ImpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs Retenue à la source au titre des produits de location immobiliÃĻre

ImpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs Retenue à la source au titre des produits de location immobiliÃĻre

La loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 prÃĐvoit l’application de la retenue à la source au titre de l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs, à compter du 1er juillet 2026, aux produits de location, versÃĐs, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes morales par l’Etat, les collectivitÃĐs territoriales, les ÃĐtablissements et entreprises publiques et leurs filiales, les ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs et les entreprise d’assurances et de rÃĐassurance.
A titre transitoire et dÃĐrogatoire, cette retenue à la source doit ÃĐgalement Être opÃĐrÃĐe par les entreprises d’une maniÃĻre progressive selon le montant de leur chiffre d’affaires hors TVA du dernier exercice clos, comme suit :

  • à compter du 1er juillet 2026, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxesur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur 500 000 000 DH au titre du dernier exercice clos ;
  • à compter du 1er janvier 2027, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxesur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur 350 000 000 DH au titre du dernier exercice clos ;
  • à compter du 1er janvier 2028, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxesur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur 200 000 000 DH au titre du dernier exercice clos.

Il est à prÃĐciser que les produits de location soumis à la retenue à la source s’entendent des produits delocation de biens immeubles bÃĒtis et non bÃĒtis et des constructions de toute nature.

De mÊme, sont exclus de l’application de cette retenue à la source, les produits de location versÃĐs aux personnes hors champ d’application ou exonÃĐrÃĐes de maniÃĻre permanente de l’IS au titre des opÃĐrations conformes à l’objet visÃĐ par cette exonÃĐration.

La retenue à la source s’applique au taux de 5% sur le montant des produits de location, hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, avec droit d’imputation sur le montant de l’IS dÃŧ et de restitution du reliquat ÃĐventuel.

NB : Les personnes chargÃĐes d’opÃĐrer la retenue à la source doivent verser à l’administration fiscale ladite retenue dans le mois suivant celui du paiement, de mise à la disposition ou de l’inscription en compte.

Ces personnes chargÃĐes d’opÃĐrer la retenue à la source sur les produits de location doivent joindre à leur dÃĐclaration des rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des tiers et des produits de location, un ÃĐtat de ces produits selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration.

RÃĐfÃĐrence lÃĐgale : articles 4, 15 ter,19-IV, 151-V, 157-I, 171-I-A, 194-I, 222-A et 228-I du CGI

Pour toute demande d’information ou d’assistance,
Veuillez contacter le Centre d’Assistance de la DGI à l’adresse SIMPL@tax.gov.ma
ou en appelant le 05 37 27 37 27 (lignes groupÃĐes)

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SociÃĐtÃĐs et personnes physiques soumises à l’IR (RNR)Prorogation de l’application de la Contribution Sociale de SolidaritÃĐsur les bÃĐnÃĐfices et les revenus

SociÃĐtÃĐs et personnes physiques soumises à l’IR (RNR) Prorogation de l’application de la Contribution Sociale de SolidaritÃĐ sur les bÃĐnÃĐfices et les revenus

La Direction GÃĐnÃĐrale des ImpÃīts informe les sociÃĐtÃĐs et les personnes physiques soumises à l’impÃīts sur le revenu selon le rÃĐgime du rÃĐsultat net rÃĐel dont le bÃĐnÃĐfice annuel imposable est ÃĐgal ou supÃĐrieur à un million (1 000 000) de dirhams, que la loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 a prorogÃĐ l’application de la contribution sociale de solidaritÃĐ sur les bÃĐnÃĐfices et les revenus au titre des annÃĐes 2026, 2027 et 2028.
Il est à rappeler que cette contribution est calculÃĐe aux taux proportionnels suivants :

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SociÃĐtÃĐs non rÃĐsidentes RÃĐvision des modalitÃĐs de dÃĐclaration et de paiement de l’ImpÃīt sur les SociÃĐtÃĐs au titre des plus-values rÃĐsultant de la cession d’immeublesrÃĐalisÃĐe au Maroc

SociÃĐtÃĐs non rÃĐsidentes RÃĐvision des modalitÃĐs de dÃĐclaration et de paiement de l’ImpÃīt sur les SociÃĐtÃĐs au titre des plus-values rÃĐsultant de la cession d’immeubles rÃĐalisÃĐe au Maroc

La Direction GÃĐnÃĐrale des ImpÃīts informe les sociÃĐtÃĐs non rÃĐsidentes que la loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 a instituÃĐ l’obligation de souscrire la dÃĐclaration des plus-values rÃĐsultant de la cession d’immeublesrÃĐalisÃĐe au Maroc, immÃĐdiatement aprÃĻs chaque opÃĐration de cession, dans un dÃĐlai de trente (30) jours suivant le mois de ladite cession, selon un modÃĻle simplifiÃĐ ÃĐtabli par l’administration.
Le versement de l’impÃīt sur les SociÃĐtÃĐs dÃŧ sur lesdites plus-values doit s’opÃĐrer en mÊme temps que la dÃĐclaration prÃĐcitÃĐe.
Cette mesure est applicable aux plus-values rÃĐsultant des cessions d’immeubles rÃĐalisÃĐes à compter du 1er janvier 2026.

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SociÃĐtÃĐs Sportives Clarification de l’exonÃĐration temporaire de l’ImpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs

SociÃĐtÃĐs Sportives Clarification de l’exonÃĐration temporaire de l’ImpÃīt sur les sociÃĐtÃĐs

La loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 a prÃĐcisÃĐ que l’exonÃĐration totale de l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs pendant la pÃĐriode de cinq (5) exercices consÃĐcutifs, octroyÃĐe aux sociÃĐtÃĐs sportives constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 relative à l’ÃĐducation physique et aux sports,s’applique à compter de l’exercice au cours duquel ces sociÃĐtÃĐs rÃĐalisent leur premiÃĻre opÃĐration de vente imposable.

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SociÃĐtÃĐs sportives ImpÃīt sur les SociÃĐtÃĐs/ ImpÃīt sur le revenu DÃĐduction des dons en argent ou en nature

SociÃĐtÃĐs sportives ImpÃīt sur les SociÃĐtÃĐs/ ImpÃīt sur le revenu DÃĐduction des dons en argent ou en nature

La loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 prÃĐvoit que les dons en argent ou en nature octroyÃĐs par les entreprises aux sociÃĐtÃĐs sportives constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 relative à l’ÃĐducation physique et aux sports, sont des charges dÃĐductibles dans la limite de vingt pour cent (20%) du bÃĐnÃĐfice net du donateur.
Toutefois, le montant de la dÃĐduction ne doit pas dÃĐpasser cinq millions (5 000 000) de dirhams par exercice.
Cette mesure s’applique au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026.

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Comment notre cabinet (CABINET EL HOUSNY YOUSSEF -CHY-) à Agadir a accompagnÃĐ un non-rÃĐsident dans l’acquisition d’un Riad au Maroc (Taroudant – Marrakech-Essaouira-â€Ķ) ?

Un entrepreneur français, non-rÃĐsident, nous contacte avec une idÃĐe claire mais de nombreuses interrogations :

ÂŦ Je souhaite investir dans un Riad à Marrakech ou Taroudant, via ma sociÃĐtÃĐ française, mais je veux une structure sÃĐcurisÃĐe, fiscalement maÃŪtrisÃĐe et conforme au droit marocain. Âŧ

C'est prÃĐcisÃĐment ce type de dossier que notre cabinet d'expertise comptable basÃĐ Ã  Agadir accompagne depuis plusieurs annÃĐes.

1 Comprendre le projet et sÃĐcuriser la vision

Avant toute opÃĐration, nous avons consacrÃĐ une phase de prise de connaissance approfondie du client et de son projet.

Analyse du profil et du dossier

  • Analyse du profil de l'investisseur non-rÃĐsident
  • Analyse du dossier de la sociÃĐtÃĐ française existante (Statuts, KBIS, PV AGE ayant dÃĐcidÃĐ la crÃĐation de la filiale au Maroc, piÃĻces d'identitÃĐ des associÃĐs et dirigeantsâ€Ķ)

Clarification des objectifs

  • Investissement patrimonial
  • Exploitation en maison d'hÃītes
  • Location touristique ou longue durÃĐe
  • Perspective de revente à moyen terme

Cette ÃĐtape a permis d'orienter le projet vers Taroudant pour le charme et la stabilitÃĐ, avec une alternative ÃĐtudiÃĐe sur Marrakech pour la liquiditÃĐ et la rentabilitÃĐ locative.

2 Choisir la bonne structure juridique

L'enjeu principal du dossier ÃĐtait la structuration juridique et fiscale. Nous avons comparÃĐ plusieurs options :

  • Acquisition directe par la sociÃĐtÃĐ française
  • CrÃĐation d'une filiale marocaine (SARL)
  • SchÃĐma mixte avec exploitation locale et dÃĐtention ÃĐtrangÃĻre

Solution retenue : filiale marocaine (SARL)

AprÃĻs simulation fiscale et analyse des flux, la solution retenue a ÃĐtÃĐ de crÃĐer une filiale marocaine dÃĐtenue par la sociÃĐtÃĐ française — une SARL parfaitement adaptÃĐe à la situation du promoteur — permettant :

  • Une gestion locale fluide
  • La conformitÃĐ avec l'Office des Changes
  • Une fiscalitÃĐ claire au Maroc
  • Une lisibilitÃĐ pour l'administration fiscale française

3 SÃĐcurisation juridique du Riad

Dans les mÃĐdinas historiques, le risque principal est juridique. Notre cabinet a coordonnÃĐ :

  • La vÃĐrification du titre foncier
  • L'analyse des servitudes et antÃĐrioritÃĐs
  • La conformitÃĐ urbanistique
  • L'intervention d'un notaire local expÃĐrimentÃĐ dans ce type d'opÃĐrations

Un Riad situÃĐ en mÃĐdina, pleinement titrÃĐ et sans litige, a ÃĐtÃĐ sÃĐlectionnÃĐ Ã  Taroudant, avec un fort potentiel de valorisation.

4 Organisation financiÃĻre et conformitÃĐ de change

Nous avons ensuite structurÃĐ l'aspect financier :

  • Ouverture d'un compte en dirhams convertibles
  • TraçabilitÃĐ des fonds entrants depuis l'ÃĐtranger (Investissement / Compte courant)
  • RÃĐdaction d'une convention de trÃĐsorerie entre la sociÃĐtÃĐ française et la SARL marocaine
  • DÃĐclaration conforme à l'Office des Changes (Formule 2)
  • Mise en place d'un suivi comptable dÃĻs l'acquisition

Pourquoi cette ÃĐtape est dÃĐterminante

  • Le rapatriement futur des revenus et dividendes
  • La revente du bien
  • La sÃĐcuritÃĐ du capital investi

5 Mise en place du suivi comptable et fiscal

Une fois le Riad acquis, notre accompagnement s'est poursuivi :

Obligations comptables et fiscales

  • Tenue de la comptabilitÃĐ marocaine et prÃĐparation des bilans
  • DÃĐclarations fiscales (IS, TVA, Droits de timbre, IR, Taxe de sÃĐjour et autres taxes localesâ€Ķ)
  • DÃĐclarations sociales (CNSS)
  • DÃĐclarations juridiques (PV AGOâ€Ķ)

Suivi opÃĐrationnel et coordination internationale

  • Suivi des revenus locatifs et des charges (situation mensuelle ou trimestrielle selon le besoin du client)
  • Coordination avec l'expert-comptable en France
  • Anticipation de la double imposition franco-marocaine (Convention fiscale signÃĐe entre la France et le Maroc)

Le client dispose aujourd'hui d'une structure claire, d'une vision nette de sa rentabilitÃĐ et d'un investissement sÃĐcurisÃĐ juridiquement et fiscalement.

✓ Un investissement maÃŪtrisÃĐ et pÃĐrenne

Quelques mois aprÃĻs l'acquisition, le Riad est exploitÃĐ sereinement, avec :

  • Une gouvernance claire entre la France et le Maroc
  • Des flux financiers sÃĐcurisÃĐs
  • Un actif valorisable à moyen terme
ÂŦ Ce qui a fait la diffÃĐrence, c'est la capacitÃĐ du cabinet à comprendre les deux systÃĻmes — français et marocain — et à traduire mon projet en une structure simple et sÃĐcurisÃĐe. Âŧ

Notre valeur ajoutÃĐe — Cabinet CHY Agadir

  • Expertise des investissements non-rÃĐsidents
  • MaÃŪtrise du cadre comptable, fiscal et de change marocain
  • ProximitÃĐ terrain : Agadir – Taroudant – Marrakech – Essaouira – Casablancaâ€Ķ
  • Coordination avec notaires, avocats et partenaires locaux, nationaux et internationaux
  • ExpÃĐrience terrain dans le domaine de l'immobilier
  • Vision long terme de l'investissement immobilier au Maroc
Investir dans un Riad au Maroc (Taroudant, Marrakech, Essaouiraâ€Ķ) est une opportunitÃĐ rÃĐelle, à condition d'Être bien accompagnÃĐ dÃĻs le dÃĐpart.

