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Category: fiscalité

Guide complet : La TVA au Maroc

En résumé

La TVA au Maroc touche à la fois la vente, l'achat, la facturation, la comptabilité, la trésorerie et la documentation. Le risque fiscal naît souvent moins d'une fraude que d'un mauvais paramétrage, d'une pièce insuffisante, d'un calendrier mal suivi ou d'une compréhension partielle des textes applicables.

Ce qui change en 2026 — ce qu'il faut savoir

Les documents officiels du ministère des Finances et de la DGI confirment la poursuite de la réforme TVA engagée sur 2024-2026. Les notes synthétiques et circulaires montrent une convergence vers deux taux de référence : 20 % et 10 %, avec maintien d'exonérations et de cas sectoriels à vérifier au cas par cas dans le CGI.

En pratique, 2026 impose davantage de vigilance sur le paramétrage des taux et sur la date d'exécution des opérations. Une erreur de taux ou une facture irrégulière perturbe immédiatement la déduction, la déclaration et la cohérence du contrôle fiscal.

👥
Qui est concerné ?

Commerçants, prestataires de services, industriels, importateurs, entreprises en croissance, directions financières, responsables facturation et cabinets qui doivent sécuriser les opérations soumises à la TVA.


1La logique de la TVA : l'entreprise collecte, déduit et reverse

Les supports officiels du ministère des Finances rappellent que la TVA est une taxe sur le chiffre d'affaires qui s'applique aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant de certaines prestations de services et opérations assimilées. Pour l'entreprise, la TVA n'est pas une charge définitive lorsqu'elle agit correctement : elle la collecte sur ses ventes, récupère sous conditions celle supportée sur ses achats ou charges ouvrant droit à déduction, puis reverse la différence au Trésor.

Cette mécanique paraît simple, mais elle repose sur plusieurs conditions : bonne qualification de l'opération, bon taux, bon moment d'exigibilité, pièce justificative conforme et affectation correcte à l'activité taxable. Dès qu'un de ces maillons est fragile, l'entreprise perd la neutralité de la TVA et supporte soit un coût injustifié, soit un risque de rappel.

2Les taux en 2026 : comprendre la réforme sans simplifier à l'excès

Les notes officielles de la DGI sur les lois de finances 2024, 2025 et 2026 montrent une réforme progressive de la TVA avec convergence vers deux taux de référence : 20 % comme taux normal et 10 % comme taux réduit de référence. Cela ne veut pas dire que toutes les opérations se résument instantanément à ces deux taux sans exception. Certaines catégories ont connu ou connaissent des transitions, tandis que les exonérations prévues par le CGI demeurent à vérifier opération par opération.

La bonne méthode en 2026 consiste donc à éviter deux erreurs symétriques : croire que rien n'a changé, ou croire que tout est désormais à 20 % ou 10 %. La réalité est plus technique. Chaque entreprise doit cartographier ses flux : ventes, acomptes, importations, services, refacturations, remises, avoirs, immobilisations, prestations mixtes. Ensuite, elle doit valider le taux applicable et la date d'effet retenue, car les réformes de taux sont particulièrement sensibles sur les opérations étalées dans le temps.

Le point-clé : la date d'exécution de l'opération

Points de vigilance : Les documents officiels de 2026 insistent sur le fait que le taux applicable se détermine par référence à la date d'exécution de l'opération. Il faut donc documenter les dates de livraison, de prestation, d'acompte et de facturation pour sécuriser le bon taux.

3Le droit à déduction : là où se joue le vrai risque

La récupération de la TVA ne dépend pas seulement du fait d'avoir payé une facture. Il faut une facture régulière, une dépense liée à l'activité ouvrant droit à déduction, une comptabilisation propre, un classement documentaire fiable et un traitement cohérent en déclaration.

En pratique, les principales pertes de déduction proviennent de :

📄Factures incomplètes

Mentions manquantes, incohérences d'identification, de date ou de taux.

🏷️Dépenses mal qualifiées

Confusion entre dépenses de l'entreprise et dépenses personnelles.

⚙️Opérations mal paramétrées

Traitement incorrect des activités hors champ ou exonérées.

🗂️Archivage défaillant

Pièces sans possibilité de rapprochement rapide.

Le point de vigilance majeur est la qualité de la facture. Une facture conforme n'est pas un détail administratif ; c'est la clef de la déduction et de la défense du dossier. Le risque augmente encore lorsque la comptabilité et la facturation ne parlent pas le même langage.

4Les erreurs les plus fréquentes en entreprise

Parmi les erreurs les plus courantes :

  • Appliquer un taux par habitude sans vérifier la réforme en vigueur
  • Confondre devis, pro forma et facture fiscale
  • Déduire la TVA sur une dépense insuffisamment justifiée
  • Oublier de traiter correctement les avoirs
  • Mal gérer les avances et acomptes
  • Conserver des pièces sans piste de contrôle entre facture, bon de commande, contrat et paiement
  • Ne pas cartographier les flux mixtes (opérations taxables, exonérées et accessoires)
La meilleure prévention : documenter un référentiel TVA interne — qui valide le taux, qui contrôle la facture fournisseur, comment sont traités les acomptes, qui gère les avoirs, comment les dossiers sont préparés, et quelle est la procédure de revue avant dépôt de la déclaration. Une politique TVA écrite réduit fortement les litiges.

5Ce qu'un dirigeant doit exiger de son organisation TVA

Le dirigeant n'a pas besoin de refaire la déclaration lui-même, mais il doit exiger quatre garanties :

🗺️Cartographie des flux

Vision claire de toutes les opérations taxables et exonérées.

🔄Paramétrage mis à jour

Taux reflétant la réglementation en vigueur à date.

Circuit de validation

Procédure de contrôle des factures émises et reçues.

📊Capacité de justification

Réponse rapide et documentée à toute demande du fisc.

En 2026, une entreprise qui ne sait pas expliquer ses taux et ses déductions se met en position défensive permanente. La TVA est aussi un sujet de trésorerie : un mauvais traitement retarde les encaissements, perturbe les marges et dégrade le dialogue avec les banques et investisseurs.

6Les cas concrets qui piègent le plus les PME

Les PME rencontrent des difficultés récurrentes sur les acomptes, les avoirs, les prestations continues, les ventes avec remises, les opérations mêlant plusieurs taux, les refacturations internes et les dépenses de direction insuffisamment justifiées. Chacun de ces cas paraît mineur isolément, mais leur accumulation dégrade rapidement la qualité de la déclaration de TVA et la défense du dossier en cas de contrôle.

Le meilleur remède : un guide interne de quelques pages avec exemples maison — comment traiter un acompte, comment émettre un avoir, qui valide le taux, comment archiver la preuve de l'opération et comment rapprocher la facture avec le paiement. Cette pédagogie simple fait gagner plus qu'une expertise théorique non diffusée.

7La TVA comme sujet de trésorerie, pas seulement de conformité

Une mauvaise gestion de TVA dégrade immédiatement la trésorerie : avoirs tardifs, taux mal paramétrés, déductions refusées, encaissements bloqués chez certains clients ou besoin de corrections répétées. Le sujet n'est donc pas seulement fiscal ; il touche la marge et le cash.

Les entreprises les plus solides sont celles qui relient la TVA à leurs indicateurs financiers et non uniquement au calendrier des déclarations.


Risques en cas de non-conformité

Points de vigilance : Les principaux risques sont les déclarations erronées avec déductions rejetées, les erreurs de taux entraînant rappels et intérêts, une documentation insuffisante rendant impossible la défense du dossier en contrôle, la tension de trésorerie par blocage des remboursements, le risque de requalification des opérations et des retenues à la source mal appliquées.

Plan d'action recommandé

  1. Cartographier les fluxIdentifier tous les impôts, taxes et retenues applicables selon l'activité réelle et la chaîne contractuelle.
  2. Relier chaque traitement à une pièce probanteAssocier schéma d'écriture et contrôle mensuel à chaque opération.
  3. Tester les zones sensiblesTVA, retenues, charges mixtes, comptes courants, facturation et délais déclaratifs.
  4. Mettre à jour le paramétrageLogiciel et modèles de factures après chaque évolution de texte réglementaire.
  5. Procéder à une revue périodique de conformitéAvec plan de correction documenté et responsabilités identifiées.

