout écart
Compléter TAB 13 (capital), TAB 14 (affectation N-1 validée AGO)
Préparer TAB 15 : résultat fiscal, IS, acomptes, reliquat ou excédent
Déclarer la CSS dans les 3 mois (≤ 31/03/2026) par procédé électronique
Déposer la déclaration IS via Simpl.tax (≤ 31/03/2026)
Préparer les déclarations TVA, IR salaires (28/02), TP (31/01), CNSS (31/01)
Dépôt au greffe après AGO (dans le mois suivant) — justifier les RAS dividendes 12,5%

© CABINET EL HOUSNY YOUSSEF -CHY-

Expertise Comptable | Audit | Conseil Fiscal | commissariat aux comptes
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Traitement comptable des avances de trésorerie entre les sociétés du Groupe (Holding)

Traitement comptable des avances de trésorerie entre les sociétés du Groupe (Holding)

Les avances de trésorerie entre sociétés appartenant à un même groupe constituent des opérations financières intra-groupe devant être comptabilisées conformément au CGNC, aux principes de substance économique, et, le cas échéant, aux règles fiscales applicables (TVA, RAS TPPRF,…).

  • La direction du flux (société mère ↔ filiale),
  • La nature de l’opération (court terme vs financement moyen/long terme),
  • L’existence ou non d’une rémunération (intérêts).

1- Avance de trésorerie de la société mère vers une filiale :

 Chez la société mère   Débit    3488 Avances Tréso Sté ….         Crédit 5141 Banque
Chez la société filiale     Débit    5141 Banque    Crédit 4463 Compte courant associé– société mère-

2-Avance de trésorerie d’une filiale vers la société mère :

  Chez la société mère   Débit    5141 Banque    Crédit 4488 Avance TrésoSté…  
Chez la société filiale Débit    3488 Avances Tréso société mère…         Crédit 5141 Banque

3- Flux de trésorerie entre deux filiales du même groupe :

  Chez la filiale A (prêteuse) Débit    3488 Avances Tréso Société …Crédit 5141 Banque  
Chez la filiale B (bénéficiaire) Débit    5141 Banque     Crédit 4488 Avance Tréso Société…

4-Comptabilisation des intérêts :

Lorsque les avances intra-groupes sont rémunérées, les intérêts doivent être comptabilisés  conformément au principe de rattachement des charges et produits à l’exercice, avec application des retenues fiscales et de la TVA prévues par la réglementation en vigueur.

Chez la société qui reçoit les intérêts (prêteuse) Débit    3488 Intérêts courus sur avance Tréso Sté… Débit    3458 Etat RAS TPPRF      Crédit 7383 Revenus des créances rattachées à des participations     Crédit 4455 Etat TVA facturée ………………………..…………
Chez la société qui paie les intérêts (bénéficiaire)   Débit    63113 Intérêts sur dettes rattachées à des participations Débit     3455 Etat TVA récupérable       Crédit 4488 Intérêts à payer Avance Tréso Sté…     Crédit 4458 Etat RAS TPPRF…………………..

NB :

Pour les opérations de financement Moyen et long terme :

  • 1483 : Dettes rattachées à des participations
  • 2415 : Prêts aux associés
  • 2483 : « créances rattachées à des participations » : Les prêts accordés à la filiale et autre participation.

Taux TVA : 10%.

Taux RAS TPPRF : 20% (Entre sociétés de droit privé)& Paiement de la RAS/TPPRF la fin du mois suivant celui du paiement ou de l’inscription en compte.

🔎Points d’attention (audit & fiscalité)

  • Formalisation recommandée via convention d’avance intra-groupe
  • Justification du taux d’intérêt (principe de pleine concurrence)
  • Distinction claire entre avance de trésorerie et financement assimilable à un prêt
  • Élimination des soldes et produits/charges en consolidation

Conclusion

Les avances de trésorerie intra-groupe constituent des instruments de gestion financière légitimes, à condition d’être correctement documentées, comptabilisées et fiscalement sécurisées, afin d’éviter tout risque de requalification ou de remise en cause lors d’un contrôle fiscal ou d’un audit légal.

📌Article préparé et publié par l’équipe du :

CABINET EL-HOUSNY YOUSSEF (CHY)

Expertise comptable I Commissariat aux comptes I Conseil

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Taux de change fiscaux applicables aux revenus de source étrangère – Exercice 2025-

Taux de change fiscaux applicables aux revenus de source étrangère – Exercice 2025-

La Direction Générale des Impôts a arrêté les taux de change moyens à retenir pour la conversion en dirhams des revenus de source étrangère perçus au titre de l’exercice 2025 et libellés en monnaies étrangères.

Ces taux constituent la référence officielle à appliquer lors de l’établissement des obligations déclaratives fiscales au Maroc, notamment en matière d’Impôt sur le Revenu, d’Impôt sur les Sociétés et de retenues à la source.