Notre cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes CABINET EL HOUSNY YOUSSEF (CHY), basÃĐ Ã  Agadir, transforme un projet immobilier en dossier sÃĐcurisÃĐ, structurÃĐ et durable — au service des investisseurs non-rÃĐsidents.

ÂĐ CABINET EL HOUSNY YOUSSEF -CHY-

Expertise Comptable | Audit | Conseil Fiscal | commissariat aux comptes
https://chy.ma I https://chy.ma/contacts/

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Note synthÃĐtique des mesures fiscales de la loi de finances n° 50-25 pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026

NOTE SYNTHETIQUE
DES MESURES FISCALES DE LA LOI DE FINANCES N° 50-25
POUR L’ANNEE BUDGETAIRE 2026

Dans le cadre de la mise en œuvre des orientations stratÃĐgiques fixÃĐes par la loi-cadre n° 69-19 portant rÃĐforme fiscale, adoptÃĐe en 2021, plusieurs rÃĐformes ont ÃĐtÃĐ introduites en matiÃĻre d’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs (IS), de taxe sur la valeur ajoutÃĐe (TVA) et d’impÃīt sur le revenu (IR), selon une dÃĐmarche progressive, au titre des lois de finances (LF) pour les annÃĐes budgÃĐtaires 2023, 2024 et 2025.

Ces rÃĐformes ont permis de mettre en œuvre les principales recommandations des troisiÃĻmes Assises nationales de la fiscalitÃĐ, tenues les 03 et 04 mai 2019 à Skhirat, pour amÃĐliorer le systÃĻme fiscal marocain.

En effet, la rÃĐforme d’IS introduite en 2023, selon une approche progressive sur une pÃĐriode de quatre ans (2023-2026), a permis d’unifier les taux appliquÃĐs aux sociÃĐtÃĐs, de rÃĐduire la pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises et d’amÃĐliorer la contribution fiscale des grandes entreprises, tout en rÃĐduisant le taux de la retenue à la source applicable aux dividendes distribuÃĐs ainsi que les taux de la cotisation minimale.

La rÃĐforme introduite en matiÃĻre de TVA, adoptÃĐe en 2024 selon la mÊme approche progressive sur trois ans (2024-2026), a permis d’assurer la neutralitÃĐ fiscale de cette taxe pour les entreprises, en instituant deux taux (20% et 10%) et la gÃĐnÃĐralisation de l’exonÃĐration des produits de base de large consommation pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.

Concernant l’IR, la rÃĐforme adoptÃĐe en 2025 a permis de rÃĐduire la charge fiscale des salariÃĐs suite à la rÃĐvision du barÃĻme de cet impÃīt et d’exonÃĐrer totalement les retraitÃĐs au titre de leur retraite de base.

ParallÃĻlement aux rÃĐformes prÃĐcitÃĐes, d’autres mesures ont ÃĐtÃĐ introduites dans le but d’intÃĐgrer le secteur informel, de lutter contre la fraude fiscale et d’amÃĐliorer le potentiel fiscal à travers, notamment, l’institution d’un nouveau mÃĐcanisme de retenue à la source et le renforcement des procÃĐdures et des moyens de contrÃīle fiscal, parallÃĻlement aux mesures de rationalisation des incitations fiscales et de rÃĐadaptation des rÃĻgles fiscales.

Ce processus de rÃĐforme a permis de stabiliser le systÃĻme fiscal national, d’assurer l’ÃĐquitÃĐ fiscale, d’ÃĐlargir l’assiette, d’amÃĐliorer l’environnement des affaires, de stimuler l’investissement, de crÃĐer l’emploi et de drainer, en consÃĐquence, des recettes fiscales pÃĐrennes pour l’Etat et les collectivitÃĐs territoriales.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la loi de finances pour l’annÃĐe budgÃĐtaire 2026 qui vise à renforcer les acquis des rÃĐformes prÃĐcitÃĐes et d’accÃĐlÃĐrer la cadence vers l’ÃĐmergence du Maroc et le dÃĐveloppement de ses capacitÃĐs à crÃĐer la croissance et l’emploi.

A cet effet, les principales mesures fiscales introduites dans le cadre de ce projet de loi de finances s’articulent autour des axes suivants :

â€Ē l’intÃĐgration du secteur informel dans l’ÃĐconomie structurÃĐe et la lutte contre la fraude fiscale;

â€Ē l’amÃĐlioration de l’environnement des affaires et de la compÃĐtitivitÃĐ des entreprises;

â€Ē l’adaptation du systÃĻme fiscal et l’harmonisation des rÃĻgles fiscales ;

â€Ē la consolidation de la cohÃĐsion sociale.

I- MESURES SPECIFIQUES A L’IMPOT SUR LES SOCIETES (IS)

1-ExonÃĐration de la retenue à la source sur les droits de location et les rÃĐmunÃĐrations analogues affÃĐrents à l’affrÃĻtement, la location et la maintenance des navires affectÃĐs au transport maritime international

Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les droits de location et rÃĐmunÃĐrations analogues allouÃĐs à des non-rÃĐsidents et affÃĐrents à l’affrÃĻtement, la location et la maintenance des navires affectÃĐs au transport maritime international ÃĐtaient soumis à la retenue à la source au titre de l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs (IS), dans les conditions de droit commun.

Cette retenue à la source s’opÃĐrait, pour le compte du TrÃĐsor, par les contribuables payant ou intervenant dans le paiement desdits produits, au taux de 10%, sous rÃĐserve des conventions tendant à ÃĐviter la double imposition en matiÃĻre d’impÃīt sur le revenu.

Dans le cadre des mesures d’accompagnement du transport maritime et de renforcement de la compÃĐtitivitÃĐ des acteurs marocains, l’article 7 de la LF 2026 a instituÃĐ l’exonÃĐration permanente de l’IS retenu à la source sur les droits de location et les rÃĐmunÃĐrations analogues affÃĐrents à l’affrÃĻtement, la location et la maintenance des navires affectÃĐs au transport maritime international, allouÃĐs à des personnes non-rÃĐsidentes.

Cette exonÃĐration a ÃĐtÃĐ prÃĐvue dans l’article 6-I-C-6° du CGI et s’applique auxdits droits de location et rÃĐmunÃĐrations analogues versÃĐs, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes non-rÃĐsidentes à compter du 1er janvier 2026.

2-Application d’un taux adaptÃĐ aux institutions de microfinance en matiÃĻre d’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs (IS)

Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les associations de micro-crÃĐdit qui devaient se transformer en banques ou en sociÃĐtÃĐs de financement pouvaient bÃĐnÃĐficier d’un rÃĐgime fiscal incitatif pour leurs opÃĐrations d’apport des ÃĐlÃĐments d’actif et de passif à des sociÃĐtÃĐs anonymes et ce, en vertu des dispositions de l’article 161 quater du CGI.

Les banques ou les sociÃĐtÃĐs de financement crÃĐÃĐes, suite à cette transformation, devaient Être soumises à l’IS au taux de 40%, à l’instar du taux applicable aux autres ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs.

    Afin d’encourager la transformation desdites associations de micro-crÃĐdit en banques ou en sociÃĐtÃĐs de financement, tout en maintenant leur vocation sociale, il a ÃĐtÃĐ prÃĐvu dans ladite LF 2026 d’appliquer, à titre transitoire, aux institutions de microfinance transformÃĐes, constituÃĐes sous forme de sociÃĐtÃĐs anonymes, le taux d’IS de droit commun, savoir:

    – le taux de 20% applicable aux petites et moyennes entreprises

    – ou le taux de 35% applicable aux grandes entreprises dont le montant du bÃĐnÃĐfice net est ÃĐgal ou supÃĐrieur à cent millions (100 000 000) dirhams.

    En effet, l’article 7 de la LF 2026 a complÃĐtÃĐ les dispositions de l’article 19-I-C du CGI, pour prÃĐvoir que sont exclues de l’application du taux de 40% prÃĐcitÃĐ, pendant une pÃĐriode de cinq (5) exercices consÃĐcutifs, à compter du premier exercice d’exploitation, les institutions de microfinance constituÃĐes sous forme de sociÃĐtÃĐ anonyme ayant bÃĐnÃĐficiÃĐ de l’apport des ÃĐlÃĐments d’actif et du passif des associations de microfinance, conformÃĐment à la lÃĐgislation et la rÃĐglementation en vigueur.

    Ces nouvelles dispositions de l’article 19-I-C du CGI sont applicables au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026.

    3- RÃĐvision des modalitÃĐs de dÃĐclaration et de paiement de l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs correspondant à la plus-value rÃĐsultant de la cession d’immeuble rÃĐalisÃĐe au Maroc par une sociÃĐtÃĐ non-rÃĐsidente

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les sociÃĐtÃĐs non rÃĐsidentes, n’ayant pas d’ÃĐtablissement au Maroc, qui rÃĐalisaient une cession d’immeubles au Maroc ÃĐtaient tenues de dÃĐclarer les plus-values rÃĐsultant de ladite cession dans le cadre de la dÃĐclaration annuelle du rÃĐsultat fiscal, selon les rÃĻgles du droit commun et ce, dans les trois mois qui suivent la date de clÃīture de l’exercice.

    Afin de simplifier les modalitÃĐs d’accomplissement de l’obligation dÃĐclarative prÃĐcitÃĐe et de permettre aux sociÃĐtÃĐs non-rÃĐsidentes de rÃĐgulariser leur situation fiscale immÃĐdiatement aprÃĻs chaque opÃĐration de cession d’immeubles au Maroc, la LF 2026 a instituÃĐ l’obligation de souscrire la dÃĐclaration des plus-values rÃĐsultant de ladite cession dans un dÃĐlai de trente (30) jours suivant le mois de la cession et ce, selon un modÃĻle simplifiÃĐ ÃĐtabli par l’administration.

    Le versement de l’IS dÃŧ par les sociÃĐtÃĐs non rÃĐsidentes sur lesdites plus-values doit s’opÃĐrer en mÊme temps que la dÃĐclaration prÃĐcitÃĐe, soit dans le mÊme dÃĐlai de trente (30) jours suivant le mois de la cession.

    Ces modifications ont ÃĐtÃĐ insÃĐrÃĐes dans les articles 20-III et 170-VIII du CGI et s’appliquent aux plus-values rÃĐsultant des cessions d’immeubles rÃĐalisÃĐes à compter du 1er janvier 2026.

    II- MESURES SPECIFIQUES A L’IMPOT SUR LE REVENU (IR)

    1-RÃĐvision des modalitÃĐs de versement de l’IR dÃŧ au titre des profits de capitaux mobiliers

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les contribuables qui cÃĐdaient des valeurs mobiliÃĻres et autres titres de capital et de crÃĐance, non-inscrits en compte auprÃĻs d’intermÃĐdiaires financiers habilitÃĐs, devaient verser le montant de l’impÃīt dÃŧ au titre de ces opÃĐrations, avant le 1er avril de l’annÃĐe qui suit celle au cours de laquelle les cessions ont ÃĐtÃĐ effectuÃĐes et ce, en mÊme temps que la dÃĐclaration annuelle des profits de capitaux mobiliers.

    Dans le cadre des mesures prÃĐventives visant à assurer la conformitÃĐ fiscale, la LF 2026 a instituÃĐ l’obligation de verser le montant de l’impÃīt dÃŧ par le cÃĐdant au titre de chaque opÃĐration de cession desdits valeurs et titres, dans les trente (30) jours qui suivent la date de la cession. Ce versement s’effectue par bordereau-avis ÃĐtabli par l’administration.

    Les contribuables concernÃĐs doivent ÃĐgalement souscrire auprÃĻs de l’administration fiscale une dÃĐclaration annuelle rÃĐcapitulant toutes les cessions effectuÃĐes au cours de l’annÃĐe, avant le 1er avril de l’annÃĐe qui suit celle au cours de laquelle les cessions ont ÃĐtÃĐ effectuÃĐes. Cette dÃĐclaration vaut demande de restitution de l’excÃĐdent d’impÃīt ÃĐventuel.