Le parcours administratif à sécuriser

Le bon taux ou la bonne règle ne suffisent pas. L'entreprise doit aussi prouver la réalité de l'opération, sa date, sa nature et la cohérence entre facture, contrat, paiement et comptabilité.

Concrètement, ce sujet doit être traduit en procédures internes claires, en documents modèles, en responsabilités identifiées et en calendrier de suivi. Une bonne pratique consiste à matérialiser un dossier permanent regroupant les actes ou contrats utiles, les pièces justificatives structurantes, le schéma des flux, les options retenues, la liste des échéances et les contrôles clés.

Les zones où naissent les redressements

Les redressements les plus fréquents apparaissent dans les décalages de calendrier, les charges insuffisamment justifiées, les retenues oubliées, les factures irrégulières et les comptes d'associés mal documentés.

Anticiper plutôt que corriger

Le meilleur moment pour fiabiliser un flux fiscal est avant l'émission de la facture ou avant la clôture. Après coup, les régularisations coûtent plus cher et convainquent moins.

Notre lecture cabinet

La fiscalité se sécurise par le couple documentation + paramétrage. Une entreprise qui sait expliquer ses flux, ses pièces et ses calculs réduit très fortement son exposition au risque fiscal.

Questions fréquentes

La réforme TVA 2026 signifie-t-elle qu'il n'existe plus que deux taux ?
Elle consacre une convergence vers 20 % et 10 % comme taux de référence, mais il faut continuer à vérifier les exonérations et situations particulières prévues par le CGI.
Puis-je déduire la TVA sur n'importe quelle facture payée ?
Non. La déduction suppose une dépense ouvrant droit à déduction, une facture régulière et un traitement comptable et déclaratif correct.
Une facture pro forma permet-elle de déduire la TVA ?
Non. Il faut une facture fiscale conforme et les justificatifs associés.
Quel est le point de contrôle le plus fréquent ?
La cohérence entre la nature de l'opération, le taux appliqué, la facture émise ou reçue et la déclaration déposée.
Pourquoi la TVA crée-t-elle autant d'erreurs ?
Parce qu'elle touche à la fois la vente, l'achat, la facturation, la comptabilité, la trésorerie et la documentation.

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Guide complet : Comment réserver un nom commercial / certificat négatif au Maroc

Dans la pratique, les difficultés ne viennent pas seulement du dépôt initial, mais surtout de l'enchaînement entre certificat négatif, statuts, registre du commerce, identifiants fiscaux, CNSS, siège social et ouverture opérationnelle. Cet article propose une lecture cabinet : comprendre l'ordre logique, les pièces attendues, les arbitrages juridiques et les risques de non-conformité afin de réduire les allers-retours et les coûts cachés.

Ce qui change / ce qu'il faut savoir

Le nom commercial se traite désormais principalement en ligne. L'OMPIC rappelle que le registre central du commerce délivre le certificat négatif qui atteste de la disponibilité du nom demandé et réserve ce nom pendant une durée limitée ; ses FAQ précisent une réservation de trois mois.

La digitalisation n'a pas simplifié le fond du sujet. Un nom acceptable juridiquement et administrativement doit rester disponible, distinctif, cohérent avec l'activité et correctement rédigé dans la demande. Le rejet provient le plus souvent d'une préparation insuffisante.

Qui est concerné

Ce guide concerne les créateurs de sociétés, entrepreneurs individuels qui exploitent une enseigne, cabinets de création, investisseurs étrangers, et toute personne qui doit sécuriser la dénomination d'une entité commerciale avant l'immatriculation.


1. Ce que prouve réellement le certificat négatif

Le certificat négatif n'est pas un simple document préparatoire. Il remplit une fonction centrale : il atteste, à la date de délivrance, que le nom commercial demandé est disponible au regard de la base gérée par l'OMPIC pour la dénomination, l'enseigne et, le cas échéant, le sigle. Autrement dit, il ouvre la voie au dépôt du dossier de création, mais il ne doit pas être confondu avec un droit de propriété intellectuelle au sens d'une marque enregistrée. Beaucoup d'entrepreneurs font cette confusion et pensent qu'un certificat négatif protège globalement leur signe sur tous les terrains. Ce n'est pas sa fonction.

À retenir : Les FAQ de l'OMPIC indiquent une réservation de trois mois. Il faut donc enchaîner rapidement les formalités de constitution. Un certificat négatif obtenu trop tôt puis laissé sans suite oblige souvent à recommencer une partie du processus, avec un risque que la dénomination ne soit plus disponible au moment où le projet est réellement prêt.

2. Comment la demande s'effectue en pratique

Les demandes liées au nom commercial sont orientées par l'OMPIC vers la voie électronique. Les formulaires RCC et la plateforme dédiée permettent de choisir le type de demande selon le cas : dénomination, enseigne, modification avant immatriculation ou changement de données déjà inscrites. Dans la pratique, il faut préparer plusieurs variantes de nom, car le premier choix est loin d'être toujours disponible. Il est également conseillé d'arrêter au préalable la forme juridique, car celle-ci figure dans le dossier et conditionne la cohérence du projet.

La demande doit être rédigée avec rigueur : orthographe stabilisée, séparation claire entre dénomination et sigle, cohérence avec l'activité, et absence d'éléments susceptibles d'induire en erreur. Les demandes faites « à la hâte » avec des formulations génériques, trop proches d'un nom existant, ou reposant sur un mot banal faiblement distinctif, sont celles qui génèrent le plus de retours. Un cabinet a intérêt à intégrer une revue de nom commercial dans sa checklist de constitution au même titre qu'une revue statutaire.

CN1, CN2, CN4 : pourquoi il faut choisir le bon formulaire

Les FAQ et formulaires OMPIC distinguent la demande relative à la dénomination et celle relative à l'enseigne. Il faut donc savoir ce que l'on demande exactement. Une dénomination sociale, une enseigne d'exploitation et un sigle ne jouent pas le même rôle dans la vie de l'entreprise. Cette distinction évite de déposer un nom séduisant commercialement mais mal exploité juridiquement.

Formulaire Objet Cas d'usage typique
CN1 Demande de dénomination sociale Création d'une société (SARL, SA, SAS…)
CN2 Demande d'enseigne Point de vente, commerce physique
CN4 Modification / changement de données Mise à jour d'une dénomination existante

3. Les motifs de rejet les plus fréquents

01
Proximité avec un nom existant

Ajouter un mot courant, une ponctuation ou une orthographe légèrement différente ne crée pas nécessairement un signe acceptable.

02
Caractère trop générique ou descriptif

Un intitulé banal décrivant simplement l'activité sans élément distinctif fort est plus exposé au refus.

03
Éléments réglementés ou institutionnels

Termes géographiques ou professionnels qui peuvent laisser croire à une qualité ou à une autorisation particulière.

04
Incohérences internes au dossier

Forme juridique non stabilisée, incohérence entre activité et nom choisi, ou absence d'anticipation sur la suite du projet.

Réserver un nom n'est pas seulement « passer le filtre OMPIC » ; c'est choisir une identité juridique et opérationnelle qui tiendra dans le temps. Un nom peut être disponible mais mal pensé pour le développement commercial, le site internet, la marque future, la communication bancaire ou la crédibilité vis-à-vis d'investisseurs.

4. Ce qu'il faut faire juste après l'obtention du certificat négatif

Une fois le certificat obtenu, il faut immédiatement verrouiller le reste du dossier : statuts, siège social, identité des associés ou actionnaires, dirigeants, pouvoirs, capital, calendrier de signature et flux de paiement des formalités. Le certificat négatif ne doit jamais rester isolé dans un dossier en attente. Plus le délai s'allonge, plus le risque augmente : évolution du projet, changement de forme juridique, divergence entre nom réservé et nom utilisé dans les projets d'actes, ou simple expiration de la réservation.

Il est également recommandé, dans les dossiers à enjeu de marque ou de communication, de mener en parallèle une réflexion plus large sur les signes distinctifs : disponibilité digitale, cohérence de l'enseigne, futur dépôt de marque, nom de domaine et charte de communication. Le certificat négatif ne remplace pas ces vérifications. Il constitue une brique administrative essentielle, mais pas l'intégralité de la stratégie d'identité de l'entreprise.