1 Euro ……………………………………………… 10,550 DH
1 Dollar américain …………………………… 9,344 DH
1 Livre sterling (anglaise) ………………… 12,323 DH
1 Franc suisse ………………………………….. 11,271 DH

Ces taux s’imposent à l’ensemble des contribuables concernés pour la détermination de la base imposable afférente aux revenus de source étrangère perçus en 2025.

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Assujettissement des marchés publics aux droits d’enregistrement

Assujettissement des marchés publics aux droits d’enregistrement

La Direction Générale des Impôts informe les entreprises que les marchés publics et les actes et conventions ayant pour objet la réalisation des travaux, fournitures ou services, pour le compte de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics et leurs filiales ainsi que pour le compte des autres organismes publics tenus d’appliquer la réglementation relative aux marchés publics, sont désormais assujettis aux droits d’enregistrement au taux de 0,1 %.

Il est à préciser que les droits d’enregistrement, la pénalité et les majorations dus sur les marchés et les actes et conventions, sont supportés par les titulaires du marché ou par les entreprises chargées de l’exécution de ces actes et conventions.

Ces dispositions sont applicables aux actes et conventions enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Référence légale : Articles 127-I-B-6° et 133-I-i du Code Général des Impôts

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Droits d’enregistrement Traitement fiscal des opérations de crédits ainsi que les garantieset les mainlevées y afférentes

Droits d’enregistrement
Traitement fiscal des opérations de crédits ainsi que les garanties
et les mainlevées y afférentes

La Direction Générale des Impôts informe les contribuables que la loi de finances pour l’année budgétaire 2026, a étendu l’exonération des droits d’enregistrement aux actes constatant des opérations de crédit accordées par tous les établissements de crédits et organismes assimilés qui sont régis par la loi n° 103-12 relative à ces derniers

Par ailleurs, la loi de finances 2026 prévoit également, l’application du droit fixe de 200 dirhams aux actes de cautions, de constitutions d’hypothèque, de nantissement sur fonds de commerce réalisés en garantie des opérations de crédit accordé par les établissements précités ainsi que les mainlevées relatives auxdites garanties.

Ces mesures sont applicables aux actes et conventions enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Référence légale : Articles 129-V-4° et 135-II-14° du Code Général des Impôts

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Droits d’enregistrement Clarification de l’obligation de présenter une attestation de non prépondérance immobilière pour bénéficier de l’exonération des actes de cessions des actions et parts sociales

Droits d’enregistrement
Clarification de l’obligation de présenter une attestation de non prépondérance immobilière pour bénéficier de l’exonération des actes de cessions des actions et parts sociales

La loi de finances pour l’année budgétaire 2026 a précisé que pour bénéficier de l’exonération des droits d’enregistrement prévue pour les cessions, à titre onéreux ou gratuit, de parts dans les groupements d’intérêt économique, d’actions ou de parts sociales dans les sociétés autres que les sociétés immobilières transparentes ou les sociétés à prépondérance immobilière, les personnes concernées doivent présenter une attestation, délivrée selon un modèle établi par l’administration, attestant que les actions ou les parts sociales concernées ne se rapportent pas aux sociétés immobilières transparentes ou aux sociétés à prépondérance immobilière précitées.

Cette mesure est applicable aux actes et conventions enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Référence légale : Article 129-IV-25° du Code Général des impôts.

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Application d’un droit fixe de 1 000 dirhams aux opérationsde transferts des éléments de l’actif circulant réalisées entre les sociétés de groupes

Application d’un droit fixe de 1 000 dirhams aux opérations
de transferts des éléments de l’actif circulant réalisées entre les sociétés de groupes

La Direction Générale des Impôts informe les groupes de sociétés que la loi de finances pour l’année budgétaire 2026, a prévu un droit fixe de mille (1000) dirhams en matière de droits d’enregistrement applicable aux opérations de transfert des éléments de l’actif circulant réalisées par les sociétés ayant opté pour le régime incitatif aux opérations de restructuration des groupes de sociétés prévu à l’article 161 bis-I du Code Générale des Impôts.

Cette mesure est applicable aux actes et conventions enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Référence légale : Article 135-I-2° du Code Général des Impôts.

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Fondations des oeuvres sociales des administrations publiques exonération des droits d’enregistrement pour les acquisitions immobilières

Fondations des oeuvres sociales des administrations publiques
Exonération des droits d’enregistrement pour les acquisitions immobilières

La Direction Générale des Impôts informe les Fondations des OEuvres Sociales des Administrations Publiques que la loi de finances pour l’année budgétaire 2026, a prévu l’exonération des droits d’enregistrement des actes d’acquisition d’immeubles par les Fondations des OEuvres Sociales des Administrations Publiques créées par une loi et affectées à leur objet social, à l’exclusion des actes d’acquisition des immeubles affectés aux opérations immobilières.

Cette mesure est applicable aux actes et conventions enregistrés à compter du 1er janvier 2026.

Référence légale : Article 129-III-21° du Code Général des Impôts.

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