    En effet, lorsque le montant des versements de l’impÃīt affÃĐrent aux profits des capitaux mobiliers, excÃĻde celui de l’impÃīt correspondant au profit net annuel du contribuable concernÃĐ prÃĐvu à l’article 70 du CGI, ledit contribuable bÃĐnÃĐficie d’une restitution d’impÃīt calculÃĐe au vu de la dÃĐclaration annuelle des profits de capitaux mobiliers prÃĐcitÃĐe.

    Pour ce faire, des modifications ont ÃĐtÃĐ introduites dans les articles 84-1, 173-1 et 241 bis- II-D du CGI.

    Par ailleurs, la LF 2026 a introduit une mesure de clarification des obligations dÃĐclaratives relatives aux revenus et profits de capitaux mobiliers de source ÃĐtrangÃĻre, non soumis à la retenue à la source prÃĐvue à l’article 174-II-C du CGI, en instituant un nouvel article 84 bis prÃĐvoyant que les contribuables qui disposent desdits revenus ou profits doivent souscrire auprÃĻs de l’administration fiscale, en mÊme temps que le versement de l’impÃīt y affÃĐrent, une dÃĐclaration annuelle rÃĐcapitulant lesdits revenus et profits, avant le 1er avril de l’annÃĐe qui suit celle au cours de laquelle ces revenus et profits ont ÃĐtÃĐ perçus, mis à leur disposition ou inscrits en leurs comptes.

    Cette dÃĐclaration doit Être souscrite selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration. Elle doit Être accompagnÃĐe de toutes les piÃĻces justifiant les montants perçus et d’une attestation de l’administration fiscale ÃĐtrangÃĻre indiquant la base imposable et le montant de l’impÃīt acquittÃĐ.

    En guise d’harmonisation suite à l’institution de cette nouvelle dÃĐclaration, les dispositions des articles 163-II, 173-I, 174-II, 184, 186-A et 228-I du CGI ont ÃĐtÃĐ modifiÃĐes.

    Les mesures prÃĐcitÃĐes s’appliquent aux opÃĐrations de cession de valeurs mobiliÃĻres effectuÃĐes et aux revenus de source ÃĐtrangÃĻre perçus, à compter du 1er janvier 2026.

    2-RÃĐvision du rÃĐgime d’imposition des salariÃĐs des sociÃĐtÃĐs ayant le statut Casablanca Finance City (CFC)

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les dispositions de l’article 57-II-F-9° du CGI prÃĐvoyaient que les traitements, ÃĐmoluments et salaires bruts versÃĐs aux salariÃĐs des sociÃĐtÃĐs ayant le statut CFC, à l’exclusion des ÃĐtablissements de crÃĐdit et des entreprises d’assurances et de rÃĐassurance, ÃĐtaient imposables à l’IR au taux libÃĐratoire de 20% pour une pÃĐriode maximale de dix (10) ans, à compter de la date de prise de leurs fonctions.

    Ces salariÃĐs pouvaient ÃĐgalement demander, sur option irrÃĐvocable, à leur employeur à Être imposÃĐs d’aprÃĻs les taux du barÃĻme progressif.

    Afin d’amÃĐliorer la compÃĐtitivitÃĐ et l’attractivitÃĐ de la place financiÃĻre CFC et de renforcer le positionnement du Maroc en tant que hub financier rÃĐgional, la LF 2026 a rÃĐvisÃĐ le rÃĐgime d’imposition des salariÃĐs prÃĐcitÃĐs qui travaillent pour le compte des sociÃĐtÃĐs ayant le statut CFC, pour leur appliquer le taux d’IR spÃĐcifique de 20%, pendant une pÃĐriode maximale de dix (10) ans, à compter de la date de prise de leurs fonctions, qu’elle soit continue ou discontinue, sans tenir compte des pÃĐriodes de travail effectuÃĐ en dehors des sociÃĐtÃĐs ayant le statut CFC.

    Ces salariÃĐs peuvent ÃĐgalement opter, selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration, auprÃĻs de leur employeur à Être imposÃĐs d’aprÃĻs les taux du barÃĻme progressif de l’IR avant le 1er fÃĐvrier de l’annÃĐe concernÃĐe par la demande d’option.

    Pour mettre fin à l’option prÃĐcitÃĐe, les salariÃĐs concernÃĐs doivent prÃĐsenter une demande à leur employeur, selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration, avant le 1er fÃĐvrier de l’annÃĐe concernÃĐe.

    Par ailleurs, une obligation a ÃĐtÃĐ instituÃĐe pour les sociÃĐtÃĐs ayant le statut CFC concernÃĐes, pour annexer à la dÃĐclaration des traitements et salaires un ÃĐtat, selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration, comportant la liste des salariÃĐs susvisÃĐs.

    Ainsi, l’article 7 de la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions des articles 73-II-F-9° et 79-VII du CGI.

    Ces nouvelles dispositions sont applicables aux traitements, ÃĐmoluments et salaires acquis à compter du 1er janvier 2026, par :

    – les salariÃĐs ayant pris leurs fonctions à compter de cette date ;

    – les salariÃĐs qui n’ont pas ÃĐpuisÃĐ la pÃĐriode de dix (10) ans au 31 dÃĐcembre 2025 ;

    – les salariÃĐs qui ont ÃĐpuisÃĐ la pÃĐriode de cinq (5) ans au 31 dÃĐcembre 2017 et ce, au titre de la durÃĐe restante pour bÃĐnÃĐficier de la pÃĐriode de dix (10) ans.

    3-Application d’un abattement en cas de cession d’un fonds de commerce par les professionnels soumis au rÃĐgime de la Contribution Professionnelle Unique (CPU)

    Dans le cadre des mesures visant à allÃĐger la pression fiscale sur les contribuables à la fin de leur parcours professionnel, à l’instar des retraitÃĐs, il a ÃĐtÃĐ prÃĐvu que les personnes physiques dont les revenus professionnels sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime de la contribution professionnelle unique qui ne disposent pas d’un rÃĐgime de retraite, bÃĐnÃĐficient de l’application d’un abattement de 50% sur le montant de la plus-value rÃĐalisÃĐe ou constatÃĐe affÃĐrente aux ÃĐlÃĐments incorporels du fonds de commerce dans la limite d’un million (1 000 000) de dirhams dudit montant, lorsqu’elles cessent dÃĐfinitivement l’exercice de leur activitÃĐ professionnelle.

    Pour bÃĐnÃĐficier de cet abattement, l’ÃĒge des contribuables concernÃĐs doit Être d’au moins soixante-cinq (65) ans rÃĐvolus à la date de cessation dÃĐfinitive de l’exercice de leur activitÃĐ professionnelle.

    Cette mesure a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 31-V du CGI et s’applique aux opÃĐrations de cession ou de retrait de fonds de commerce, rÃĐalisÃĐes à compter du 1er janvier 2026.

    4-RelÃĻvement du montant annuel de la rÃĐduction de l’impÃīt sur le revenu pour charge de famille

    Dans le cadre des mesures visant à rÃĐduire la charge fiscale sur les contribuables, la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions de l’article 74-I du CGI, pour prÃĐvoir le relÃĻvement du montant annuel de la rÃĐduction de l’impÃīt sur le revenu pour les charges de famille, de 500 à 600 dirhams par personne à charge du contribuable.

    Le plafond de cette rÃĐduction a ÃĐgalement ÃĐtÃĐ relevÃĐ de 3000 à 3600 dirhams, en maintenant ainsi l’avantage de ladite rÃĐduction pour six (6) personnes à charge du contribuable.

    Les nouvelles dispositions de l’article 74-I du CGI sont applicables aux revenus acquis à compter du 1er janvier 2026.

    5-ExonÃĐration des retraites complÃĐmentaires versÃĐes aux retraitÃĐs du secteur privÃĐ par la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR)

    La LF 2025 avait introduit l’exonÃĐration de l’impÃīt sur le revenu, à compter du 1er janvier 2026, des pensions de retraite et les rentes viagÃĻres versÃĐes dans le cadre des rÃĐgimes de retraite de base, à l’exclusion de celles versÃĐes dans le cadre des rÃĐgimes de retraite complÃĐmentaire.

    Afin d’assurer l’ÃĐquitÃĐ fiscale et d’allÃĐger la pression fiscale sur les retraitÃĐs du secteur privÃĐ, la LF 2026 a exonÃĐrÃĐ les pensions de retraite et les rentes viagÃĻres versÃĐes par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) aux retraitÃĐs du secteur privÃĐ dans le cadre des contrats d’assurance retraite complÃĐmentaire de groupe, selon les mÊmes conditions prÃĐvues à l’article 28-III du CGI.

    Les pensions de retraite et les rentes viagÃĻres versÃĐes dans le cadre des autres rÃĐgimes de retraite complÃĐmentaire demeurent exclues de l’exonÃĐration prÃĐcitÃĐe.

    Les nouvelles dispositions de l’article 57-27° du CGI sont applicables aux pensions de retraite et rentes viagÃĻres acquises à compter du 1er janvier 2026.

    III- MESURES SPECIFIQUES A LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA) –

    1-Institution de l’obligation d’auto-liquidation de la TVA par les entreprises industrielles de transformation concernant les dÃĐchets neufs d’industrie et les mÃĐtaux et autres matiÃĻres de rÃĐcupÃĐration

    Dans le cadre des mesures prÃĐventives visant à assurer la conformitÃĐ fiscale et afin de rÃĐtablir l’ÃĐquitÃĐ fiscale entre les diffÃĐrents opÃĐrateurs, la LF 2026 a instaurÃĐ l’obligation d’opÃĐrer l’auto-liquidation de la TVA par les entreprises industrielles de transformation assujetties, au titre de leurs achats des dÃĐchets neufs d’industrie et des mÃĐtaux et autres matiÃĻres de rÃĐcupÃĐration.

    A cet effet, lesdites entreprises doivent dÃĐclarer et acquitter la taxe sur la valeur ajoutÃĐe au titre de leurs achats des dÃĐchets neufs d’industrie et des mÃĐtaux et autres matiÃĻres de rÃĐcupÃĐration, dans les mÊmes conditions prÃĐvues au deuxiÃĻme alinÃĐa du paragraphe I de l’article 125 quinquies du CGI.

    Ces entreprises sont donc tenues de dÃĐclarer, selon leur rÃĐgime d’imposition, le montant hors taxe de l’opÃĐration sur leur propre dÃĐclaration du chiffre d’affaires du mois ou du trimestre au cours duquel le paiement de l’opÃĐration a ÃĐtÃĐ effectuÃĐ, de calculer la taxe exigible et de procÃĐder à la dÃĐduction du montant de ladite taxe exigible ainsi dÃĐclarÃĐe, conformÃĐment aux dispositions de l’article 101 du CGI.

    En outre, afin d’unifier et d’harmoniser le systÃĻme de TVA appliquÃĐ Ã  tous les mÃĐtaux et matiÃĻres de rÃĐcupÃĐration, la LF 2026 a exonÃĐrÃĐ les autres matiÃĻres de rÃĐcupÃĐration de cette taxe, sans droit à dÃĐduction.

    Ces nouvelles mesures introduites dans les articles 91-I-C-5° et 125 quinquies-II du CGI s’appliquent aux opÃĐrations rÃĐalisÃĐes à compter du 1er janvier 2026.

    2- ExonÃĐration de la TVA des matiÃĻres fertilisantes et supports de culture à usage agricole

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, certains types de matiÃĻres fertilisantes et supports de culture à usage agricole ÃĐtaient exclus de l’exonÃĐration de la TVA à l’intÃĐrieur et à l’importation, ce qui entraÃŪnait un coÃŧt supplÃĐmentaire pour les agriculteurs.

    Afin d’harmoniser le traitement fiscal de tous les intrants agricoles, en matiÃĻre de TVA, l’article 7 de la LF 2026 a introduit les mesures suivantes :

    âžĪ l’exonÃĐration de la TVA à l’importation des matiÃĻres fertilisantes et supports de culture, tels que dÃĐfinis par la loi n° 53-18 relative aux matiÃĻres fertilisantes et supports de culture, destinÃĐs exclusivement à un usage agricole.