5. Nom commercial, enseigne et marque : ne pas mélanger les protections

Dans la pratique, les entrepreneurs utilisent souvent un seul nom pour tout : société, enseigne, logo, domaine internet et future marque. Cette approche est pratique commercialement, mais elle exige une lecture juridique plus fine. Le certificat négatif traite la disponibilité du nom commercial dans la chaîne de création ; la marque relève d'une logique de propriété industrielle distincte ; l'enseigne répond à la visibilité d'exploitation. Un projet bien préparé vérifie l'articulation entre ces trois niveaux avant de communiquer massivement sur son identité.

Cette distinction a des conséquences très concrètes. Une société peut obtenir un certificat négatif et découvrir ensuite que sa stratégie de marque, son nom de domaine ou son identité visuelle méritent une protection complémentaire. À l'inverse, un porteur de projet peut investir dans un branding avancé sans avoir sécurisé le nom commercial de la future société.

Bonne pratique : Construire une courte matrice avant immatriculation : quel signe sert à la dénomination sociale, quel signe sera utilisé comme enseigne, quel signe mérite un dépôt de marque, et quels noms de domaine doivent être réservés. Ce travail coûte beaucoup moins cher avant immatriculation qu'après lancement commercial.

Risques en cas de non-conformité

  • Rejet ou suspension d'un dossier
  • Non-cohérence entre statuts et exploitation réelle
  • Oubli d'une formalité post-création
  • Sous-estimation des coûts
  • Démarrage d'activité avec un cadre contractuel et fiscal mal calibré

Plan d'action recommandé

  1. Cartographier l'activité réelle, les associés, la gouvernance et l'horizon de croissance avant de choisir la forme juridique.
  2. Préparer un dossier unique et cohérent : identité, adresse, activité, capital, pouvoirs, justificatifs et calendrier.
  3. Sécuriser les statuts et les actes annexes avant dépôt pour éviter de corriger après immatriculation.
  4. Planifier les formalités post-création dès l'amont : fiscalité, CNSS, contrats, facturation, comptabilité et compte bancaire.
  5. Mettre en place un suivi cabinet de bout en bout avec contrôle documentaire et jalons.

Le parcours administratif à sécuriser

Un bon dossier suit une logique de dépendance. Le nom commercial, la rédaction des statuts, les justificatifs d'adresse et de pouvoirs, puis les formalités d'immatriculation et d'identification doivent être pensés comme une chaîne. Dès qu'un document est incohérent avec les autres, le temps de traitement s'allonge.

Concrètement, ce sujet doit être traduit en procédures internes claires, en documents modèles, en responsabilités identifiées et en calendrier de suivi. Une bonne pratique consiste à matérialiser un dossier permanent regroupant les actes ou contrats utiles, les pièces justificatives structurantes, le schéma des flux, les options retenues, la liste des échéances et les contrôles clés.

Du point de vue cabinet, une approche par risque permet de distinguer les erreurs de conception initiale, les erreurs d'exécution au fil de l'eau et les erreurs de preuve. Cette distinction aide à prioriser les corrections : d'abord le cadre juridique et fiscal, ensuite le paramétrage opérationnel, puis la documentation de la piste d'audit et des contrôles.

Les arbitrages économiques derrière la formalité

Au-delà des pièces, le dirigeant doit arbitrer entre souplesse de fonctionnement, crédibilité bancaire, répartition des pouvoirs, protection des associés, régime de responsabilité et niveau de structuration attendu par les clients et partenaires.

Les livrables internes à préparer après création

Pour éviter une société créée mais mal opérationnelle, il faut préparer dès le départ un mini-kit de conformité : processus de facturation, classement des justificatifs, gouvernance de signature, procédure de paie si recrutement, et calendrier déclaratif.


Notre lecture cabinet

Notre lecture cabinet est simple : une création d'entreprise ne doit pas être traitée comme une simple démarche administrative. C'est le point de départ d'une architecture juridique, comptable, fiscale et sociale. Plus le cadrage initial est précis, moins l'entreprise subira de coûts de correction ensuite.

Questions fréquentes

Le certificat négatif protège-t-il une marque ?
Non. Il atteste la disponibilité du nom commercial demandé dans la logique de création d'entreprise, mais il ne remplace pas un dépôt de marque.
Combien de temps le nom est-il réservé ?
Les FAQ OMPIC indiquent une réservation de trois mois. Il faut donc préparer les actes de constitution sans tarder.
Peut-on déposer uniquement une enseigne ?
Oui, mais il faut choisir le bon formulaire et distinguer clairement la dénomination, l'enseigne et le sigle.
Pourquoi une demande peut-elle être rejetée alors que le nom me paraît différent ?
Parce qu'une différence d'apparence ne suffit pas toujours ; l'OMPIC examine la disponibilité et la distinctivité au regard des règles applicables et des signes existants.
Faut-il vérifier la marque et le nom de domaine en plus ?
Oui, surtout si le projet a un enjeu commercial ou digital fort. Le certificat négatif ne couvre pas à lui seul l'ensemble des risques liés aux signes distinctifs.
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Guide Directives_OEC MAROC _Delais_Paiement_Loi 69-21

Partie I — Commissaire aux Comptes

CA ≥ 50 MMAD

Directive approuvée : 6 octobre 2023

Déclaration : Trimestrielle

Partie II — Expert-Comptable

CA < 50 MMAD

Directive approuvée : 11 mars 2025

Déclaration : Annuelle (2024–2025) puis trimestrielle (à partir de 2026)

Partie I — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Directive relative aux diligences du Commissaire aux Comptes — Appliquer pour les entités réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à 50 MMAD

Directive OEC approuvée le 6 octobre 2023

Introduction

1. La présente directive a pour objet de définir les principes fondamentaux et leurs modalités d'application relatifs au rôle, aux conditions d'intervention et aux diligences du commissaire aux comptes à qui il est demandé, conformément aux dispositions de la Loi 69-21, d'émettre un visa sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents.

2. A cet effet, et conformément aux dispositions de ladite loi, la mission est assurée par le(s) commissaire(s) aux comptes de l'entité en exercice, lorsqu'il s'agit d'une entité réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à MMAD 50.

Par ailleurs, pour les entités spécifiques réalisant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à MMAD 50 et n'ayant pas un commissaire aux comptes (établissements publics, succursales, etc.), la mission est réalisée par l'auditeur externe en exercice (commissaire aux comptes dans la suite de la présente directive).

3. Cette intervention ponctuelle requiert du ou des commissaire(s) aux comptes une obligation de moyens, c'est-à-dire, la mise en œuvre des diligences requises en vue de délivrer son/leur visa.

Elle requiert également des délais minimums afin que le commissaire aux comptes puisse mettre en œuvre ses diligences en application des exigences et normes professionnelles. Le commissaire aux comptes doit à ce titre, et en fonction de la taille et des spécificités de l'entité et compte tenu de la date limite de dépôt de la déclaration, convenir avec les dirigeants de l'entité de délais appropriés de remise de la déclaration et des pièces justificatives correspondantes.

Ces délais devront être précisés dans la lettre de mission et ne pourront être inférieurs à quinze jours de la date limite de dépôt de la déclaration.

4. La déclaration et l'état joint sont établis sous la responsabilité de la direction de l'entité qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

5. Cette mission a pour but, sur la base des diligences citées ci-dessous, de délivrer un visa de concordance conformément aux dispositions prévues par la loi 69-21.

Le visa, auquel est annexé l'état joint à la déclaration signé par la direction de l'entité, est délivré :

  • Soit sans observations,
  • Soit avec observations motivant la/les discordance(s) relevée(s),
  • Soit avec impossibilité de conclure sur la concordance lorsque l'étendue des observations le justifie.

Attitude professionnelle du commissaire aux comptes

6. Dans le cadre de la réalisation de cette mission, le Commissaire aux comptes doit se référer aux principes fondamentaux prévus par le Code des devoirs professionnels adopté par le décret n°2.18.254 et publié au Bulletin officiel n°6844 du 2 janvier 2020.