    Cette exonÃĐration sera subordonnÃĐe au respect des conditions suivantes :

    – la rÃĐalisation de l’opÃĐration d’importation selon les conditions prÃĐvues par la loi n° 53-18 prÃĐcitÃĐe ;

    – l’accomplissement des formalitÃĐs rÃĐglementaires prÃĐvues par le dÃĐcret d’application de la TVA.

    âžĪ l’exonÃĐration de la TVA à l’intÃĐrieur, avec bÃĐnÃĐfice du droit à dÃĐduction, des mÊmes matiÃĻres fertilisantes et supports de culture, tels que dÃĐfinis par la loi n° 53-18 prÃĐcitÃĐs, destinÃĐs exclusivement à un usage agricole et ce, afin d’harmoniser le traitement de ces produits à l’intÃĐrieur et à l’importation et de garantir l’application de l’exonÃĐration tout au long de leur chaÃŪne commerciale.

    Lesdites exonÃĐrations sont prÃĐvues par les dispositions des articles 92-1-3° et 123-13° du CGI et prennent effet à compter du 1er janvier 2026.

    Rappel des dispositions transitoires :

    En vertu des dispositions de l’article 125-III du CGI, à titre transitoire et par dÃĐrogation aux dispositions de l’article 95 du CGI, les sommes perçues à compter du 1er janvier 2026 par les contribuables exonÃĐrÃĐs à compter de cette date, en paiement de ventes entiÃĻrement exÃĐcutÃĐes et facturÃĐes avant cette date, sont soumises au rÃĐgime fiscal applicable à la date d’exÃĐcution de ces opÃĐrations.

    Par ailleurs, et conformÃĐment aux dispositions de l’article 125-IV du CGI, les assujettis à la TVA selon le rÃĐgime de l’encaissement, concernÃĐs par les dispositions prÃĐcÃĐdentes, doivent adresser avant le 1er mars 2026 au service local des impÃīts dont ils relÃĻvent une liste nominative des clients dÃĐbiteurs au 31 dÃĐcembre 2025, en indiquant pour chacun d’eux le montant des sommes dues au titre des affaires soumises au taux de la TVA en vigueur à la date d’exÃĐcution des opÃĐrations de ventes prÃĐcitÃĐes.

    La taxe due par les contribuables au titre des affaires visÃĐes ci-dessus sera acquittÃĐe au fur et à mesure de l’encaissement des sommes dues.

    A cet effet, il y a lieu de prÃĐciser que lesdits contribuables doivent continuer à souscrire leurs dÃĐclarations pÃĐriodiques de TVA comportant le chiffre d’affaires exonÃĐrÃĐ et le chiffre d’affaires taxable relatif aux ventes entiÃĻrement exÃĐcutÃĐes et facturÃĐes avant le 1er janvier 2026.

    3-Alignement des durÃĐes supplÃĐmentaires d’exonÃĐration des biens d’investissement en matiÃĻre de TVA à l’intÃĐrieur et à l’importation

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, la durÃĐe d’exonÃĐration des biens d’investissement à l’intÃĐrieur et à l’importation ÃĐtait de 36 mois, avec des dÃĐlais supplÃĐmentaires accordÃĐs par le lÃĐgislateur selon les cas suivants :

    â€Ē Concernant l’exonÃĐration de la TVA à l’intÃĐrieur, un dÃĐlai supplÃĐmentaire de 6 mois ÃĐtait accordÃĐ en cas de force majeure, renouvelable une seule fois, pour les entreprises qui construisent leurs projets ou qui rÃĐalisent des projets dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat.

    â€Ē Concernant l’exonÃĐration de la TVA à l’importation :

      – un dÃĐlai supplÃĐmentaire de 6 mois ÃĐtait accordÃĐ en cas de force majeure, renouvelable une seule fois, pour les entreprises qui procÃĻdent aux constructions de leurs projets d’investissement ;

      – une possibilitÃĐ de prorogation de 24 mois pour les entreprises qui rÃĐalisent des projets d’investissement dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat, en cours de validitÃĐ.

    Cette diffÃĐrenciation des dÃĐlais supplÃĐmentaires crÃĐait des difficultÃĐs d’application dues aux divergences d’interprÃĐtation, notamment en ce qui concerne les cas de force majeure.

    Afin de simplifier ce dispositif, la LF 2026 a prÃĐvu que le dÃĐlai d’exonÃĐration de trente-six (36) mois, à l’intÃĐrieur et à l’importation, peut Être prorogÃĐ d’un dÃĐlai supplÃĐmentaire de vingt-quatre (24) mois, pour les entreprises qui construisent leurs projets d’investissement et les entreprises qui rÃĐalisent des projets d’investissement dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat en cours de validitÃĐ, à condition de souscrire une demande de prorogation, par procÃĐdÃĐ ÃĐlectronique selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration, avant l’expiration dudit dÃĐlai de trente-six (36) mois.

    La prorogation des dÃĐlais d’exonÃĐration, ainsi instituÃĐe, est conditionnÃĐe par l’accomplissement des formalitÃĐs rÃĐglementaires.

    Ces nouvelles dispositions ont ÃĐtÃĐ prÃĐvues par les articles 92-1-6° et 123-22° et sont applicables :

    – aux entreprises qui signent des conventions d’investissement avec l’Etat à compter du 1er janvier 2026 et,

    – aux entreprises qui construisent leurs projets d’investissement et qui n’ont pas ÃĐpuisÃĐ le dÃĐlai d’exonÃĐration de trente-six (36) mois au 31 dÃĐcembre 2025.

    4- ConsÃĐcration de l’obligation de dÃĐpÃīt du relevÃĐ des contribuables non-rÃĐsidents par les clients assujettis à la TVA

    ConformÃĐment aux dispositions de l’article 115 du CGI, à dÃĐfaut d’accrÃĐditation d’un reprÃĐsentant fiscal, domiciliÃĐ au Maroc qui doit s’engager à se conformer aux obligations auxquelles sont soumis les contribuables exerçant leurs activitÃĐs au Maroc et à payer la TVA exigible, la taxe due par la personne non-rÃĐsidente doit Être dÃĐclarÃĐe et acquittÃĐe par son client ÃĐtabli au Maroc.

    Dans ce cas, lorsque le client exerce une activitÃĐ passible de la TVA, il doit dÃĐclarer le montant hors taxe de l’opÃĐration sur sa propre dÃĐclaration de la TVA, calculer la taxe exigible et procÃĐder en mÊme temps à la dÃĐduction du montant de ladite taxe exigible ainsi dÃĐclarÃĐe.

    Cette dÃĐclaration devait Être accompagnÃĐe du relevÃĐ des contribuables non-rÃĐsidents qui ont rÃĐalisÃĐ au cours de la pÃĐriode dÃĐclarÃĐe, des opÃĐrations imposables ou exonÃĐrÃĐes de la TVA.

    Afin de consacrer cette obligation, l’article 7 de la LF 2026 a complÃĐtÃĐ les dispositions de l’article 112 du CGI, en prÃĐvoyant que le client ÃĐtabli au Maroc doit joindre à sa propre dÃĐclaration visÃĐe à l’article 115 du CGI, un relevÃĐ des contribuables non-rÃĐsidents selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration.

    Le dÃĐfaut de dÃĐpÃīt dudit relevÃĐ ou son dÃĐpÃīt hors dÃĐlai sont passibles des amendes prÃĐvues à l’article 204-III du CGI.

    5-ExonÃĐrations de la TVA, sans droit à dÃĐduction, des pÃĒtes alimentaires courtes non cuites et non farcies

    Dans le cadre des mesures sociales visant à soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs via l’exonÃĐration de la TVA appliquÃĐe aux produits de base de large consommation, la LF 2026 a exonÃĐrÃĐ les pÃĒtes alimentaires courtes non cuites et non farcies de cette taxe, à l’intÃĐrieur sans droit à dÃĐduction et à l’importation.

    Cette exonÃĐration a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par les dispositions de l’article 91-I-A-1° du CGI auquel fait renvoi l’article 123-1° du CGI et prend effet à compter du 1er janvier 2026.

    Dans le cadre de l’harmonisation, les dispositions de l’article 99-B-1° du CGI ont ÃĐtÃĐ modifiÃĐes afin d’exclure les pÃĒtes alimentaires courtes non cuites et non farcies prÃĐcitÃĐes de l’application du taux de 10% de la TVA.

    Rappel des obligations transitoires : Cf. les mÊmes dispositions de l’article 125-III du CGI rappelÃĐes au 2 ci-dessus

    NB: Il est à rappeler que conformÃĐment aux dispositions de l’article 101-1° du CGI, la TVA qui a grevÃĐ les ÃĐlÃĐments du prix d’une opÃĐration imposable est dÃĐductible de la TVA applicable à cette opÃĐration. Les assujettis opÃĻrent globalement l’imputation de la TVA et doivent procÃĐder à une rÃĐgularisation lorsque l’opÃĐration n’est pas effectivement soumise à la taxe.

    De mÊme, pour les assujettis effectuant concurremment des opÃĐrations taxables et des opÃĐrations exonÃĐrÃĐes sans droit à dÃĐduction à partir du 1er janvier 2026, le montant de la taxe dÃĐductible ou remboursable est affectÃĐ d’un prorata de dÃĐduction calculÃĐ conformÃĐment à l’article 104 du CGI.

    Ledit prorata est dÃĐterminÃĐ par l’assujetti à la fin de chaque annÃĐe civile à partir des opÃĐrations rÃĐalisÃĐes au cours de ladite annÃĐe. Ce prorata est retenu pour le calcul de la taxe à dÃĐduire au cours de l’annÃĐe suivante.

    A cet effet, pour le calcul du prorata de dÃĐduction au titre de l’annÃĐe 2026, les entreprises concernÃĐes doivent calculer le prorata de dÃĐduction à partir des opÃĐrations rÃĐalisÃĐes au cours de l’annÃĐe 2025, selon le rÃĐgime fiscal applicable auxdites opÃĐrations à partir du 1er janvier 2026.

    6-ExonÃĐrations du sang et ses dÃĐrivÃĐs de la TVA avec droit à dÃĐduction

    Afin de garantir un accÃĻs ÃĐquitable et durable des citoyens aux produits mÃĐdicaux essentiels, l’article 7 de la LF 2026 a introduit une mesure visant l’exonÃĐration de la TVA à l’intÃĐrieur avec droit à dÃĐduction et à l’importation du sang humain et animal et de ses dÃĐrivÃĐs.

    Cette exonÃĐration est prÃĐvue par les dispositions des articles 92-I-19° et 123-37° du CGI et prend effet à compter du 1er janvier 2026.

    Rappel des obligations transitoires : Cf. les mÊmes dispositions de l’article 125-III du CGI rappelÃĐes au 2 ci-dessus

    7-ExonÃĐration temporaire de la TVA sur les opÃĐrations d’importation des animaux vivants domestiques des espÃĻces bovines et camÃĐlidÃĐs

    Dans le but d’assurer un approvisionnement normal du marchÃĐ national à des prix convenables, l’article 7 de la LF 2026 a introduit une mesure temporaire, au titre de l’annÃĐe 2026, afin d’exonÃĐrer de la TVA à l’importation les opÃĐrations d’importation des animaux vivants domestiques des espÃĻces bovines et camÃĐlidÃĐs, dans la limite des contingents fixÃĐs.

    Ainsi et par dÃĐrogation aux dispositions de l’article 121 du CGI, sont exonÃĐrÃĐes de la TVA à l’importation à compter du 1er janvier 2026 et jusqu’au 31 dÃĐcembre 2026, les opÃĐrations d’importation desdits animaux vivants domestiques des espÃĻces bovines et camÃĐlidÃĐs, dans la limite d’un contingent fixÃĐ, respectivement, à 300 000 tÊtes et dix mille (10 000) tÊtes et ce, conformÃĐment aux dispositions de l’article 247-XXXXV du CGI.

    IV- MESURES SPECIFIQUES AUX DROITS D’ENREGISTREMENT ET DE TIMBRE (DET)

    1-Institution d’un droit d’enregistrement supplÃĐmentaire de 2% sur les actes portant mutation des biens immeubles, de droits rÃĐels immobiliers ou de fonds de commerce, rÃĐalisÃĐs sans possibilitÃĐ de justifier et de suivre les modalitÃĐs de paiement

    Avant la LF 2026, les transactions immobiliÃĻres ÃĐtaient soumises à un droit d’enregistrement proportionnel, selon la nature du bien concernÃĐ (4%, 5% ou 6%), quelles que soient les modalitÃĐs de rÃĻglement utilisÃĐes.

    Dans le cadre des mesures prÃĐventives visant à inciter à la conformitÃĐ fiscale et afin de limiter le recours au paiement en espÃĻces et d’assurer la traçabilitÃĐ de ces transactions, la LF 2026 a instituÃĐ un droit d’enregistrement supplÃĐmentaire de 2% sur les actes portant mutation à titre onÃĐreux de biens immeubles ou de droits rÃĐels immobiliers dont le prix est supÃĐrieur à trois cent mille (300 000) dirhams ou de fonds de commerce dans l’un des cas suivants :

    – l’acte ÃĐtabli ne mentionne pas les modalitÃĐs et les rÃĐfÃĐrences de rÃĻglement utilisÃĐes ;

    – le rÃĻglement du prix n’est pas effectuÃĐ par l’une des modalitÃĐs de rÃĻglement prÃĐvues à l’article 11-II ci-dessus.

    Lorsque le prix est rÃĐglÃĐ en espÃĻces et par l’une des modalitÃĐs de rÃĻglement prÃĐcitÃĐes, ce droit supplÃĐmentaire n’est appliquÃĐ que sur la partie du prix payÃĐ en espÃĻces.

    Cette disposition a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 133-III du CGI et elle s’applique aux actes et conventions ÃĐtablis à compter du 1er juillet 2026.

    2-Harmonisation et clarification du traitement fiscal en matiÃĻre des droits d’enregistrement des opÃĐrations de crÃĐdit rÃĐalisÃĐes par les ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs ainsi que les garanties et les mainlevÃĐes y affÃĐrentes

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, le traitement fiscal en matiÃĻre des droits d’enregistrement des opÃĐrations de crÃĐdit, des garanties prÃĐsentÃĐes et des mainlevÃĐes y affÃĐrentes diffÃĐrait selon les organismes qui accordent le crÃĐdit : les banques ou les sociÃĐtÃĐs de financement.

    Afin d’harmoniser le traitement fiscal des opÃĐrations prÃĐcitÃĐes, la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions des articles 129-V-4° et 135-II-14° du CGI, en vue :

    âžĪd’ÃĐtendre l’exonÃĐration des droits d’enregistrement aux actes constatant les opÃĐrations de crÃĐdit accordÃĐ par tous les ÃĐtablissements de crÃĐdit et les organismes assimilÃĐs rÃĐgis par la loi n° 103-12 (Article 129-V-A-4° du CGI) ;

    âžĪet de gÃĐnÃĐraliser l’application du droit fixe de 200 dirhams aux actes de cautions, de constitutions d’hypothÃĻque, de nantissement sur fonds de commerce rÃĐalisÃĐs en garantie des opÃĐrations de crÃĐdit accordÃĐ par les ÃĐtablissements de crÃĐdit et les organismes assimilÃĐs rÃĐgis par la loi n° 103-12 prÃĐcitÃĐe ainsi que les mainlevÃĐes relatives aux garanties prÃĐcitÃĐes (135-II-14° du CGI).

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes s’appliquent aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    3-Application des droits d’enregistrement au taux de 0,1% aux marchÃĐs publics

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les marchÃĐs publics ÃĐtaient obligatoirement soumis à la formalitÃĐ de l’enregistrement à titre gratuit.

    Dans le cadre des mesures prÃĐventives visant à inciter à la conformitÃĐ fiscale et à la transparence, la LF 2026 a instituÃĐ les mesures suivantes :

    âžĪ L’ÃĐlargissement de l’obligation d’accomplir la formalitÃĐ d’enregistrement aux actes et conventions ayant pour objet la rÃĐalisation de travaux, fournitures ou services par des entreprises pour le compte des ÃĐtablissements et entreprises publics et leurs filiales ainsi que pour le compte des autres organismes publics tenus, en vertu de la lÃĐgislation et de la rÃĐglementation en vigueur, d’appliquer la rÃĐglementation relative aux marchÃĐs publics (Article 127-I-B-6° du CGI) ;

    âžĪL’application des droits d’enregistrement au taux de 0,1% aux marchÃĐs publics et aux actes et conventions ayant pour objet la rÃĐalisation de travaux, fournitures ou services par des entreprises pour le compte de l’Etat, des collectivitÃĐs territoriales, des ÃĐtablissements et entreprises publics et leurs filiales ainsi que pour le compte des autres organismes publics tenus, en vertu de la lÃĐgislation et de la rÃĐglementation en vigueur, d’appliquer la rÃĐglementation relative aux marchÃĐs publics.

    Ces droits d’enregistrement ainsi que la pÃĐnalitÃĐ et les majorations dus sur les marchÃĐs et les actes et conventions prÃĐcitÃĐs, sont supportÃĐs par les titulaires du marchÃĐ ou par les entreprises chargÃĐes de l’exÃĐcution de ces actes et conventions. (Article 133-I-I du CGI)

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes sont applicables aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    4- AmÃĐlioration du rÃĐgime d’incitation fiscale aux opÃĐrations de restructuration des groupes de sociÃĐtÃĐs

    Afin d’assurer la neutralitÃĐ fiscale aux opÃĐrations de transfert des immobilisations entre les sociÃĐtÃĐs d’un mÊme groupe sans contrepartie financiÃĻre et d’accompagner les projets de restructuration et d’investissement projetÃĐs par les groupes de sociÃĐtÃĐs, La LF 2026 a introduit les deux mesures suivantes :

    âžĪ ExonÃĐration des droits d’enregistrement applicables à la prise en charge du passif relatif aux ÃĐlÃĐments transfÃĐrÃĐs entre sociÃĐtÃĐs de groupes

    La LF 2026 a instituÃĐ l’exonÃĐration des droits d’enregistrement affÃĐrents à la prise en charge du passif lors du transfert des ÃĐlÃĐments d’actif rÃĐalisÃĐ par les sociÃĐtÃĐs ayant optÃĐ pour le rÃĐgime d’incitation fiscale aux opÃĐrations de restructuration des groupes de sociÃĐtÃĐs prÃĐvu à l’article 161 bis-I du CGI (Article 129-IV-8°-d du CGI)

    âžĪ Application d’un droit fixe de 1000 dirhams aux opÃĐrations de transfert des ÃĐlÃĐments de l’actif circulant rÃĐalisÃĐes entre les sociÃĐtÃĐs de groupes

    La LF 2026 a ÃĐtendu l’application du droit fixe de mille (1000) dirhams aux opÃĐrations de transfert des ÃĐlÃĐments de l’actif circulant rÃĐalisÃĐes par les sociÃĐtÃĐs ayant optÃĐ pour le rÃĐgime d’incitation fiscale aux opÃĐrations de restructuration des groupes de sociÃĐtÃĐs prÃĐvu à l’article 161 bis-I du CGI. (Article 135-I-2° du CGI).

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes prÃĐvues par les articles 129-IV-8°-d et 135-I-2° du CGI sont applicables aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    5- RÃĐvision du rÃĐgime fiscal applicable en matiÃĻre des droits d’enregistrement aux cessions des actions ou de parts sociales

    âžĪRÃĐduction du taux des droits d’enregistrement appliquÃĐs aux cessions des actions ou de parts sociales des sociÃĐtÃĐs immobiliÃĻres transparentes et des sociÃĐtÃĐs à prÃĐpondÃĐrance immobiliÃĻre

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026 les cessions, à titre onÃĐreux ou gratuit, d’actions ou de parts sociales des sociÃĐtÃĐs immobiliÃĻres visÃĐes à l’article 3-3° du CGI ainsi que des sociÃĐtÃĐs à prÃĐpondÃĐrance immobiliÃĻre visÃĐes à l’article 61-II du CGI, ÃĐtaient soumises aux droits d’enregistrement au taux proportionnel de 6%.

    Afin d’aligner le traitement fiscal des cessions des titres prÃĐcitÃĐs avec le droit commun applicable aux cessions des biens immeubles, la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions de l’article 133 du CGI, pour rÃĐduire le taux de 6% à 5% pour les cessions, à titre onÃĐreux ou gratuit, d’actions ou de parts sociales des sociÃĐtÃĐs immobiliÃĻres visÃĐes à l’article 3-3° du CGI ainsi que des sociÃĐtÃĐs à prÃĐpondÃĐrance immobiliÃĻre visÃĐes à l’article 61-II du mÊme code dont les actions ne sont pas cotÃĐes en bourse.

    Ces nouvelles dispositions sont applicables aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    âžĪ Clarification de l’obligation de prÃĐsenter une attestation de non prÃĐpondÃĐrance immobiliÃĻre pour bÃĐnÃĐficier de l’exonÃĐration en matiÃĻre des droits d’enregistrement au titre des cessions des actions et parts sociales

    Dans le cadre des mesures de clarification, la LF 2026 a prÃĐcisÃĐ que pour bÃĐnÃĐficier de l’exonÃĐration des droits d’enregistrement prÃĐvue pour les cessions, à titre onÃĐreux ou gratuit, de parts dans les groupements d’intÃĐrÊt ÃĐconomique, d’actions ou de parts sociales dans les sociÃĐtÃĐs autres que celles visÃĐes aux articles 3-3° et 61-II ci-dessus, les personnes concernÃĐes doivent prÃĐsenter une attestation, dÃĐlivrÃĐe selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration, attestant que les actions ou les parts sociales concernÃĐes ne se rapportent pas aux sociÃĐtÃĐs immobiliÃĻres transparentes ou aux sociÃĐtÃĐs à prÃĐpondÃĐrance immobiliÃĻre.

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes prÃĐvues par l’article 129-IV-25° du CGI sont applicables aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    6-ExonÃĐration des droits d’enregistrement concernant les actes portant acquisition d’immeubles par les fondations des œuvres sociales des administrations publiques

    Dans le cadre du soutien aux fondations des œuvres sociales des administrations publiques, la LF 2026 a instaurÃĐ l’exonÃĐration des droits d’enregistrement au profit des actes d’acquisition d’immeubles, par les fondations des œuvres sociales des administrations publiques crÃĐÃĐes par une loi, qui sont affectÃĐs à leur objet social, à l’exclusion des actes d’acquisition d’immeubles affectÃĐs aux opÃĐrations immobiliÃĻres.

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes prÃĐvues par l’article 129-III-21° du CGI sont applicables aux actes et conventions enregistrÃĐs à compter du 1er janvier 2026.

    V- MESURES COMMUNES A L’IMPOT SUR LE REVENU (IR) ET L’IMPOT SUR LES SOCIETES (IS)

    1-Elargissement du champ d’application de la retenue à la source en matiÃĻre d’IS et d’IR aux produits de location immobiliÃĻre

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, une retenue à la source ÃĐtait appliquÃĐe, en matiÃĻre d’IR foncier, sur les loyers versÃĐs aux personnes physiques (particuliers) par les personnes morales de droit public ou privÃĐ ainsi que par les personnes physiques soumises à l’IR dÃĐterminÃĐ selon le rÃĐgime du rÃĐsultat net rÃĐel (RNR) ou simplifiÃĐ (RNS).

    Dans le cadre des actions prÃĐventives visant à assurer la conformitÃĐ fiscale, la LF 2026 a ÃĐlargi l’application de la retenue à la source prÃĐcitÃĐe aux produits de location versÃĐs aux personnes morales ou aux personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime du RNR ou du RNS.

    Les produits de location soumis à la retenue à la source prÃĐcitÃĐe s’entendent des produits de location de biens immeubles bÃĒtis et non bÃĒtis et des constructions de toute nature.

    Sont exclus de l’application de cette retenue à la source, les produits de location versÃĐs aux personnes hors champ d’application ou exonÃĐrÃĐes de maniÃĻre permanente de l’IS ou de l’IR (RNR/RNS) au titre des opÃĐrations conformes à l’objet visÃĐ par cette exonÃĐration.

    La retenue à la source prÃĐcitÃĐe s’applique au taux de 5% sur le montant des produits de location hors TVA, avec droit d’imputation sur le montant de l’IS ou de l’IR (RNR/RNS) dÃŧ et de restitution du reliquat ÃĐventuel.

    Les personnes chargÃĐes d’opÃĐrer la retenue à la source sur les produits de location prÃĐcitÃĐs, doivent joindre à leur dÃĐclaration des rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des tiers et des produits de location, visÃĐe à l’article 151-I du CGI, un ÃĐtat desdits produits selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration.

    L’impÃīt retenu à la source sur les produits de location susmentionnÃĐs, doit Être versÃĐ Ã  l’administration fiscale dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à disposition ou de l’inscription en compte.