7. Le visa de concordance est délivré par le commissaire aux comptes dans le respect des dispositions légales et réglementaires, des normes professionnelles ainsi que des dispositions de la présente directive.

8. La réalisation de cette mission reste subordonnée à la disponibilité de toutes les pièces justificatives requises, documentant les informations figurant dans l'état joint à la déclaration, bases de contrôle du professionnel.

9. Cette intervention constitue une mission connexe instituée par la Loi. Elle doit faire l'objet d'une lettre de mission séparée précisant l'objectif de la mission, les responsabilités respectives et les modalités d'intervention. Un modèle de lettre de mission est présenté en annexe.

Diligences

10. Le Commissaire aux comptes doit prendre connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet.

11. Le commissaire aux comptes doit mener les diligences qu'il estime nécessaires selon son jugement professionnel, notamment s'entretenir avec la direction de l'entité, s'appuyer sur la connaissance qu'il a ou qu'il devra avoir de l'entité et s'enquérir de toutes les informations nécessaires pouvant impacter éventuellement ses conclusions.

12. Le commissaire aux comptes doit également prendre connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) afin d'organiser et de planifier sa mission.

13. Conformément aux dispositions de la loi 69-21, le commissaire aux comptes doit vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et les justificatifs correspondants.

14. Par conséquent, il n'appartient pas au commissaire aux comptes de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

15. Le commissaire aux comptes doit vérifier la concordance des informations ci-dessous avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) :

  • Identifiant fiscal du fournisseur + ICE
  • Numéro de Registre de commerce du fournisseur
  • Adresse du Siège social, domicile fiscal ou principal établissement
  • Numéro de la facture
  • Date d'émission de la facture
  • Nature de la marchandise
  • Date de livraison
  • Date de constatation
  • Date prévue de paiement
  • Date convenue de paiement de la facture
  • Délai prévu pour le paiement selon le délai fixé par le secteur
  • Date prévue pour le paiement de la facture selon le délai fixé
  • Montant de la facture
  • Montant non encore payé de la facture
  • Montant payé partiellement ou totalement hors délai
  • Date du paiement total ou partiel hors délai
  • Montant objet du litige soumis à la justice
  • Date de recours judiciaire
  • Montant dû après jugement
  • Date de jugement définitif
  • Mode de paiement
  • Références de paiement

16. Le commissaire aux comptes doit mener ses travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue de lui permettre d'effectuer ses travaux de vérification de concordance dans les meilleures conditions. Cet échantillon pourra varier en fonction de la taille et des spécificités de l'entité, du volume de factures non payées dans les délais, de la connaissance que le commissaire aux comptes a de l'environnement de l'entité, de son système d'information et de son dispositif de contrôle interne.

Cet échantillon est déterminé suivant le jugement professionnel du commissaire aux comptes. Toutefois, face à une volumétrie importante de factures déclarées non payées dans les délais, il doit s'assurer que la constitution de son échantillon combine aussi bien une approche statistique pure qu'une approche basée sur le jugement professionnel :

Volume Faible Moyen Élevé — Approche statistique Élevé — Jugement professionnel
Échantillon à tester Tests étendus Échantillon représentatif : taux de couverture important Sélection des éléments clés : factures dont le montant dépasse un seuil déterminé par le CAC

+ Échantillon aléatoire : XX% des factures restantes avec minimum X et maximum Y (à déterminer par le CAC)
Sélection de factures additionnelles selon le jugement professionnel (connaissance entité, SI, risques)

17. Si le commissaire aux comptes a connaissance de faits ou de situations dans le cadre de son mandat d'audit légal pouvant impacter les conclusions de son visa, il doit en apprécier les conséquences.

18. Le commissaire aux comptes doit veiller à la matérialisation de ses travaux au moyen de la constitution d'un dossier comportant les travaux réalisés, les sondages effectués et les pièces ayant servi à la documentation de la/des discordance(s) relevée(s).

19. A l'issue de ses travaux, il formule son visa de concordance en fonction de ses conclusions selon les modèles ci-joints.

Rabat, le 6 Octobre 2023
Le Conseil National de l'Ordre des Experts-Comptables

Annexe 1 Modèles de visas — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Variante 1 — Sans observations

Visa CAC — Variante 1 : Sans observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, nous n'avons pas d'observations sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 2 — Avec observations

Visa CAC — Variante 2 : Avec observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA, appelle de notre part les observations suivantes :

... A préciser.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 3 — Impossibilité de conclure

Visa CAC — Variante 3 : Impossibilité de conclure
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Commissaire aux Comptes(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

En notre qualité de commissaire(s) aux comptes de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée le 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Impossibilité de conclure :

En raison de [à préciser], nous ne sommes pas en mesure de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Préciser les situations/points qui ne permettent pas de vérifier la concordance.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Variante 4 — Pas de retards de paiement déclarés

Visa Commissaire aux Comptes — Variante 4 : Pas de retards de paiement déclarés
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

En notre qualité de Commissaire aux Comptes(s) de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons pour mission de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Nous attirons votre attention que ledit état ne fait ressortir aucune facture non payée totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables approuvée en date du 06 octobre 2023.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous n'avons pas d'observations à formuler.

Ou,

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous avons les observations suivantes :

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux Comptes — Dénomination du signataire

Annexe 2 Modèle de lettre de mission — Commissaire aux Comptes (CA ≥ 50 MMAD)

Lettre de mission — Commissaire aux Comptes

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année XXXX.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Commissaire aux comptes chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration trimestrielle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard quinze jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Commissaire aux comptes

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de chaque trimestre, s'élèvent à ..... MAD hors taxes et débours.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Commissaire aux comptes

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

Partie II — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Directive relative aux diligences de l'Expert-Comptable — Appliquer pour les entités réalisant un chiffre d'affaires inférieur à 50 MMAD et supérieur à 2 MMAD

Directive OEC approuvée le 11 mars 2025

Introduction

1. La présente directive a pour objet de définir les principes fondamentaux et leurs modalités d'application relatifs au rôle, aux conditions d'intervention et aux diligences de l'Expert-Comptable à qui il est demandé, conformément aux dispositions de la Loi 69-21, d'émettre un visa sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle/trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents.

2. A cet effet, et conformément aux dispositions de ladite loi, la mission est assurée par l'Expert-Comptable désigné par l'entité, lorsqu'il s'agit d'une entité réalisant un chiffre d'affaires inférieur à MMAD 50 et supérieur à MMAD 2.

Par ailleurs, pour les entités réalisant un chiffre d'affaires inférieur à MMAD 50 et ayant un Commissaire aux Comptes, il est recommandé que la mission soit réalisée par ce dernier conformément à la directive de l'OEC du 6 octobre 2023.

3. Cette intervention ponctuelle requiert de l'Expert-Comptable une obligation de moyens, c'est-à-dire, la mise en œuvre des diligences requises en vue de délivrer son visa.

Elle requiert également des délais minimums afin que l'Expert-Comptable puisse mettre en œuvre ses diligences en application des exigences et normes professionnelles. L'Expert-Comptable doit à ce titre, et en fonction de la taille et des spécificités de l'entité et compte tenu de la date limite de dépôt de la déclaration, convenir avec les dirigeants de l'entité des délais appropriés de remise de la déclaration et des pièces justificatives correspondantes.

Ces délais devront être précisés dans la lettre de mission et ne pourront être inférieurs à trente jours de la date limite de dépôt de la déclaration annuelle et à quinze jours de la date limite de dépôt de la déclaration trimestrielle.

4. La déclaration et l'état joint sont établis par et sous la responsabilité de la direction de l'entité qui doit s'assurer de leur exhaustivité et sincérité.

5. Cette mission a pour but, sur la base des diligences citées ci-dessous, de délivrer un visa de concordance conformément aux dispositions prévues par la loi 69-21.

Le visa, auquel est annexé l'état joint à la déclaration, signée par la direction de l'entité, est délivré :

  • Soit sans observations,
  • Soit avec observations motivant la/les discordance(s) relevée(s),
  • Soit avec impossibilité de conclure sur la concordance lorsque l'étendue des observations le justifie.