    En cas de non-respect de leurs obligations de dÃĐclaration et de versement, les personnes tenues d’opÃĐrer ladite retenue à la source seront passibles des sanctions et des procÃĐdures prÃĐvues par les articles 194-I, 208, 222-A et 228-I du CGI.

    Concernant l’entrÃĐe en vigueur de ce nouveau dispositif, il convient de distinguer entre le traitement des loyers versÃĐs aux personnes morales et ceux versÃĐs aux personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime du RNR ou du RNS.

    âžĪ Concernant les loyers versÃĐs aux personnes morales :

    En cas de versement, de mise à disposition ou d’inscription en compte de loyers au profit des personnes morales, la retenue à la source doit s’opÃĐrer à compter du 1er juillet 2026 par l’Etat, les collectivitÃĐs territoriales, les ÃĐtablissements et entreprises publics et leurs filiales,les ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs et les entreprises d’assurances et de rÃĐassurance.

    A titre transitoire et par dÃĐrogation, ladite retenue à la source doit ÃĐgalement Être opÃĐrÃĐe par les entreprises d’une maniÃĻre progressive, selon le montant de leur chiffre d’affaires hors TVA du dernier exercice clos, comme suit :

    – à compter du 1er juillet 2026, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à cinq cents millions (500 000 000) dirhams, au titre du dernier exercice clos ;

    – à compter du 1er janvier 2027, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à trois cent cinquante millions (350 000 000) dirhams, au titre du dernier exercice clos ;

    – à compter du 1er janvier 2028, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires, hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à deux cents millions (200 000 000) dirhams, au titre du dernier exercice clos.

    âžĪ Concernant les loyers versÃĐs aux personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime du RNR ou du RNS:

    En cas de versement, de mise à disposition ou d’inscription en compte de loyers au profit des personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime du RNR ou du RNS, la retenue à la source doit s’opÃĐrer à compter du 1er juillet 2026. Par les personnes morales de droit public ou privÃĐ et les personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon les rÃĐgimes du RNR OU DU RNS :

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes ont ÃĐtÃĐ prÃĐvues par les articles 4-V, 15 ter, 19-IV-A, 73-II-A,194-I, 222-A, 228-I et 247-XXXXVI du CGI.151-V, 157-I, 171-I-A, 174-V,

    2-Clarification du traitement fiscal des produits distribuÃĐs par les organismes de placement collectif en capital (OPCC)

    Les organismes de placement collectif en capital (OPCC) bÃĐnÃĐficient d’un rÃĐgime de transparence fiscale qui consiste à exonÃĐrer ces organismes de I’TS pour l’ensemble de leurs produits et bÃĐnÃĐfices, dÃĻs lors qu’ils sont considÃĐrÃĐs comme des vÃĐhicules de financement transparents dont les produits (plus-values, intÃĐrÊts et dividendes) sont imposables entre les mains des actionnaires ou porteurs de parts.

    Afin de consacrer ce principe de transparence fiscale, la LF 2026 a clarifiÃĐ que les sommes distribuÃĐes par les OPCC provenant des bÃĐnÃĐfices correspondant aux plus-values rÃĐalisÃĐes et aux intÃĐrÊts percus par lesdits organismes, ne sont pas considÃĐrÃĐes comme des produits des actions, parts sociales et revenus assimilÃĐs (Article 13-I du CGI).

    Ainsi, les plus-values rÃĐalisÃĐes et les intÃĐrÊts perçus par les OPCC et distribuÃĐs à leurs actionnaires ou porteurs de parts, sont soumis à l’IS ou I’IR entre les mains de ces derniers, dans les conditions de droit commun, selon leur nature d’origine (Article 9-I-B-3° du CGI).

    Par consÃĐquent, les produits distribuÃĐs par les OPCC prÃĐcitÃĐs correspondant aux intÃĐrÊts qu’ils ont perçus, sont soumis à la retenue à la source prÃĐvue à l’article 4 du CGI, au taux de 20% ou 30% selon le rÃĐgime fiscal du bÃĐnÃĐficiaire. Ces intÃĐrÊts sont compris dans les produits financiers imposables des actionnaires ou porteurs de parts soumis à l’IS ou àI’TR selon le rÃĐgime du RNR ou du RNS (Article 14-VI du CGI), avec droit d’imputation sur l’impÃīt dÃŧ et de restitution du reliquat ÃĐventuel.

    De mÊme, les plus-values distribuÃĐes, le cas ÃĐchÃĐant, par les OPCC sont considÃĐrÃĐes comme des produits financiers chez les actionnaires ou porteurs de parts soumis à I’TS ou à l’TR (RNR/RNS) ou comme des profits de capitaux mobiliers chez les particuliers et sont imposables à I’TS ou I’TR selon les rÃĻgles de droit commun (Articles 9-I-B-3° et 66-II-C du CGI).

    Les produits percus et distribuÃĐs en tant que dividendes par les OPCC prÃĐcitÃĐs demeurent soumis au rÃĐgime fiscal applicable aux produits des actions, parts sociales et revenus assimilÃĐs (Article 13-VI du CGI).

    Les clarifications prÃĐcitÃĐes ont ÃĐtÃĐ insÃĐrÃĐes dans les articles 9 (I-B-3°), 13 (I et VI), 14-VI et 66-II-C du CGI.

    VI-MESURE COMMUNE A L’IMPOT SUR LES SOCIETES (IS) ET LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

    Elargissement de la retenue à la source, en matiÃĻre d’IS et de TVA, aux rÃĐmunÃĐrations des prestations rendues par certaines personnes morales

    Actuellement, une retenue à la source en matiÃĻre d’IS et d’impÃīt sur le revenu (IR)s’applique, pour le compte du TrÃĐsor, aux rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des tiers.

    De mÊme, une retenue à la source s’applique au titre de la taxe sur la valeur ajoutÃĐe (TVA) due au titre de certaines prestations fournies fixÃĐes par voie rÃĐglementaire.

    Dans le cadre des actions prÃĐventives visant à assurer la conformitÃĐ fiscale, la LF 2026 a ÃĐlargi le champ d’application de ladite retenue à la source, en matiÃĻre d’IS et de TVA, aux rÃĐmunÃĐrations des prestations qui sont rendues par des personnes morales.

    âžĪ En matiÃĻre d’IS:

    Avant la LF 2026, l’article 157-I du CGI prÃĐvoyait l’application d’une retenue à la source sur les honoraires, commissions, courtages et autres rÃĐmunÃĐrations de mÊme nature,pour le compte du TrÃĐsor, par:

    -I’Etat, les collectivitÃĐs territoriales et les ÃĐtablissements et entreprises publics et leurs filiales conformÃĐment aux textes lÃĐgislatifs et rÃĐglementaires en vigueur, qui versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte des personnes morales lesdites rÃĐmunÃĐrations;

    – les personnes morales de droit public ou privÃĐ et les personnes physiques dont les revenus sont dÃĐterminÃĐs selon le rÃĐgime du rÃĐsultat net rÃĐel ou celui du rÃĐsultat net simplifiÃĐ, qui versent, mettent à la disposition ou inscrivent en compte des personnes physiques lesdites rÃĐmunÃĐrations.

    L’article 7 de la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions des articles 19-IV et 157 du CGI afin de prÃĐvoir que la retenue à la source sur lesdites rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des personnes morales doit ÃĐgalement Être opÃĐrÃĐe, pour le compte du TrÃĐsor, par les ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs et les entreprises d’assurances et de rÃĐassurance, à compter du 1er juillet 2026.

    A titre transitoire et par dÃĐrogation, ladite retenue à la source doit ÃĐgalement Être opÃĐrÃĐe par les entreprises, d’une maniÃĻre progressive, selon le montant de leur chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, du dernier exercice clos, comme suit:

    – à compter du 1er juillet 2026, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à cinq cents millions (500 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos;

    – à compter du 1er janvier 2027, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à trois cent cinquante millions (350 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos;

    – à compter du 1er janvier 2028, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à deux cents millions (200 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos.

    Cette retenue à la source s’applique au taux de 5% sur le montant des rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des tiers prÃĐcitÃĐes, hors TVA, avec droit d’imputation sur le montant de I’IS dÃŧet de restitution du reliquat ÃĐventuel.

    Les personnes chargÃĐes d’opÃĐrer la retenue à la source prÃĐcitÃĐe doivent joindre à leur dÃĐclaration des rÃĐmunÃĐrations allouÃĐes à des tiers et des produits de location, visÃĐe àl’article 151-I du CGI, un ÃĐtat desdits produits selon un modÃĻle ÃĐtabli par l’administration.

    L’impÃīt retenu à la source sur les rÃĐmunÃĐrations sus mentionnÃĐes, doit Être versÃĐ Ã l’administration fiscale dans le mois suivant celui du paiement, de la mise à la disposition ou de l’inscription en compte.

    âžĪEn matiÃĻre de TVA:

    L’article 7 de la LF 2026 a complÃĐtÃĐ les dispositions de l’article 117-V du CGI par un paragraphe c), afin de prÃĐvoir que la TVA due au titre des opÃĐrations de prestations de services visÃĐes à l’article 89-I (5°, 10° et 12°) du CGI, dont la liste est fixÃĐe par voie rÃĐglementaire, est retenue à la source à compter du 1er juillet 2026, à hauteur de 75% du montant de cette taxe par les ÃĐtablissements de crÃĐdit et organismes assimilÃĐs et les entreprises d’assurances et de rÃĐassurance qui versent les rÃĐmunÃĐrations desdites prestations aux personnes morales assujetties ayant prÃĐsentÃĐ l’attestation justifiant leur rÃĐgularitÃĐ fiscale. A dÃĐfaut de prÃĐsentation de cette attestation, la retenue à la source est opÃĐrÃĐe à hauteur de 100% du montant de cette taxe.

    A titre transitoire et par dÃĐrogation, ladite retenue à la source doit ÃĐgalement Être opÃĐrÃĐe par les entreprises, d’une maniÃĻre progressive, selon le montant de leur chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, du dernier exercice clos, comme suit :

    – à compter du 1er juillet 2026, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à cinq cents millions (500 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos;

    – à compter du 1er janvier 2027, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à trois cent cinquante millions (350 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos;

    – à compter du 1er janvier 2028, par les entreprises dont le montant du chiffre d’affaires,hors taxe sur la valeur ajoutÃĐe, est ÃĐgal ou supÃĐrieur à deux cents millions (200 000 000) de dirhams, au titre du dernier exercice clos.

    VII-AUTRES MESURES COMMUNES

    1-Clarification et amÃĐlioration du rÃĐgime fiscal des sociÃĐtÃĐs sportives

    Dans le cadre de la StratÃĐgie Nationale de DÃĐveloppement du Sport et afin d’accompagner le processus de professionnalisation de ce secteur, la structuration des associations en sociÃĐtÃĐs sportives et la dynamisation de l’investissement et de l’emploi dans ces sociÃĐtÃĐs,la LF 2026 a introduit plusieurs mesures fiscales incitatives pour lesdites sociÃĐtÃĐs en matiÃĻre d’IS, d’IR et de TVA.

    âžĪ En matiÃĻre d’IS

    A. Clarification de l’exonÃĐration quinquennale des sociÃĐtÃĐs sportives

    Les sociÃĐtÃĐs sportives constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30.09relative à l’ÃĐducation physique et aux sports bÃĐnÃĐficient, conformÃĐment aux dispositions de l’article 6-II-B-7° du CGI, de l’exonÃĐration totale d’IS pendant une pÃĐriode de cinq (5)exercices consÃĐcutifs, à compter du premier exercice d’exploitation.

    Afin de clarifier le fait gÃĐnÃĐrateur d’application de cette exonÃĐration, l’article 7 de la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions de l’article 6-II-B-7° prÃĐcitÃĐ pour prÃĐciser que le bÃĐnÃĐfice de l’exonÃĐration totale de l’impÃīt sur les sociÃĐtÃĐs pendant une pÃĐriode de cinq (5)exercices consÃĐcutifs, s’applique à compter de l’exercice au cours duquel la premiÃĻre opÃĐration de vente imposable a ÃĐtÃĐ rÃĐalisÃĐe.