Attitude professionnelle de l'Expert-Comptable

6. Dans le cadre de la réalisation de cette mission, l'Expert-Comptable doit se référer aux principes fondamentaux prévus par le Code des devoirs professionnels adopté par le décret n°2.18.254 et publié au Bulletin officiel n°6844 du 2 janvier 2020.

7. Le visa de concordance est délivré par l'Expert-Comptable dans le respect des dispositions légales et réglementaires, des normes professionnelles ainsi que des dispositions de la présente directive.

8. La réalisation de cette mission reste subordonnée à la disponibilité de toutes les pièces justificatives requises, documentant les informations figurant dans l'état joint à la déclaration, bases de contrôle du professionnel.

9. Cette intervention constitue une mission distincte des missions dont l'Expert-Comptable désigné par l'entité, est chargé de réaliser au profit de cette dernière. Elle doit faire l'objet d'une lettre de mission séparée précisant l'objectif de la mission, les responsabilités respectives et les modalités d'intervention. Un modèle de lettre de mission est présenté en annexe.

Diligences

10. L'Expert-Comptable doit prendre connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet.

11. L'Expert-Comptable doit mener les diligences qu'il estime nécessaires selon son jugement professionnel, notamment s'entretenir avec la direction de l'entité, s'appuyer sur la connaissance qu'il a ou qu'il devra avoir de l'entité et s'enquérir de toutes les informations nécessaires pouvant impacter éventuellement ses conclusions.

12. L'Expert-Comptable doit également prendre connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) afin d'organiser et de planifier sa mission.

13. Conformément aux dispositions de la loi 69-21, l'Expert-Comptable doit vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle/annuelle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et les justificatifs correspondants.

14. Par conséquent, il n'appartient pas à l'Expert-Comptable de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

15. L'Expert-Comptable doit vérifier la concordance des informations ci-dessous avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) :

  • Identifiant fiscal du fournisseur + ICE
  • Numéro de Registre de commerce du fournisseur
  • Adresse du Siège social, domicile fiscal ou principal établissement
  • Numéro de la facture
  • Date d'émission de la facture
  • Nature de la marchandise
  • Date de livraison
  • Date de constatation
  • Date prévue de paiement
  • Date convenue de paiement de la facture
  • Délai prévu pour le paiement selon le délai fixé par le secteur
  • Date prévue pour le paiement de la facture selon le délai fixé
  • Montant de la facture
  • Montant non encore payé de la facture
  • Montant payé partiellement ou totalement hors délai
  • Date du paiement total ou partiel hors délai
  • Montant objet du litige soumis à la justice
  • Date de recours judiciaire
  • Montant dû après jugement
  • Date de jugement définitif
  • Mode de paiement
  • Références de paiement

16. L'Expert-Comptable doit mener ses travaux, dont il détermine l'étendue, suivant son jugement professionnel. Il peut avoir recours à la réalisation de ses travaux par sondages, le cas échéant, sur la base d'un échantillon représentatif lui permettant d'effectuer ses travaux de vérification de concordance dans les meilleures conditions. Cet échantillon pourra varier en fonction de la taille et des spécificités de l'entité, du volume de factures non payées dans les délais, de la connaissance qu'il a ou qu'il doit avoir de l'environnement de l'entité, de son système d'information et de son dispositif de contrôle interne.

17. L'Expert-Comptable doit veiller à la matérialisation de ses travaux au moyen de la constitution d'un dossier comportant les travaux réalisés, les sondages effectués et les pièces ayant servi à la documentation des discordances relevées.

18. A l'issue de ses travaux, il formule son visa de concordance en fonction de ses conclusions selon les modèles ci-après.

Rabat, le 11 Mars 2025
Faïçal Mekouar — Président du Conseil National

Annexe 1 Modèles de visas — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Variante 1 — Sans observations

Visa EC — Variante 1 : Sans observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, nous n'avons pas d'observations sur la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 2 — Avec observations

Visa EC — Variante 2 : Avec observations
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base de nos travaux, la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA, appelle de notre part les observations suivantes :

... A préciser.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 3 — Impossibilité de conclure

Visa EC — Variante 3 : Impossibilité de conclure
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Exercice/Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

Visa du (des) Expert-Comptable(s) relatif à la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, prévu par la loi 69-21 relative aux délais de paiement modifiant les dispositions de la loi 15-95 relative au code de commerce.

Conformément aux dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons vérifié la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA. Ledit état, ci-joint, fait ressortir un montant total de ........ Dirhams de factures non payées totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité. Il nous appartient de vérifier la concordance de ces informations avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Impossibilité de conclure :

En raison de [à préciser], nous ne sommes pas en mesure de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration relative aux délais de paiement préparée par votre société avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 au titre de l'année/la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Préciser les situations/points qui ne permettent pas de vérifier la concordance.

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Variante 4 — Pas de retards de paiement déclarés

Visa Expert-Comptable — Variante 4 : Pas de retards de paiement déclarés
A l'attention de :M. (représentant légal de l'entité)
Entité (Société) :AAA
Adresse :...
Période :du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA

En notre qualité de Expert-Comptable(s) de l'entité (la société) AAA et en application des dispositions de la loi 69-21 relative aux délais de paiement, nous avons pour mission de vérifier la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 de l'entité (la société) AAA au titre de la période du JJ/MM/AAAA au JJ/MM/AAAA.

Nous attirons votre attention que ledit état ne fait ressortir aucune facture non payée totalement ou partiellement dans lesdits délais.

Ces informations ont été établies sous la responsabilité de la direction de l'entité (la société) AAA qui doit s'assurer de leur exhaustivité et de leur sincérité.

Notre intervention qui porte sur le contrôle de concordance, par sondages, d'informations documentaires et de gestion, ne constitue ni un audit, ni un examen limité. Elle a été effectuée selon la Directive de l'Ordre des Experts-Comptables, approuvée par son Conseil National de 10 mars 2025.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins en application de la loi 69-21.


Conclusion :

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous n'avons pas d'observations à formuler.

Ou,

Sur la base des diligences mises en œuvre et que nous avons estimées nécessaires conformément à la Directive susci­tée, nous avons les observations suivantes :

Notre visa n'a pour seul objectif que celui indiqué dans le premier paragraphe ci-dessus et est réservé à votre propre usage dans le cadre de la loi 69-21. Il ne peut être utilisé à d'autres fins, ni être communiqué à d'autres parties.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable — Dénomination du signataire

Annexe 2 Modèles de lettres de mission — Expert-Comptable (CA < 50 MMAD)

Modèle A — Déclaration annuelle (2024 et 2025)

Lettre de mission — Expert-Comptable — Modèle A : Déclaration annuelle (2024 et 2025)

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année 2024/2025.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Expert-Comptable chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration annuelle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci (ou de prendre connaissance de celle-ci et de son système comptable et d'information (en cas de nouveau dossier)) et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard trente jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Expert-Comptable

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration annuelle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de l'année 2024/2025, s'élèvent à ………………. MAD hors taxes et débours par année.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

Modèle B — Déclarations trimestrielles (à partir de 2026)

Lettre de mission — Expert-Comptable — Modèle B : Déclarations trimestrielles (à partir de 2026)

AAA — [Adresse] — Maroc

A l'attention de Monsieur ................ — Directeur Général
A ......................, le ....................................

Objet : Lettre de mission relative à l'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 ainsi que les documents justificatifs y afférents au titre de l'année XXXX.

Monsieur le Directeur Général,

Nous vous confirmons par la présente les termes et les conditions de mise en œuvre de notre mission d'émission d'un visa de concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle à établir par votre entité, avec les factures non payées dans les délais, prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, ainsi que les documents y afférents.

En tant que Expert-Comptable chargé de délivrer le visa relatif à la déclaration sur les délais de paiement, conformément aux dispositions de l'article 4-78 de la loi n° 69-21, nous mettrons en œuvre nos diligences, qui ne constituent ni un audit, ni un examen limité, selon les normes de la Profession au Maroc.

Nos travaux ne sont pas destinés à remplacer les diligences qu'il appartient, à l'Administration, ayant eu communication de ce visa, de mettre en œuvre au regard de ses propres besoins.