    B. DÃĐduction des dons en argent ou en nature octroyÃĐs aux sociÃĐtÃĐs sportives

    Afin d’inciter les entreprises à accorder des dons aux sociÃĐtÃĐs sportives, la LF 2026 a intÃĐgrÃĐ parmi les charges dÃĐductibles, au sens de l’article 8 du CGI, les dons en argent ou en nature octroyÃĐs aux sociÃĐtÃĐs sportives constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 prÃĐcitÃĐe, dans la limite de vingt pour cent (20%) du bÃĐnÃĐfice net du donateur, sans que le montant de la dÃĐduction ne dÃĐpasse cinq millions (5 000 000) de dirhams par exercice.

    Cette disposition est prÃĐvue par l’article 10 (I-B-2°) du CGI et s’applique au titre des exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026.

    C. ExonÃĐration des plus-values rÃĐsultant de l’apport des actifs et passifs d’une association sportive à une sociÃĐtÃĐ sportive

    L’article 161-V du CGI, en vigueur avant la LF 2026, prÃĐvoyait que l’opÃĐration d’apport par une association sportive d’une partie ou de la totalitÃĐ de ses actifs et passifs à une sociÃĐtÃĐ sportive, conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 prÃĐcitÃĐe, peut Être rÃĐalisÃĐe sans incidence sur son rÃĐsultat fiscal, lorsque les ÃĐlÃĐments apportÃĐs sont inscrits dans le bilan de la sociÃĐtÃĐ sportive concernÃĐe à leur valeur figurant au dernier bilan clos de l’association avant cette opÃĐration.

    Il s’ensuit que cette exonÃĐration ne s’appliquait que lorsque les apports sont ÃĐvaluÃĐs aux valeurs nettes comptables, sans possibilitÃĐ de les ÃĐvaluer à leur valeur rÃĐelle du marchÃĐ.

    Afin d’encourager les opÃĐrations de transformation des associations en sociÃĐtÃĐs sportives et de faciliter les opÃĐrations d’apport et de participation des investisseurs dans ces sociÃĐtÃĐs, la LF 2026 a prÃĐvu que l’opÃĐration d’apport par une association sportive d’une partie ou de la totalitÃĐ de ses actifs et passifs à une sociÃĐtÃĐ sportive peut ÃĐgalement Être rÃĐalisÃĐe à la valeur rÃĐelle, sans incidence fiscale sur le rÃĐsultat fiscal de ladite association sportive.

    Il a ÃĐtÃĐ ÃĐgalement prÃĐvu qu’en cas de cession des ÃĐlÃĐments apportÃĐs, la sociÃĐtÃĐbÃĐnÃĐficiaire de l’apport doit intÃĐgrer dans son rÃĐsultat fiscal la plus-value rÃĐalisÃĐe, calculÃĐe sur la base de la valeur initiale desdits ÃĐlÃĐments avant l’opÃĐration d’apport.

    Ces dispositions sont prÃĐvues dans l’article 161-V du CGI et sont applicables aux opÃĐrations d’apport aux sociÃĐtÃĐs sportives rÃĐalisÃĐes à compter du 1er janvier 2026.

    âžĪEn matiÃĻre d’IR

    Application d’abattements forfaitaires sur les revenus salariaux versÃĐs aux professionnels du sport par les sociÃĐtÃĐs sportives

    Afin d’accompagner la professionnalisation du secteur sportif et d’assurer son attractivitÃĐ pour les investisseurs et l’ÃĐquitÃĐ de traitement entre tous les acteurs, la LF 2026 a prÃĐvu qu’à titre transitoire et par dÃĐrogation aux dispositions de l’article 60-III du CGI ,le revenu net soumis à l’impÃīt sur le revenu au titre des revenus versÃĐs par les sociÃĐtÃĐs sportives constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 prÃĐcitÃĐe, aux sportifs professionnels, entraineurs, ÃĐducateurs et à l’ÃĐquipe technique, est dÃĐterminÃĐ par l’application d’un abattement de:

    -90% au titre de l’annÃĐe 2026;

    -80% au titre de l’annÃĐe 2027;

    – 70% au titre de l’annÃĐe 2028;

    -60% au titre de l’annÃĐe 2029.

    Cette disposition a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 247-XXXXIII du CGI.

    âžĪEn matiÃĻre de TVA

    Prorogation de l’exonÃĐration de la TVA accordÃĐe aux sociÃĐtÃĐs sportives

    Il est rappelÃĐ qu’une mesure d’exonÃĐration de la TVA, sans droit à dÃĐduction, a ÃĐtÃĐ prÃĐvue pour les activitÃĐs et opÃĐrations rÃĐalisÃĐes par les sociÃĐtÃĐs sportives, constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 prÃĐcitÃĐe, durant une pÃĐriode de cinq (5)ans, à compter du 1er janvier 2020 jusqu’au 31 dÃĐcembre 2024.

    Afin d’assurer l’ÃĐquitÃĐ fiscale et de permettre à toutes les sociÃĐtÃĐs sportives de bÃĐnÃĐficier pleinement de cette mesure, la LF 2026 a accordÃĐ aux sociÃĐtÃĐs sportives, constituÃĐes conformÃĐment aux dispositions de la loi n° 30-09 prÃĐcitÃĐe, le bÃĐnÃĐfice de l’exonÃĐration de la TVA, sans droit à dÃĐduction, pendant la pÃĐriode allant du 1er janvier 2026 jusqu’au 31dÃĐcembre 2030.

    Cette disposition transitoire a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 247-XXXXIV du CGI et en consÃĐquence, les dispositions relatives à l’exonÃĐration de la TVA desdites sociÃĐtÃĐs sportives prÃĐvues par les articles 91-IV-3° et 125-VIII du CGI ont ÃĐtÃĐ abrogÃĐes.

    2-Simplification des modalitÃĐs de dÃĐtention de l’adresse ÃĐlectronique à communiquer à l’administration fiscale

    Avant l’entrÃĐe en vigueur de la LF 2026, les contribuables soumis à l’IS, à I’IR (RNR/RNS)et à la TVA ÃĐtaient tenus de dÃĐtenir une adresse ÃĐlectronique auprÃĻs d’un prestataire de services de confiance, conformÃĐment à la lÃĐgislation et à la rÃĐglementation en vigueur, permettant l’ÃĐchange ÃĐlectronique entre l’administration fiscale et les contribuables.

    Afin d’amÃĐliorer la qualitÃĐ des services dÃĐmatÃĐrialisÃĐs accordÃĐs aux contribuables, compte tenu de l’ÃĐvolution des technologies et de rÃĐduire leur coÃŧt, la LF 2026 a simplifiÃĐ le procÃĐdÃĐ de dÃĐtention de l’adresse ÃĐlectronique, en prÃĐvoyant que les contribuables soumis aux impÃīts, droits et taxes en vigueur doivent dÃĐtenir une adresse ÃĐlectronique de leur choix.

    Ainsi, tous les contribuables doivent communiquer à l’administration fiscale une adresse ÃĐlectronique de leur choix, afin de permettre la notification par procÃĐdÃĐ ÃĐlectronique prÃĐvue à l’article 219-II conformÃĐment à la lÃĐgislation et la rÃĐglementation en vigueur,d’amÃĐliorer les moyens de communication et d’ÃĐchange ÃĐlectronique avec ces contribuables et de garantir leur droit à l’information sur leur situation fiscale.

    Cette disposition a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 145 (X et XI) du CGI.

    3-Adaptation des rÃĻgles relatives à la tenue de la comptabilitÃĐ sous format ÃĐlectronique

    Afin d’amÃĐliorer le mode de tenue de la comptabilitÃĐ, la LF 2018 avait instituÃĐ dans l’article 145-I du CGI l’obligation de tenir la comptabilitÃĐ sous format ÃĐlectronique selon des critÃĻres fixÃĐs par voie rÃĐglementaire.

    Afin d’adapter le cadre juridique devant rÃĐgir les critÃĻres de tenue de la comptabilitÃĐ sous format ÃĐlectronique, la LF 2026 a modifiÃĐ les dispositions de l’article 145-I du CGI, en

    PrÃĐvoyant que les contribuables doivent tenir la comptabilitÃĐ sous format ÃĐlectronique conformÃĐment à la lÃĐgislation et à la rÃĐglementation en vigueur.

    Ainsi, le renvoi à un texte rÃĐglementaire pour fixer lesdits critÃĻres a ÃĐtÃĐ supprimÃĐ de l’article 145-I du CGI.

    4-Harmonisation des dispositions fiscales rÃĐgissant les procÃĐdures des difficultÃĐs de l’entreprise

    Dans le cadre de l’harmonisation des dispositions fiscales avec les procÃĐdures des difficultÃĐs de l’entreprise prÃĐvues dans le code de commerce, la LF 2026 a complÃĐtÃĐ les dispositions de l’article 150-III du CGI pour prÃĐvoir que, nonobstant toute disposition contraire, toute entreprise qui demande l’ouverture de la procÃĐdure de sauvegarde doit, prÃĐalablement au dÃĐpÃīt de sa demande au greffe du tribunal, souscrire une dÃĐclaration à cet effet par procÃĐdÃĐ ÃĐlectronique auprÃĻs de l’administration fiscale et ce, à l’ÃŪnstar de ce qui est prÃĐvu pour la procÃĐdure de redressement ou de liquidation judiciaire.

    Il a ÃĐtÃĐ ÃĐgalement prÃĐvu que lorsque la procÃĐdure de redressement ou de liquidation judiciaire n’est pas ouverte à l’initiative de l’entreprise, cette derniÃĻre est tenue de souscrire par procÃĐdÃĐ ÃĐlectronique une dÃĐclaration d’ouverture de ladite procÃĐdure dans un dÃĐlai de trente (30) jours à compter de la date de publication du jugement d’ouverture au 《 Bulletin officiel》.

    Le dÃĐfaut de souscription de l’une des dÃĐclarations prÃĐcitÃĐes rend inopposable à l’administration fiscale la forclusion des droits se rattachant à la pÃĐriode antÃĐrieure à l’ouverture de la procÃĐdure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire.

    Dans ce cadre, il a ÃĐtÃĐ ÃĐgalement prÃĐcisÃĐ qu’en cas d’ouverture d’une procÃĐdure de sauvegarde, c’est la procÃĐdure accÃĐlÃĐrÃĐe de rectification des impositions prÃĐvue à l’article 221 du CGI qui s’applique pour les rectifications ÃĐventuelles à opÃĐrer par l’administration fiscale.

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes ont ÃĐtÃĐ prÃĐvues par les article 150-III et 221-I du CGI.

    5-Simplification de la procÃĐdure de contrÃīle des personnes physiques soumises en mÊme temps à la vÃĐrification de la comptabilitÃĐ et à l’examen de l’ensemble de la situation fiscale

    Afin de renforcer la sÃĐcuritÃĐ juridique des contribuables et de simplifier les procÃĐdures de contrÃīle fiscal, la LF 2026 a instituÃĐ, dans l’article 216-III du CGI, la possibilitÃĐ pour l’administration de procÃĐder, en mÊme temps, à la vÃĐrification de comptabilitÃĐ et àl’examen de l’ensemble de la situation fiscale des personnes physiques concernÃĐes.

    Dans ce cas:

    – l’administration notifie au contribuable un seul avis, dans le dÃĐlai et selon les modalitÃĐs prÃĐvus à l’article 212 du CGI;

    – la durÃĐe du contrÃīle fiscal ne peut en aucun cas dÃĐpasser la durÃĐe visÃĐe au neuviÃĻme alinÃĐa du paragraphe I de l’article 212 du CGI;

    – l’administration informe le contribuable, selon un modÃĻle qu’elle ÃĐtablit et dans les formes prÃĐvues à l’article 219 du CGI, de la date fixÃĐe pour procÃĐder à un ÃĐchange oral et contradictoire concernant les rectifications envisagÃĐes suite au contrÃīle et de la date à laquelle ce contrÃīle sera clÃīturÃĐ;

    – les rectifications dÃĐcoulant de l’application de cette procÃĐdure de contrÃīle sont effectuÃĐes, selon le cas, dans les conditions prÃĐvues à l’article 220 du CGI relatif à la procÃĐdure normale de rectification des impositions ou à l’article 221 du CGI relatif àla procÃĐdure accÃĐlÃĐrÃĐe de rectification des impositions.