I. Nos travaux

Notre mission portera sur les travaux suivants :

  • La réalisation des entretiens nécessaires ainsi que la prise de connaissance des modalités d'élaboration de la déclaration (extraction/requêtes informatiques, systèmes et paramétrages spécifiques, traitements manuels, ...) ;
  • La vérification par sondages, de la concordance de toutes les informations prévues par la loi 69-21, telles que devant ressortir dans la déclaration trimestrielle avec celles figurant sur les factures non payées dans les délais ainsi que les justificatifs y afférents (bons de réception/livraison, contrats, bons de commande, justificatifs de règlements (partiels ou totaux), dossiers juridiques (pour les factures objet de litige soumis à la justice)) ;
  • L'accomplissement des diligences nécessaires en cas d'absence de factures impayées totalement ou partiellement dans les délais et notamment de nous entretenir avec la direction de l'entité, en nous appuyant sur la connaissance que nous avons de celle-ci (ou de prendre connaissance de celle-ci et de son système comptable et d'information (en cas de nouveau dossier)) et d'examiner toutes les informations jugées nécessaires pouvant impacter éventuellement nos conclusions.

Il est entendu qu'il ne nous appartient pas de rechercher l'existence d'éventuelles autres factures non payées totalement ou partiellement dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21, et ne figurant pas dans l'état préparé par votre entité.

II. Responsabilité de la Direction

Votre entité doit veiller, sous sa responsabilité, à :

  • La mise en place de tous les systèmes et procédures nécessaires, pour s'assurer de la mise en conformité de votre système de gestion/comptable, par rapport aux exigences de la loi 69.21 relatives aux délais de paiement ;
  • L'établissement de la déclaration ainsi que de son annexe prévue à l'article 4.78 de la loi 69-21, comportant de manière exhaustive, sincère et exacte toutes les données et informations prévues par ladite loi ;
  • La mise à notre disposition de toutes les factures non payées dans les délais, des pièces justificatives y afférentes ainsi que tous autres documents ou informations jugés nécessaires au plus tard quinze jours avant la date limite de dépôt de la déclaration ;
  • La mise à notre disposition de la déclaration à déposer par vos soins dans les délais légaux, dûment signée et cachetée par votre entité et qui sera annexée à notre visa.
III. Responsabilité du Expert-Comptable

Nous avons pour mission de contrôler la concordance des informations, figurant dans l'état joint à la déclaration des délais de paiement, avec les justificatifs des informations figurant sur les factures non payées dans les délais prévus, conformément à la directive de l'ordre des experts comptables et notamment, nous assurer de :

  • La prise de connaissance de toutes les dispositions légales et réglementaires relatives aux délais de paiement ainsi que de toute communication de l'Ordre des Experts-Comptables à cet effet ;
  • La vérification de la concordance des informations figurant dans l'état joint à la déclaration trimestrielle des délais de paiement, avec les factures non payées dans les délais prévus à l'article 2.78 de la loi 69-21 et des justificatifs correspondants ;
  • La mise en œuvre de nos travaux, par sondages, sur la base d'un échantillon représentatif en vue d'effectuer les vérifications requises ;
  • La mise à la disposition de votre entité de notre visa auquel est annexé la déclaration établie et signée par votre entité, pour dépôt par vos soins.
IV. Nos Honoraires

Nos honoraires sont déterminés en fonction du temps passé, du niveau de responsabilité et de la qualification professionnelle des collaborateurs affectés à la mission.

Sur la base de ces critères, nos honoraires pour l'émission du visa de concordance au titre de chaque trimestre, s'élèvent à ..... MAD hors taxes et débours.

Cette estimation d'honoraires repose sur des conditions de déroulement normal de notre mission et sur une assistance active de vos services. Au cas où nous rencontrerions des problèmes particuliers en cours de mission, nous vous en informerons sans délais et serons amenés, le cas échéant, à réviser cette estimation.

Nous vous saurions gré d'accuser réception de cette lettre et de confirmer par écrit votre acceptation des termes et conditions de notre mission en nous retournant un exemplaire de cette lettre revêtu de votre signature avec la mention « bon pour accord ».

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de nos sentiments distingués.

Lieu, date
_______________________
Cachet et Signature
_______________________

Expert-Comptable

Bon pour accord, pour le compte de la société ................ — M................. Directeur Général

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Expertise Comptable | Audit | Conseil Fiscal | commissariat aux comptes
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Constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc – Clarification officielle de la DGI

Objet :

Clarification concernant la constatation du chiffre d’affaires des sociétés du Groupe Al Omrane

Rappel du contexte comptable et réglementaire :

Par lettre citée en référence, vous rappelez qu’à partir du 1er janvier 2025, l’entrée en vigueur du nouveau plan comptable du secteur Immobilier (NPCSI) a apporté un changement significatif par rapport aux dispositions historiques appliquées pour la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc des sociétés du secteur.

En effet, vous expliquez que la signature par le vendeur et l’acheteur de l’acte définitif et authentique de vente par devant un professionnel habilité est le seul fait générateur pour la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc alors qu’auparavant ce chiffre d’affaires était comptabilisé à la suite de l’encaissement total du prix de vente des produits. Cette ancienne approche reposait sur le principe de créance acquise, garantissant ainsi la réalité économique de la transaction, alors que les nouvelles dispositions du NPCSI induisent un décalage non maîtrisé entre l’encaissement du prix de vente et la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc et l’imposition de la marge qui en découlerait.

Vous signalez, toutefois, que l’article 19 de la loi n°09-88 relative aux obligations comptables des commerçants prévoit que si en raison de situations spécifiques à l’entreprise, l’application d’une prescription comptable de cette loi ne permet pas de donner une image fidèle de l’actif et du passif, de la situation financière ou des résultats, il peut y être dérogé. De même, le Code Général de la Normalisation Comptable et le NPCSI précisent que « dans ces cas exceptionnels où l’application stricte d’un principe ou d’une prescription se révèle contraire à l’objectif de l’image fidèle, l’entreprise immobilière doit obligatoirement y déroger ».

Questions posées à la Direction Générale des Impôts :

À ce titre, et pour garantir l’image fidèle des comptes et leur reflet de la réalité économique des activités de vos sociétés, vous demandez l’avis de la Direction Générale des Impôts concernant les points suivants :

  • l’encaissement total du prix de vente des biens immobiliers correspond-t-il à un chiffre d’affaires effectif même en l’absence de contrats dans le cadre de la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc ?
  • les marges découlant de ces encaissements sont-elles imposables au titre de l’impôt sur les sociétés ?

Réponse officielle de la Direction Générale des Impôts :

En réponse, j’ai l’honneur de vous rappeler qu’en vertu des dispositions de l’article 8-I du code général des impôts (CGI), le résultat fiscal de chaque exercice comptable est déterminé d’après l’excédent des produits sur les charges de l’exercice, engagées ou supportées pour les besoins de l’activité imposable, en application de la législation et de la réglementation comptable en vigueur, modifié, le cas échéant, conformément à la législation et à la réglementation fiscale en vigueur.

Conformément aux dispositions de l’article 9-I-A du code précité, les produits imposables à l’IS sont constitués notamment par le chiffre d’affaires comprenant les recettes et les créances acquises se rapportant aux produits livrés, aux services rendus et aux travaux immobiliers réalisés dans le cadre de la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc.

À ce titre, le fait générateur de l’imposition en matière d’IS repose sur le principe de la créance acquise selon lequel le chiffre d’affaires est considéré réalisé dès lors que les produits sont livrés, les services rendus et les travaux immobiliers réalisés.

Concernant les produits livrés, la doctrine fiscale considère que la livraison correspond généralement à la facturation et que l’exercice de rattachement des créances est celui au cours duquel intervient la livraison des biens.

La livraison est réputée réalisée lorsque le vendeur ou son représentant se dessaisit effectivement de la chose vendue et permet à l’acquéreur d’en prendre possession sans obstacle et ce, conformément aux dispositions de l’article 499 du Dahir des Obligations et des Contrats.

Dans le cas d’espèce, le fait générateur de l’imposition de la vente de biens immobiliers est constitué par la livraison des immeubles vendus, en respect du principe de la créance acquise et ce, abstraction faite de la date de l’encaissement du prix de vente et de la conclusion de l’acte définitif de vente.

Par conséquent, sur le plan fiscal, si les sociétés du groupe AL OMRANE procèdent à la livraison des biens immobiliers cédés avant la signature de l’acte définitif de vente, le fait générateur de l’imposition en matière d’IS demeure constitué par la livraison desdits biens cédés matérialisée, notamment, par la remise des clés ou des plans aux clients accompagnée d’un compromis de vente et appuyée par un procès-verbal de réception signé par le client.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée

Le Directeur Général des Impôts
 Signé : Idriss Kapouti Younes

Conclusion fiscale :

La présente clarification de la Direction Générale des Impôts confirme que, sur le plan fiscal, la constatation du chiffre d’affaires immobilier au Maroc des ventes immobilières repose exclusivement sur le principe de la créance acquise.

Le fait générateur de l’imposition à l’impôt sur les sociétés est constitué par la livraison effective du bien immobilier, indépendamment de la date d’encaissement du prix de vente ou de la signature de l’acte définitif

Article préparé et publié par l’équipe du :

CABINET EL-HOUSNY YOUSSEF (CHY)

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Droit à déduction de la TVA régularisée pour défaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisé

Droit à déduction de la TVA régularisée pour défaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisé

A MONSIEUR OUASSIM AKIL
SOCIETE AKONSEIL
Occitania Square, Boulevard des clubs, 4ème étage, n° 42,
Quartier Casablanca Finance City CFC Casablanca. ​

Objet : Droit à déduction de la TVA régularisée pour défaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisé.

Réf : Votre lettre en date du 17 novembre 2025.

 Par lettre citée en référence, vous portez à la connaissance de la Direction Générale des Impôts que la société X, société de droit marocain soumise à l’impôt sur les Sociétés (IS), ayant pour activité la fabrication de divers produits agroalimentaires, a acquis en 2023 divers biens d’équipement pour démarrer son activité et a procédé en 2025 à la cession d’une machine à un acheteur situé à l’extérieur du territoire marocain. ​

Vous précisez, à cet effet, que compte tenu du fait que ladite société n’a pas respecté la durée de conservation de 60 mois prévue à l’article 104 II-2 du Code Général des Impôts (CGI), elle devra procéder à la régularisation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) initialement déduite lors de l’acquisition de la machine et ce, au prorata de la durée de non conservation.

Compte tenu de ce qui précède et partant du principe que le droit à déduction de la TVA régularisée demeure toujours acquis à la société vendeuse du fait que la cession de la machine à l’étranger est une opération d’export ouvrant droit à déduction comme prévu à l’article 92-1-1 du CGI, vous demandez la confirmation que cette TVA ouvre droit à déduction chez la société X vendeuse dans la limite de la TVA théorique qui aurait pu être facturée lors de la cession de la machine en tant que bien d’occasion, si ladite cession avait eu lieu au Maroc.

En réponse, j’ai l’honneur de vous rappeler que, Conformément aux dispositions de l’article 104-II-2 du CGI, le défaut de conservation des biens meubles ouvrant droit à déduction, inscrits dans un compte d’immobilisations pendant le délai de soixante (60) mois prévu à l’article 102 du CGI, donne lieu à une régularisation égale au montant de la taxe initialement déduite ou ayant fait l’objet d’exonération au titre desdits biens, diminuée d’un soixantième par mois ou fraction de mois écoulé depuis la date d’acquisition desdits biens.

 Ainsi, la TVA régularisée au titre d’un bien meuble, ouvre droit à déduction chez le vendeur dans la limite de la taxe sur la valeur ajoutée facturée lors de sa cession en tant que bien d’occasion, conformément à l’article 125 bis du CGI.La régularisation doit être effectuée sur la déclaration du chiffre d’affaires du mois ou du trimestre au cours duquel la cession ou le retrait du bien meuble ou immeuble ouvrant droit à déduction est intervenu. ​

 En effet, au sens des dispositions de l’article 125 bis-I du CGI, les opérations de vente et de livraison des biens d’occasion sont soumises à la TVA selon le régime de droit commun lorsque lesdits biens sont acquis auprès des utilisateurs assujettis qui sont tenus de soumettre la TVA à leurs opérations de vente de biens mobiliers d’investissement.par conséquent, les personnes assujetties qui vendent lesdits biens doivent facturer la tva sur leur prix de vente.

Dans le cas d’espèce, s’agissant d’une opération d’export d’un bien d’occasion, qui est exonérée de la TVA avec droit à déduction, la société X vendeuse ne peut pas facturer la TVA sur le bien d’occasion exporté ; il est admis que la TVA régularisée par ladite société ouvre droit à déduction dans la limite de la TVA calculée fictivement sur la base du prix de cession à l’export du bien d’occasion. ​ Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

Le Directeur Général des Impôts
Signé : IDRIZSI KOUNI YOUNES.

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Les taux de l’impôt sur les sociétés (IS) au Maroc pour les exercices allant du 1er janvier 2022au 31 décembre 2026

Les taux de l’impôt sur les sociétés (IS) au Maroc pour les exercices allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026

Catégories20222023202420252026
Sociétés dont le : BN ≤ 300.000 DH10 %12,50%15%17,50%20%
Sociétés « CFC » et « ZAI »15%16,25%17,50%18,75%20%
Sociétés dont le : 300.000 DH < BN ≤ 1.000.000 DH20%20%20%20%20%
Entreprises soumises au taux plafonné de 20% au 31/12/2022 (entreprises exportatrices hôtelières, minière, artisanales, établissements privés d’enseignement, sociétés sportives promoteur immobiliers exploitations agricoles et les sociétés exerçant les activités d’externalisation de services)20%BN ≥ 100 MDH
23,75%




1MDH < BN < 100 MDH
20%
BN ≥ 100 MDH
27,50%




1MDH < BN < 100 MDH
20%
BN ≥ 100 MDH
31,25%




1MDH < BN < 100 MDH
20%
BN ≥ 100 MDH
35%




1MDH < BN < 100 MDH
20%
Sociétés qui s’engagent dans le cadre d’une convention signée avec l’État à investir un montant d’au moins 1,5 Milliard de DH20%20%20%20%
Sociétés industrielles (BN < 100 MDH)26%24,50%23%21,50%20%
Sociétés industrielles (BN ≥ 100 MDH)31%32%33%34%35%
Sociétés dont le BN > 1.000.000 DH (BN ≥ 100 MDH)31%BN ≥ 100 MDH
32%



1MDH < BN < 100 MDH
28,25%
BN ≥ 100 MDH
33%



1MDH < BN < 100 MDH
25,50%
BN ≥ 100 MDH
34%



1MDH < BN < 100 MDH
22,75%
BN ≥ 100 MDH
35%



1MDH < BN < 100 MDH
20%

Les établissements de crédit et organismes assimilés, Bank Al Maghrib, la Caisse de dépôt et de gestion et les entreprises d’assurances et de réassurance
37%37,75%38,50%39,25%40%

SOURCE: DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS

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Fiscalité Agricole : Apport du patrimoine agricole d’une ou plusieurs personnes physiques à une société passible de l’I.S

Présentation générale du régime :


 

Les exploitants agricoles individuels ou copropriétaires dans l’indivision soumis à l’I.R. au titre de leurs revenus agricoles et qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur ou égal à cinq millions (5.000.000,00) de dirhams sont exonérés de l’I.R. au titre de la plus-value nette réalisée à la suite de l’apport de l’ensemble des éléments de l’actif et du passif de leurs exploitations agricoles à une société soumise à l’IS au titre des revenus agricoles dans les conditions suivantes :

  • Les éléments d’apport doivent être évalués par un commissaire aux apports, choisi parmi les personnes habilitées à exercer les fonctions de commissaire aux comptes ;
  • Les exploitants agricoles doivent souscrire la déclaration, au titre de leurs revenus agricoles déterminés selon le régime du résultat net réel et réalisés au titre de l’année précédant celle au cours de laquelle l’apport a été effectué (article 82 du CGI);
  • La cession des titres acquis par l’exploitant agricole en contrepartie de l’apport des éléments de son exploitation agricole ne doit pas intervenir avant l’expiration d’une période de quatre (4) ans à compter de la date d’acquisition de ces titres.