    Par ailleurs, la LF 2026 a ÃĐgalement introduit les modifications suivantes:

    – la procÃĐdure normale de rectification des impositions prÃĐvue à l’article 220 du CGI est frappÃĐe de nullitÃĐ, en cas de dÃĐfaut de notification aux intÃĐressÃĐs de l’avis et/ou de la charte du contribuable prÃĐvus à l’article 216 (I et III) du CGI;

    – la procÃĐdure accÃĐlÃĐrÃĐe de rectification des impositions prÃĐvue à l’article 221 du CGI est frappÃĐe de nullitÃĐ, en cas de dÃĐfaut de notification aux intÃĐressÃĐs de l’avis et/ou de la charte du contribuable prÃĐvus à l’article 216 (I et III) du CGI ;

    – la commission nationale du recours fiscal est compÃĐtente pour les recours relatifs au contrÃīle fiscal prÃĐvu à l’article 216-III du CGI, quel que soit le chiffre d’affaires dÃĐclarÃĐ;

    – la prescription est interrompue par la notification de l’avisde contrÃīle fiscal prÃĐvue à l’article 216 (I et III) du CGI.

    Les dispositions prÃĐcitÃĐes sont prÃĐvues par les articles 216-III, 220-VIII, 221-IV, 226 et 232-V du CGI et sont applicables aux procÃĐdures de contrÃīle dont l’avis de contrÃīle est notifiÃĐ Ã  compter du 1er janvier 2026.

    6-ConsÃĐcration du principe de la levÃĐe de la prescription en cas de non-respect des conditions du bÃĐnÃĐfice des avantages fiscaux assortis de garanties

    Afin de consacrer le principe de droit commun relatif à la levÃĐe de la prescription en cas de non-respect des conditions d’ÃĐligibilitÃĐ aux avantages fiscaux assortis de garanties, la LF 2026 a prÃĐvu que, nonobstant toutes dispositions contraires, lorsque les contribuables ayant fourni des garanties pour bÃĐnÃĐficier des avantages fiscaux ne respectent pas l’une des conditions requises pour le bÃĐnÃĐfice de ces avantages, l’administration peut ÃĐmettre le montant des impÃīts, taxes et droits dus prÃĐvus par le CGI, ainsi que les amendes, les pÃĐnalitÃĐs et les majorations y affÃĐrentes, mÊme si le dÃĐlai de prescription a expirÃĐ.

    Cette disposition a ÃĐtÃĐ prÃĐvue par l’article 232-VIII-25° du CGI.

    7-Actualisation des dispositions rÃĐgissant les droits de timbre suite à leur dÃĐmatÃĐrialisation

    La LF 2018 avait prÃĐvu que les droits de timbre sont acquittÃĐs au moyen d visa pour timbre, sur dÃĐclaration ou par voie ÃĐlectronique au moyen d’un timbre dÃĐmatÃĐrialisÃĐ.

    Afin d’adapter les dispositions de l’article 236-3° du CGI qui prÃĐvoyait l’application d’une remise de 3% sur le montant de la commande des timbres au profit des distributeurs auxiliaires dÃŧment habilitÃĐs par l’administration fiscale pour la vente au public desdits timbres, la LF 2026 a abrogÃĐ les dispositions du 3° de cet article qui sont devenues caduques.

    VIII-Prorogation de l’application de la contribution sociale de solidaritÃĐ sur les bÃĐnÃĐfices et les revenus

    Dans le cadre de la poursuite et de la consolidation des efforts de mobilisation des ressources pour renforcer la cohÃĐsion sociale, la LF 2026 a prorogÃĐ l’application de la contribution sociale de solidaritÃĐ sur les bÃĐnÃĐfices et les revenus au titre des annÃĐes 2026,2027 et 2028.

    Il est rappelÃĐ que cette contribution est mise à la charge des sociÃĐtÃĐs et des personnes physiques soumises à l’IR selon le rÃĐgime du rÃĐsultat net rÃĐel dont le bÃĐnÃĐfice annuel imposable est ÃĐgal ou supÃĐrieur à un million (1 000 000) de dirhams.

    Ladite contribution est calculÃĐe aux taux proportionnels suivants :

    Montant du bÃĐnÃĐfice ou du revenu soumis à la contribution (en dirhams) Taux de la contribution
    D’un million à moins de 5 millions 1,5%
    De 5 millions à moins de 10 millions 2,5%
    De 10 millions à moins de 40 millions 3,5%
    De 40 millions et plus 3,5%

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    Droit à dÃĐduction de la TVA rÃĐgularisÃĐe pour dÃĐfaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisÃĐ

    Droit à dÃĐduction de la TVA rÃĐgularisÃĐe pour dÃĐfaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisÃĐ

    A MONSIEUR OUASSIM AKIL
    SOCIETE AKONSEIL
    Occitania Square, Boulevard des clubs, 4ÃĻme ÃĐtage, n° 42,
    Quartier Casablanca Finance City CFC Casablanca. ​

    Objet : Droit à dÃĐduction de la TVA rÃĐgularisÃĐe pour dÃĐfaut de conservation en cas de cession à l’export du bien immobilisÃĐ.

    RÃĐf : Votre lettre en date du 17 novembre 2025.

     Par lettre citÃĐe en rÃĐfÃĐrence, vous portez à la connaissance de la Direction GÃĐnÃĐrale des ImpÃīts que la sociÃĐtÃĐ X, sociÃĐtÃĐ de droit marocain soumise à l’impÃīt sur les SociÃĐtÃĐs (IS), ayant pour activitÃĐ la fabrication de divers produits agroalimentaires, a acquis en 2023 divers biens d’ÃĐquipement pour dÃĐmarrer son activitÃĐ et a procÃĐdÃĐ en 2025 à la cession d’une machine à un acheteur situÃĐ Ã  l’extÃĐrieur du territoire marocain. ​

    Vous prÃĐcisez, à cet effet, que compte tenu du fait que ladite sociÃĐtÃĐ n’a pas respectÃĐ la durÃĐe de conservation de 60 mois prÃĐvue à l’article 104 II-2 du Code GÃĐnÃĐral des ImpÃīts (CGI), elle devra procÃĐder à la rÃĐgularisation de la Taxe sur la Valeur AjoutÃĐe (TVA) initialement dÃĐduite lors de l’acquisition de la machine et ce, au prorata de la durÃĐe de non conservation.

    Compte tenu de ce qui prÃĐcÃĻde et partant du principe que le droit à dÃĐduction de la TVA rÃĐgularisÃĐe demeure toujours acquis à la sociÃĐtÃĐ vendeuse du fait que la cession de la machine à l’ÃĐtranger est une opÃĐration d’export ouvrant droit à dÃĐduction comme prÃĐvu à l’article 92-1-1 du CGI, vous demandez la confirmation que cette TVA ouvre droit à dÃĐduction chez la sociÃĐtÃĐ X vendeuse dans la limite de la TVA thÃĐorique qui aurait pu Être facturÃĐe lors de la cession de la machine en tant que bien d’occasion, si ladite cession avait eu lieu au Maroc.

    En rÃĐponse, j’ai l’honneur de vous rappeler que, ConformÃĐment aux dispositions de l’article 104-II-2 du CGI, le dÃĐfaut de conservation des biens meubles ouvrant droit à dÃĐduction, inscrits dans un compte d’immobilisations pendant le dÃĐlai de soixante (60) mois prÃĐvu à l’article 102 du CGI, donne lieu à une rÃĐgularisation ÃĐgale au montant de la taxe initialement dÃĐduite ou ayant fait l’objet d’exonÃĐration au titre desdits biens, diminuÃĐe d’un soixantiÃĻme par mois ou fraction de mois ÃĐcoulÃĐ depuis la date d’acquisition desdits biens.

     Ainsi, la TVA rÃĐgularisÃĐe au titre d’un bien meuble, ouvre droit à dÃĐduction chez le vendeur dans la limite de la taxe sur la valeur ajoutÃĐe facturÃĐe lors de sa cession en tant que bien d’occasion, conformÃĐment à l’article 125 bis du CGI.La rÃĐgularisation doit Être effectuÃĐe sur la dÃĐclaration du chiffre d’affaires du mois ou du trimestre au cours duquel la cession ou le retrait du bien meuble ou immeuble ouvrant droit à dÃĐduction est intervenu. ​

     En effet, au sens des dispositions de l’article 125 bis-I du CGI, les opÃĐrations de vente et de livraison des biens d’occasion sont soumises à la TVA selon le rÃĐgime de droit commun lorsque lesdits biens sont acquis auprÃĻs des utilisateurs assujettis qui sont tenus de soumettre la TVA à leurs opÃĐrations de vente de biens mobiliers d’investissement.par consÃĐquent, les personnes assujetties qui vendent lesdits biens doivent facturer la tva sur leur prix de vente.

    Dans le cas d’espÃĻce, s’agissant d’une opÃĐration d’export d’un bien d’occasion, qui est exonÃĐrÃĐe de la TVA avec droit à dÃĐduction, la sociÃĐtÃĐ X vendeuse ne peut pas facturer la TVA sur le bien d’occasion exportÃĐ ; il est admis que la TVA rÃĐgularisÃĐe par ladite sociÃĐtÃĐ ouvre droit à dÃĐduction dans la limite de la TVA calculÃĐe fictivement sur la base du prix de cession à l’export du bien d’occasion. ​ Veuillez agrÃĐer, Monsieur, l’expression de ma considÃĐration distinguÃĐe.

    Le Directeur GÃĐnÃĐral des ImpÃīts
    SignÃĐ : IDRIZSI KOUNI YOUNES.

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    🚨🚨Urgent – Alerte info – Airbnb et interdiction en copropriÃĐtÃĐ :

    🚨🚨Urgent – Alerte info – Airbnb et interdiction en copropriÃĐtÃĐ :

    La Cour de cassation renvoie le volet clef de la loi LE MEUR devant le conseil constitutionnel !!! (France)

    La Cour de cassation a dÃĐcidÃĐ de saisir le Conseil constitutionnel sur la validitÃĐ de l’article 26 de la loi LE MEUR, qui autorise l’interdiction de la location meublÃĐe de courte durÃĐe en copropriÃĐtÃĐ par un vote à majoritÃĐ allÃĐgÃĐe.

    🔍 Selon la Cour, ce dispositif est susceptible de porter une atteinte disproportionnÃĐe :

    ♦️ à la libertÃĐ d’entreprendre,
    ♦️ au droit de propriÃĐtÃĐ,
    ♦️ et à la sÃĐcuritÃĐ juridique des rÃĻglements de copropriÃĐtÃĐ, de nature contractuelle.

    ⏳ Le Conseil constitutionnel dispose de 3 mois pour se prononcer.

    🎯 Enjeux pratiques pour les experts-comptables et investisseurs :
    sÃĐcurisation des business models en location meublÃĐe, analyse du risque rÃĐglementaire dans les opÃĐrations immobiliÃĻres, impact potentiel sur la valorisation des actifs et les stratÃĐgies patrimoniales.

    👉 Plus d’un million de copropriÃĐtaires sont concernÃĐs.

    Une dÃĐcision à suivre de trÃĻs prÃĻs dans les mois à venir.

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    Licenciement et absence pour la priÃĻre du vendredi : que dit la Cour de cassationâ€Ŋ?

    Licenciement et absence pour la priÃĻre du vendredi : que dit la Cour de cassationâ€Ŋ?

    Saviez-vous que l’absence d’un salariÃĐ pour accomplir la priÃĻre du vendredi ne constitue pas une faute graveâ€Ŋ?

    Selon l’article 61 du Code du travail, le licenciement sans indemnitÃĐ n’est possible qu’en cas de faute grave. Mais qu’est-ce qu’une faute graveâ€Ŋ?
    👉 C’est un manquement sÃĐrieux qui rend impossible le maintien du contrat de travail.

    La Cour de cassation marocaine a rÃĐcemment confirmÃĐ, dans son arrÊt n°â€Ŋ964 du 23 octobre 2018, que :

    L’absence pour accomplir la priÃĻre du vendredi n’est pas responsable du prÃĐjudice subi par l’employeur,

    L’organisation interne de l’entreprise permettait un relais par un autre salariÃĐ,

    La responsabilitÃĐ du dommage incombe donc à l’employeur et non au salariÃĐ,

    La libertÃĐ de culte est protÃĐgÃĐe : accomplir une obligation religieuse ne peut Être considÃĐrÃĐ comme une faute grave.

    💡 En rÃĐsumÃĐ : un salariÃĐ qui respecte ses obligations religieuses lÃĐgitimes ne peut Être licenciÃĐ sans indemnitÃĐ si son absence n’a pas causÃĐ de prÃĐjudice direct à l’entreprise.

    ➡️ Une dÃĐcision qui rappelle l’importance de l’ÃĐquilibre entre obligations professionnelles et libertÃĐs fondamentales.

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