Le bénéfice de cet avantage est acquis sous réserve de dépôt, par la société bénéficiaire de l’apport, d’une déclaration, en double exemplaire, rédigée sur ou d’après un imprimé-modèle établi par l’administration, auprès du service local des impôts du lieu du domicile fiscal ou du principal établissement de l’exploitant agricole ayant procédé à cet apport, dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de l’acte d’apport.

Ladite déclaration doit être accompagnée des documents suivants :

  • un état récapitulatif comportant tous les éléments de détermination des plus- values nettes imposables ;
  • un état récapitulatif des valeurs transférées à la société et du passif pris en charge par cette dernière ;

un état concernant les provisions figurant au passif du bilan de l’exploitant agricole ayant effectué l’opération de l’apport, avec indication de celles qui n’ont pas fait l’objet de déduction fiscale.

Engagements de la société :


 

L’acte d’apport dans lequel la société bénéficiaire de l’apport s’engage à:

  • reprendre pour leur montant intégral les provisions dont l’imposition est différée

  • réintégrer dans ses bénéfices imposables, la plus-value nette réalisée sur l’apport des éléments amortissables, par fractions égales, sur la période d’amortissement desdits éléments. La valeur d’apport des éléments concernés par cette réintégration est prise en considération pour le calcul des amortissements et des plus-values ultérieures ;

  • ajouter aux plus-values constatées ou réalisées ultérieurement à l’occasion du retrait ou de la cession des éléments non concernés par la réintégration prévue au 2° ci-dessus, les plus-values qui ont été réalisées suite à l’opération d’apport et dont l’imposition a été différée.

Les stocks :


 

Les éléments du stock à transférer à la société bénéficiaire de l’apport sont évalués, sur option, soit à leur valeur d’origine soit à leur prix du marché. Les éléments concernés ne peuvent être inscrits ultérieurement dans un compte autre que celui des stocks.

A défaut, le produit qui aurait résulté de l’évaluation desdits stocks sur la base du prix du marché lors de l’opération d’apport, est imposé entre les mains de la société bénéficiaire de l’apport, au titre de l’exercice au cours duquel le changement d’affectation a eu lieu, sans préjudice de l’application de la pénalité et des majorations prévues aux articles 186 et 208 ci-dessous.

Les Droit d’Enregistrement :


 

L’acte constatant l’apport n’est passible que d’un droit d’enregistrement fixe de 1.000 dirhams.

  

Sanctions :


 

En cas de non respect de l’une des conditions et obligations citées ci-dessus, l’administration régularise la situation de l’exploitation agricole ayant procédé à l’apport de l’ensemble de ses éléments d’actif et du passif dans les conditions prévues à l’article 221 du CGI.

Source : Article 161-ter-II


NB : Les informations contenues dans cet article sont données à titre indicatif et ne peuvent remplacer une consultation du cabinet.


Le cabinet EL-HOUSNY YOUSEF, cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Agadir/Maroc, vous accompagne dans les domaines suivants :

  • La mission de commissariat aux comptes et l’audit légal des comptes sociaux et consolidés & Agadir
  • La mission conseil juridique et fiscal & Agadir
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  • Mission accompagnement création-transmission & Agadir
  • Mission déclarations fiscales résidents étrangers au Maroc & Agadir
  • Mission contrôle de gestion et analyse des coûts & Agadir
  • Mission inventaire physique des immobilisations & Agadir
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CABINET M EL-HOUSNY YOUSSEF

Expert-comptable I Commissaire aux comptes I Agadir I Maroc

Bureau N°EB407, 4ème Etage, Bloc E, Agadir Bay, Technopole 2, Founty-Agadir

(Au dessus de l’Agence bancaire Banque Populaire / En face de PAUL Agadir bay)


 

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TVA sur les intérêts sur le compte courant d’associé créditeur

Question

Par courrier cite en référence, vous demandez a savoir si votre société doit effectuer un prélèvement de 10% au titre de la TVA sur les intérêts sur compte courant d’associé créditeur, servis a son gérant, en plus du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu de 30%.

Réponse du 25 Mai 2019: 

En réponse, j’ai l’honneur de vous faire connaitre, que conformément aux dispositions des articles 89-I-11 et 99-2° du Code General des Impôts (CGI), les intérêts sur compte courant d’associé créditeur sont soumis à la TVA au taux réduit de 10% avec droit à déduction. Ainsi, le bénéficiaire de ces intérêts doit s’identifier au service local des impôts, et se conformer aux obligations déclaratives en application des dispositions prévues aux articles 109,110 ou 111 dudit code.

Par ailleurs, il y a lieu de préciser que les dispositions relatives à la  retenue la source prévue à l’article 117-I du CGI, sont réservées  uniquement aux intérêts semis par les établissements de crédit et organismes assimilés pour leur compte ou pour le compte de tiers.

Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.


NB : Les informations contenues dans cet article sont données à titre indicatif et ne peuvent remplacer une consultation du cabinet.


 

Le cabinet EL-HOUSNY YOUSEF, cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes basé à Agadir/Maroc, vous accompagne dans les domaines suivants :

  • La mission de commissariat aux comptes et l’audit légal des comptes sociaux et consolidés & Agadir
  • La mission conseil juridique et fiscal & Agadir
  • La mission sociale &Agadir
  • La mission Audit financier & autres audits & Agadir
  • S’implanter au Maroc & Agadir
  • La mission comptable & Agadir
  • Mission Évaluation & Agadir
  • Mission accompagnement financement & subventions & Agadir
  • Mission accompagnement création-transmission & Agadir
  • Mission déclarations fiscales résidents étrangers au Maroc & Agadir
  • Mission contrôle de gestion et analyse des coûts & Agadir
  • Mission inventaire physique des immobilisations & Agadir
  • Mission organisation & Agadir
  • Mission Expertise judiciaires & amiables & Agadir
  • Mission Gestion de Patrimoine & Agadir
  • Mission Investir à l’étranger (France) & Agadir
  • Mission création d’entreprise/société & Agadir
  • Domiciliation des entreprises & Agadir …

Nous accompagnons nos clients dans les villes : Agadir, Taroudant, Laayoune, Dakhla, Marrakech, Casablanca, Rabat, Tanger, Fes, Kenitra, Ouarazazate, …


CABINET M EL-HOUSNY YOUSSEF

Expert-comptable I Commissaire aux comptes I Agadir I Maroc

Bureau N°EB407, 4ème Etage, Bloc E, Agadir Bay, Technopole 2, Founty-Agadir

(Au dessus de l’Agence bancaire Banque Populaire / En face de PAUL Agadir bay)


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Principales dispositions fiscales et douanières du projet de la loi de finances (PLF) 2025 au Maroc

Principales orientations fiscales :


 

  • Relèvement de la première tranche du barème afférent au revenu net exonéré de l’OR de 30.000 DHS à 40.000 DHS
  • Révision des autres tranches afin de les élargir
  • Réduction du taux marginal de l’IR de 38% à 37%
  • Relèvement du montant annuel de la réduction de l’IR au titre des charges de famille de 360 DHS à 500 DHS par personne à charge
  • Renforcement des actions d’intégration du secteur informel et de la lutte contre la fraude fiscale.

Principales orientations Douanières & impôts indirects :


 

  • Lancement de la taxe carbone
  • Poursuite de la mise en place du cadre réglementaire du métier d’affineur des métaux précieux
  • Réforme du code de recouvrement des créances publiques
  • Mise en place d’un dispositif de marquage des produits pétroliers.

NB : Les informations contenues dans cet article sont données à titre indicatif et ne peuvent remplacer une consultation du cabinet.


 

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  • Mission accompagnement financement & subventions & Agadir
  • Mission accompagnement création-transmission & Agadir
  • Mission déclarations fiscales résidents étrangers au Maroc & Agadir
  • Mission contrôle de gestion et analyse des coûts & Agadir
  • Mission inventaire physique des immobilisations & Agadir
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  • Mission Expertise judiciaires & amiables & Agadir
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